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    Economie

    Radioscopie des syndicats marocains

    Par L'Economiste | Edition N°:2768 Le 02/05/2008 | Partager

    . Ils sont au nombre de 22.Beaucoup ont été créés par des partis politiquesCombien y a-t-il de syndicats au Maroc ? Une question que l’on se pose souvent. En fait, il y en a une pléthore. Ils sont, en effet, 22 syndicats à revendiquer la représentativité des salariés. Mais sur le terrain, seulement cinq centrales sont actives.A commencer par l’Union Marocaine du Travail (UMT). C’est le premier et plus ancien syndicat du Maroc. L’UMT a été créée le 20 mars 1955. Son histoire est étroitement liée à celle de son secrétaire général, Mahjoub Benseddik. Ce dernier a «régné» en maître absolu sur cette centrale syndicale. Ce n’est que dernièrement qu’il a lâché du lest au profit de Miloudi Moukharik, devenu numéro 2 du syndicat. Ce dernier est présent dans presque tous les secteurs d’activité. La centrale a beaucoup d’affinités avec le Parti du progrès et du socialisme (PPS).Vient ensuite la Confédération Démocratique du Travail (CDT) créée en 1978 par l’Union socialiste des forces populaires (USFP). Noubir Amaoui en est le secrétaire général depuis sa création. La centrale s’est désolidarisée, il y a quelques années, de l’USFP et fait désormais cavalier seul. La dernière sortie de son secrétaire général a défrayé la chronique. Il a, en effet, annoncé «la démission » des 9 élus de la centrale de la Chambre des conseillers. La CDT est également très présente dans le secteur de l’enseignement.L’Union Générale des Travailleurs du Maroc (UGTM) a été, quant à elle, créée par le Parti de l’Istiqlal le 20 mars 1960. C’était dans le but, non avoué à l’époque, de contrecarrer l’UMT «jugée alors très à gauche par le pouvoir». Syndicat conservateur, l’UGTM est considérée comme la troisième centrale. Abderrazak Afilal en a été pendant des années le secrétaire général. Il a fallu beaucoup de ténacité à Hamid Chabat, président du Conseil de la ville de Fès, et compagnie, pour le déloger après maintes péripéties. Benjelloun Andaloussi en est l’actuel secrétaire général. Quant à l’Union Nationale des Travailleurs au Maroc (UNTM), elle a été créée en 1973 par Abdelkrim Khatib qui présidait le Mouvement Populaire Démocratique et Constitutionnel (MPDC). Depuis l’intégration des islamistes d’Al Islah Wa Attawhid dans ce parti, qui a pris ensuite le nom de Parti de la justice et du développement (PJD), le syndicat s’est renforcé et a commencé à concurrencer les trois autres centrales syndicales. C’est Hadj Abdesslam Maâtti qui en était le secrétaire général jusqu’à l’élection à ce poste du député de Beni Mellal, Mohamed Yatim, une autre figure du PJD. L’UNTM est devenue une centrale syndicale importante surtout dans le secteur de l’enseignement et de la santé.On s’y attendait, l’USFP ne pouvait rester sans un syndicat. Après le départ de Noubir Amaouii et de sa confédération, le parti a créé, en avril 2003, la Fédération Démocratique du Travail (FDT) en avril 2003. La Fédération a également drainé des militants de l’ex-PSD (Parti socialiste et démocratique) de Aissa Ourdighi qui a rejoint l’USFP. Taïb Mounchid en a été le premier secrétaire général avant de céder sa place à Abderrahman Azzouzi, une grande figure de l’USFP.Il y a aussi l’Union des Syndicats des Travailleurs Libres (USTL). Elle a été créée le 23 mars 1963. De ce fait, l’USTL a été le troisième syndicat créé au Maroc. Bien avant les Forces Ouvrières Marocaines (FOM) créées en janvier 1970. Un autre syndicat a été créé cette année-là. Il s’agît de l’Union des Travailleurs Marocains (UTM) qui a été fondée le 7 mai 1970. Le Syndicat Démocratique des Travailleurs au Maroc (SDTM) est né, pour sa part, le 3 mars 1973. Alors que l’Union marocaine de l’action (UMA) a été créée en 1974. Un autre syndicat, l’Union Nationale des Syndicats des Travailleurs Libres (UNSTL) est venu diversifier le champ syndical le 20 décembre 1977. Un autre syndicat allait naître le 23 avril 1983. Il s’agît de l’Union des Syndicats Populaires (USP) fondée par Najib Ouazani qui faisait partie de la mouvance populaire et qui est l’actuel secrétaire général du parti Al Ahd. Le secrétaire général actuel de l’USP est Azeddine Benjelloun Touimi.Le Syndicat National Populaire (SNP) a été créé, quant à lui, le 1er décembre 1991, en même temps que le Mouvement national populaire (MNP) de Mahjoubi Aherdane avec lequel il avait des affinités. L’actuel secrétaire général du Syndicat est Marzouk Haidar qui a succédé à Alami Assermouh. Le syndicat a quitté son siège de Rabat pour s’installer à Tanger.Bien plus tard, le 7 février 1995 l’Union Nationale de l’Action (UNA) allait voir le jour. Le syndicat dépendait du Parti de l’Action. Trois congrès ont été tenus: en 1993, 1995 et 1996. Depuis cette date, il ne respecte plus la régularité de ses congrès qui doivent se tenir tous les 5 ans. Aujourd’hui, l’UNA se dit autonome et ne dépend plus du parti de l’Action. La Confédération Générale des Travailleurs du Maroc (CGTM) est venue «enrichir» le champ syndical le 9 novembre 1994. Les fondateurs de ce syndicat sont des ex-membres de la CDT et de l’UGTM.


    Les majors et les autres

    D’autres organisations syndicales ont été créées après, notamment le Syndicat autonome des travailleurs (SAT), créé en 1995, les Syndicats confédérés (SC) fondés le 26 mai 1995, l’Union Démocratique des Travailleurs (UDT) qui a vu le jour le 30 juin 1996 et qui a des affinités avec le parti de Mahmoud Archane le MDS. Sans oublier l’Union des Syndicats Démocratiques (USD) créé le 8 décembre 1996 par les travailleurs adhérents au parti de Thami Kyari, le FFD ainsi que le Syndicat National Démocratique (SND) fondé en 1997 par des membres du PND, parti dirigé par Abdellah Kadiri et Commissions Ouvrières du Maroc (COM) créées le 15 mai 1997 par des militants du PPS. Le secrétaire général de ce dernier est Abdelmajid Douieb, une des principales figures du mouvement «Ma zilna Ala Tarik » qui avait émergé lors du 6è congrès du PPS.J.E HERRADI

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