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Affaire Bin Louidane
Douze nouvelles arrestations

Par L'Economiste | Edition N°:2386 Le 19/10/2006 | Partager

. Il s’agit d’élèments des forces auxiliaires de différents grades . Au total, une quarantaine de responsables sécuritaires mis en examenLES limiers de la Gendarmerie Royale ne chôment pas. Le juge d’instruction près la 4e chambre criminelle de la Cour d’appel de Casablanca non plus. La désormais célèbre affaire du narcotrafiquant Bin Louidane fait tourner la machine judiciaire à plein régime depuis près d’un mois. Arrestations, mise en examen, interrogatoires, confrontations… Les enquêteurs travaillent de concert avec Jamal Serhane, le célèbre juge d’instruction, pour élucider cette tumultueuse affaire de trafic international de stupéfiants. Et les présumés collaborateurs ou complices de Bin Louidane n’arrêtent pas de tomber parmi les responsables sécuritaires. Cette fois-ci, ce sont douze personnes appartenant aux Forces auxiliaires opérant dans le nord du Royaume qui viennent d’être mises en examen. «Suite aux investigations menées par les services de la police judiciaire, 12 éléments des Forces auxiliaires, de différents grades, ont été arrêtés et déférés devant le juge d’instruction après la présentation d’une demande d’enquête sur les crimes qui leur sont reprochés», souligne une source policière. Ces personnes sont mises en examen pour association de malfaiteurs, détention, transport et trafic de drogues, corruption, trafic d’influence et complicité. Parmi les douze prévenus, 7 sont en détention préventive à la maison d’arrêt d’Oukacha à Casablanca. Les cinq autres ont été placées sous surveillance judiciaire. A ce jour, une quarantaine de personnes ont été mises en examen dans ce dossier. Trente-et-une d’entre elles sont détenues à la maison d’arrêt d’Oukacha. Il convient de signaler que la mise en examen d’une personne ne conduit pas forcément à sa condamnation, ni même à son accusation. Cette procédure permet au juge d’instruction (qui instruit à charge et à décharge) d’enquêter sur une affaire donnée pour déterminer les responsabilités. S’il s’avère au cours de l’instruction que l’individu n’a pas commis d’infraction, le juge d’instruction peut décider de ne pas le poursuivre ou bien de le citer comme simple témoin. «Dans l’affaire Bin Louidane, il est clair que tous les mis en examen ne seront pas condamnés. C’est justement tout l’avantage d’une instruction dont la principale mission est de déterminer qui a été complice et qui ne l’a pas été», explique un juriste pénaliste. Eu égard au rythme des arrestations, le juge d’instruction aura besoin de temps pour boucler le dossier d’accusation. Mais il ne pourrait pas dépasser un an en instruction (délai légal) au risque de devoir relaxer les personnes mises en détention préventive.Naoufal BELGHAZI

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