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    Entreprises

    "Diversifier l'activité de Crédor"

    Par L'Economiste | Edition N°:269 Le 27/02/1997 | Partager

    Depuis près de quinze jours, la SIM est entrée dans le giron des Brasseries du Maroc. Pour son ancien propriétaire, l'après-SIM c'est avant tout Crédor.


    "Une affaire industrielle, lorsqu'elle a atteint une certaine dimension, ne peut plus être adossée à une personne ou à une famille. En entrant dans une ère de compétition et de libéralisation, il n'est pas dans l'intérêt des familles de mettre tous les risques dans un même panier". M. Abderrahmane Bennani-Smirès, qui vient de céder 80% de la SIM aux Brasseries du Maroc, commente ainsi l'une des plus grandes ventes industrielles privées des dernières années. Montant de l'opération: près de 400 millions de DH(1).
    "Lors des négociations, j'ai posé deux conditions à la vente de la SIM: la pérennité de l'entreprise et la garantie de l'emploi de son personnel", indique M. Bennani-Smirès. Si 80% ont été cédés, restent 20% à titre optionnel. "Ces 20% me permettent d'apporter ma contribution dans la mise en place du nouvel ensemble. Dans tous les cas, la concertation continue entre les nouveaux acquéreurs et moi-même, pour que tout se déroule dans les meilleures conditions". A terme, ajoute-t-il, "je céderai ces 20% car ce n'est plus ma vocation". Pour lui, la SIM a été le résultat de 27 ans de travail au cours desquels ont été créés un outil de production, des marques propres et des emplois.

    Séduire le marché


    Aujourd'hui, la SIM emploie près d'un millier de personnes, dont le quart sont des saisonniers, possède cinq usines, affiche un chiffre d'affaires de 490 millions de DH (1995) et des fonds propres de 120 millions de DH. C'est donc, selon M. Bennani-Smirès, une entreprise en bonne santé financière qui vient d'être cédée à un groupe qui "lui donnera encore plus de ressort" et qui bénéficiera d'un renforcement stratégique: 12 usines et 50.000 points de vente désormais regroupés.
    L'après-SIM, c'est pour lui Crédor. Ainsi, le produit de la vente des 80% de la SIM servira "en grande partie et en priorité" à renforcer la position de cette société de financement dans son secteur, Crédor étant la première société privée introduite en bourse. L'offre publique de vente a porté sur 20% du capital social de la société. Celle-ci, dès le départ, a séduit le marché. Elle a d'ailleurs achevé l'année 1996 à 460 DH, soit 75 DH de plus que son cours d'introduction. Comme le prévoit l'introduction en bourse, indique M. Bennani-Smirès, 15% seront réservés au cours de l'année 1997 à des "partenaires stratégiques", probablement une compagnie d'assurances et une banque (en vue de créer des synergies commerciales réciproques). "Des participations croisées peuvent être envisagées et le réseau drainera une activité pour Crédor". Avec la nouvelle stratégie mise en place en 1996, le nouveau management de la société s'est fixé plusieurs objectifs. Ainsi, il s'agit de donner du sang neuf à Crédor et renforcer sa position sur le marché, mais aussi dépasser le crédit à la consommation pour se diversifier dans d'autres activités telles que le leasing. "Nous avons pour Crédor des ambitions de gains de parts de marché nous permettant de devenir un bon co-leader". M. Bennani Smirès est confiant.

    (1) Cf L'Economiste du 20 février 1997.

    Les beaux jours de Crédor


    C'est la première société privée introduite en bourse depuis la réforme financière en 1993. Dès le départ, Crédor réalise un bon parcours et séduit fortement le marché. Avec un capital social de 120 millions de DH, la société occupe aujourd'hui la troisième position parmi les sociétés de crédit à la consommation, en termes de crédits distribués en 1995, détenant ainsi près de 16% du marché. Crédor dispose d'un portefeuille de clients diversifiés qui devrait atteindre 200.000 clients (à dossiers actifs ou remboursés) à l'horizon 2000. Parallèlement au développement de l'activité, les dirigeants ont entrepris un programme d'investissement informatique pour la mise en place d'un nouveau schéma-directeur d'information "pour accompagner la croissance de l'activité de crédit de la société".

    Meriem OUDGHIRI

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