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    Economie

    Rabat/Transport urbain
    Stareo réclame une révision du contrat

    Par L'Economiste | Edition N°:3434 Le 29/12/2010 | Partager

    . Pour combler le manque à gagner enregistré . Les taxis et l’informel, pointés du doigt La gestion du secteur du transport urbain n’est pas une affaire aisée. Pour s’en assurer, il faut poser la question aux responsables de Stareo, nouvel opérateur du transport au niveau de l’agglomération de Rabat. Une année après sa mise en service, la filiale de Veolia transport n’arrive pas encore à satisfaire convenablement les besoins de la population de l’agglomération. Ce sont des reproches aussi bien d’une partie des usagers des bus que des responsables de la wilaya de Rabat. «Le parc de bus mis en exploitation jusqu’à présent est en sous-effectif, ce qui pousse les habitants à avoir recours aux taxis et au transport informel, surtout durant les heures de pointe», avance un responsable de la wilaya. «Il y a également la mauvaise gestion et le manque de professionnalisme chez certains dirigeants du gestionnaire délégué, ce qui se répercute négativement sur l’organisation et le fonctionnement du secteur», indique Mohamed Boussaid, SG du bureau de la FDT à Stareo. Et, par conséquent, sur la situation financière de la société. Cette dernière enregistre un manque à gagner estimé à 30%, selon une source de la wilaya. Une augmentation réglementaire du ticket de 10 centimes appliquée depuis près de trois mois a été insuffisante aux yeux de la direction de Stareo pour remédier à la situation. L’on a réclamé de porter le tarif du ticket de 3,60 DH à 4 DH. Une requête rejetée par la wilaya. Devant cette situation, Stareo a demandé aux autorités la révision du contrat de gestion après sa mise en application il y a presque une année. Pour le management de la filiale, les causes de ce déficit reviennent en particulier à d’autres contraintes auxquelles fait face le transporteur depuis son entrée en service. Au début, il y avait l’épineux problème social du personnel hérité des anciens opérateurs privés qui a conduit à une série de grèves et certaines fois à des actes de sabotage des bus.


    Concurrence

    Le grand problème pour les responsables de Stareo reste évidemment celui de la concurrence acharnée menée par les grands taxis. Leur nombre dépasse les 3.800 unités et en termes de capacité, c’est l’équivalent de 300 bus. A cela s’ajoute le secteur informel qui s’est développé d’une manière spectaculaire depuis l’arrivée de Stareo. On reproche donc aux autorités de fermer l’œil sur cette situation qui pénalise le nouvel opérateur du transport urbain. «La wilaya est disposée à interdire l’activité des taxis à l’intérieur de la capitale, mais à condition que Staréo assure le transport des citoyens dans de bonnes conditions», réplique un responsable de la ville.


    Trois questions à Olivier Dietsch, nouveau président du directoire de la société
    - L’Economiste: On apprend que Stareo connaît des problèmes financiers marqués par un manque à gagner. Qu’en est-il au juste?- Olivier Dietsch: Aujourd’hui, la situation de Stareo est assainie et son offre répond aux besoins de ses clients. Mais la concurrence «habile et fortement organisée» des taxis et du secteur informel a malheureusement continué à se développer et pose en effet problème, notamment en termes de manque à gagner. Cela constitue un sujet de discussion avec nos partenaires donneurs d’ordre et nous tentons de résoudre ce problème en bonne intelligence. - Vous aviez demandé une révision du contrat où vous réclamer une subvention d’équilibre. Quelles sont les motivations de cette requête? - Comme il a été signalé, il y a des difficultés inhérentes au contexte et un manque à gagner qu’il faudra gérer en prenant les décisions qui s’imposent pour organiser et sécuriser le secteur. Stareo s’est engagée, au même titre que les autorités, à offrir aux citoyens de l’agglomération un service public répondant aux exigences les plus strictes en matière de qualité et de sécurité. Tout doit donc être mis en œuvre pour que ces engagements soient respectés. Tout contrat peut évidemment faire l’objet de discussions entre les parties, afin d’apprécier ses conditions d’application. Il s’agit donc de discussions constructives permettant de s’adapter aux contraintes et aux difficultés rencontrées, qui ne sont pas toujours prévues dans les contrats initiaux. - Vous aller procéder à une nouvelle réorganisation des lignes. Quel est le but de cette opération? - Oui, tout à fait, cela est prévu très prochainement et nous aurons l’occasion d’y revenir en détail dès le mois de janvier. Tout réseau de transport efficient doit, en effet, s’adapter régulièrement à la demande des citoyens, au développement des villes et aux mutations de l’habitat. Lors de la signature de la convention de gestion déléguée, Stareo s’est engagée à mettre en place un réseau de transport urbain prenant en compte la demande des usagers. Nous allons donc réorganiser le réseau mi-janvier, tout comme nous serons amenés à l’affiner encore et le réajuster régulièrement, au fur et à mesure du développement des villes, mais aussi de la mise en place du tramway. Noureddine EL AISSI
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