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Entreprises

Qui doit décider de la concession de la RAD?

Par L'Economiste | Edition N°:269 Le 27/02/1997 | Partager

La Lyonnaise des Eaux hausse le ton, la CGEM sort de l'ombre. «Les affirmations et les chiffres avancés par les différents communiqués du patronat sont inexacts. Ils comprennent des affirmations malveillantes qui ne semblent défendre que des intérêts catégoriels». M. Gilbert During, directeur à la Lyonnaise des Eaux, réagit vigoureusement au matraquage du patronat à l'égard du contrat de concession. C'est clair, la CGEM «n'a pas à se substituer aux élus, elle doit se contenter d'être un groupe de pression, défendant les intérêts des industriels qui veulent voir les prix de l'énergie ne pas augmenter, voire diminuer». C'est aux élus de la Communauté Urbaine de prendre la décision. Une décision qui pour l'heure se fait toujours attendre et met à l'épreuve la patience du groupe français. Les dernières montées au créneau du patronat n'ont pas manqué de déstabiliser les élus, plongés dans un mutisme total.
Tout cela, avec comme toile de fond les prochaines échéances électorales, laisse planer le doute. Pour M. During, les négociations sont terminées et les partenaires inclus dans le processus de prise de décision.
Les prix proposés ont été étudiés en fonction des besoins en investissements nécessaires pour la ville de Casablanca.

La RAD, qui a toujours été contestée, serait selon la CGEM une régie viable et même bonne gestionnaire. «L'analyse de la situation actuelle de la RAD telle qu'elle ressort de la publication officielle de ses comptes et de l'amélioration de sa marge, suite à l'amélioration de sa gestion, montre à l'évidence que, sans augmentation nouvelle de ses prix, la régie dégage les moyens financiers nécessaires et suffisants pour le renouvellement, l'amélioration des rendements et l'extension de ses réseaux».
La RAD, rappelle M. During, n'a jamais payé d'impôts. Or, une société privée telle que celle qui va régir la concession y est assujettie, et doit en tenir compte dans sa gestion.
La véritable question qui se pose actuellement est de savoir si la capitale économique a les moyens de cet investissement, et s'il ne faut pas envisager plutôt un système hybride où l'Etat continuerait à être présent.
En tout cas, le choix politique pour la concession semble acquis. A Rabat, les pouvoirs publics ont exprimé leur volonté de changer de gestionnaire pour la RED.

mohamed CHAOUI

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