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    Politique Internationale

    Quand le ftour devient une sortie

    Par L'Economiste | Edition N°:23 Le 02/04/1992 | Partager

    Le ftour reste fondamentalement un moment privilégié pour le cadre famillial. Le fait de le prendre dans un hôtel reste quelque chose de fonctionnel, quand ce n'est pas accidentel. Pour les grands hôtels de Casablanca, la formule du ftour, existante depuis leur ouverture, avait pour but d'attirer une clientèle potentielle: des Casablancais et des touristes, notamment européens.
    Dès le début du mois de Ramadan, le ftour suivi du dîner (à la carte) et du s'hour, était présenté dans les coffee-shops ou les restaurants marocains des hôtels, sous la forme d'un buffet, riche et varié, composé de spécialités marocaines traditionnelles.
    Selon les différentes caractéristiques et le style particulier propres à chaque hôtel, des soirées ponctuelles étaient organisées . Tout ceci dans le but de satisfaire le client afin qu'il puisse se sentir à l'aise dans un cadre typiquement traditionnel. De plus, la formule du ftour, et surtout celle de l'après-ftour, étaient l'occasion, pour les hôteliers, d'amener les clients à prendre le repas qui suit la rupture du jeûne. Car, c'est à ce moment, que les gens "sortent", conformément à une tradition séculaire.
    Une nouvelle formule, avait donc été envisagée par les organisateurs des hôtels, et qui consistait à offrir le ftour au client qui ne prenait que le dîner.
    L'expérience tentée par le Shératon avait été plutôt concluante.
    La formule sera donc maintenue pour le prochain Ramadan.

    "Une clientèle accidentelle"

    En dehors de la clientèle musulmane, composée notamment de syriens, de jordaniens, de saoudiens, de libyiens ainsi que de quelques sénégalais , le ftour attirait aussi une clientèle européenne.
    Par ailleurs, en dehors des particuliers de l'hôtel et des touristes venant d'horizons divers, se trouvait une clientèle "accidentelle", majoritairement marocaine. Il s'agissait notamment de Casablancais, de clients de "passage", qui venaient rompre le jeûne à l'hôtel. C'était ainsi pour eux l'occasion de tester la formule. En définitive, 70 à 80% des clients étaient des étrangers habitués et fidèles de l'hôtel, et 20 à 30% étaient des Casablancais. Cette forte participation marocaine expliquerait le franc succès remporté par la formule traditionnelle "ftour et animation". De plus, l'animation, et cela dans tous les hôtels, était maintenue: mais le Hyatt Regency, fut le seul à laisser sa boîte de nuit, le "Black House" ouverte en période de Ramadan.
    D'un autre côté, le ftour pouvait être l'occasion de rencontrer, mais aussi la possibilité pour des couples légitimes ou non de, se retrouver en tête-à-tête.

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