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Politique

Que reproche-t-on au PJD?Par Lahcen Daoudi, membre du secrétariat général du PJD

Par L'Economiste | Edition N°:1536 Le 10/06/2003 | Partager

Les événements dramatiques du 16 mai ont déchaîné les passions. Certains journaux de partis, certains partis ont cherché vainement à établir un lien entre le terrorisme et le PJD. Les Marocains ne les ont jamais crus par le passé et ce n'est certainement pas aujourd'hui qu'ils accepteront ces monstruosités. . Nos journaux n'ont pas l'influence qu'on leur prêteOn a reproché au PJD de véhiculer un discours religieux qui pousserait à la haine, ce qui a amené ces jeunes à commettre ces carnages! Cela suppose que le journal du PJD Al Asr et Tajdid de Taouhid wa al Islah soient distribués dans les quartiers pauvres et lus par ces gens. Allez demander aux distributeurs où sont les lieux de vente. Davantage encore, si ces journaux fabriquaient des assassins, leurs lecteurs assidus auraient été les premières victimes de cette diabolique machination qui a transformé 14 personnes au moins en bombes vivantes. Au contraire, ces deux journaux, à tirage très limité, véhiculent le discours de la raison et non celui du néant et de la frustration. Il est évident que le discours vrai et militant met des fois à nu une réalité horrible qui peut choquer plus d'un. Mais ces images et ces analyses sont véhiculées par d'autres journaux ou par les télévisions publiques elles-mêmes. Ce qui est sûr c'est que certains journaux favorisent la débauche, mais il est évident qu'aucun ne favorise le terrorisme.Si reproche il y a envers les deux journaux en question, ce n'est pas d'avoir traité certains sujets sensibles, c'est un devoir de le faire, mais c'est peut-être de ne pas avoir pris suffisamment de distance avec ces sujets. Vouloir établir un lien entre la pédagogie du traitement des dossiers sensibles et les dramatiques événements de Casablanca relève de la pure mauvaise foi, de la malhonnêteté intellectuelle et de la bassesse politique. Les individus, heureusement en nombre limité, qui ont attaqué le PJD ne pourront en aucun cas bloquer la marche du peuple marocain, sous la direction de Amir al Mouminine, pour aller de l'avant et faire face aux grands défis de l'heure.Il fallait que ces personnes soient à la hauteur des événements, oublier les querelles politiques pour faire bloc unique et différer les règlements de compte à un moment opportun. . Le PJD n'assume aucune responsabilitéCertains, parmi les membres du premier parti de la majorité, ont osé attribuer le retard du vote de cette loi(1) à la position du PJD. Depuis quand a-t-on besoin de l'opposition pour faire voter une loi? Qui a gelé cette loi? N'est-ce pas des partis de la majorité? Si le bruit fait autour de ce projet par l'opposition et d'autres ONG a fait fuir la majorité devant ses responsabilités, cela signifie qu'elle est faible et incapable de voter les décisions qui lui paraissent nécessaires et vitales pour le pays. C'est dramatique de surseoir à de grandes décisions tout simplement pour des calculs électoralistes. Si cela est arrivé, c'est seulement parce que certains partis veulent à la fois le beurre et l'argent du beurre. On a voulu une majorité forte et une opposition forte, on a eu une opposition assez forte face à une majorité assez faible. Le PJD n'assume aucune responsabilité. Il a fait son travail, en fonction de ses appréciations. Il a été reproché au gouvernement d'alternance d'avoir perdu beaucoup de temps et d'opportunités à rechercher partout un consensus qui ne pouvait pas exister sur des sujets aussi vitaux que celui du code du travail. Ce gouvernement est tombé dans le même piège! C'est une pratique à laquelle il faudrait mettre fin au plus vite. ----------------------------------------NDLR: Des parties du présent texte ont été supprimées par la rédaction de L'Economiste parce qu'elles comportaient des accusations à l'endroit de personnalités non clairement identifiées qui, juridiquement, n'auraient donc pas pu obtenir raison de ces mises en cause.(1) Référence est faite à la loi antiterrorisme.

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