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Politique Internationale

Protections sociales : Multiples interrogations sur les retraites des cadres

Par L'Economiste | Le 17/10/1991 | Partager

Les cadres s'inquiètent pour leurs vieux jours. Ils se déclarent mal informés sur les régimes de retraite que pourtant ils financent. Il en ont même une perception négative. C'est ce que révèle une enquête réalisée par L.M.S. Conseils pour le compte du magazine «Enjeux».;
Notre confrère publie dans son prochain numéro, un dossier sur la question.
Pour étoffer leur information, les responsables d'«Enjeux» ont consacré un déjeuner-débat, le 3 octobre dernier, à la retraite des cadres.

L'AREOPAGE de spécialistes invités à débattre de nos pensions explique aisément cette perception négative. Les cadres cherchent-ils eux mêmes à comprendre leurs régimes de retraite ? Nos données socio-culturelles nous portent à n'accorder qu'un intérêt limité au long terme; nous sommes plus portés sur les prestations du présent. De plus, la solidarité familiale est une valeur sûre et notre prise en charge par nos descendants est présumée.
Par ailleurs, les caisses de retraite ont-elles jamais eu besoin de campagnes d'information ou de publicité pour leurs produits ?
La C.N.S.S., régime de base, se passe de promotion puisque l'adhésion est obligatoire.
Le régime CIMR a longtemps dominé le marché des retraites dites «complémentaires», plus exactement additionnelles.
De plus, les deux caisses ne traitent pas directement avec le public. Les employeurs sont les intermédiaires obligés pour l'affiliation des salariés.
Pour M. Abdelfattah Benlemlih, Directeur des Relations Humaines et Sociales à la Banque Populaire, l'inquiétude est née dès lors que les cadres ont commencé à partir en retraite. «Nous avons mis notre premier directeur à la retraite il y a seulement trois ans. Ses pensions C.N.S.S. et CIMR cumulées équivalaient à 35 % de son salaire.» Le problème était donc concrètement posé.
En effet, la C.N.S.S. ne peut verser plus de 70 % du salaire plafonné à 3.000 DH, soit une pension maximale de 2.100 DH par mois.

La CIMR, certes, peut verser une pension plus conséquente et c'est sa raison d'être. Son plafond est beaucoup plus élevé, puisqu'il été porté à 500.000 DH/an.
Amine Arafati, informaticien et Directeur des Etudes à la C.I.M.R. affirme:
« La C I M R, association à but non lucratif, assure un rendement des plus convenables, protégeant la retraite contre l'inflation et faisant appel à des solidarités multiples. C'est d'ailleurs la philosophie de la répartition.»
Le rendement est prédéterminé à 2 % par année d'affiliation, pour 12 % de cotisations et un salaire évoluant au rythme moyen. Dans ces conditions, ce n'est qu'après 35 ans d'affiliation qu'une pension parvient à 70 % du dernier salaire. En pratique, les pensions sont en deçà de cette référence, les taux de cotisations et les années d'affiliation varient.
La CIMR a aussi contribué à l'inquiétude générale annonçant, par souci de transparence, le recours aux réserves pour servir les pensions dès 2003. En même temps, le rendement de la capitalisation de la part salariale, confiée aux compagnies d'Assurances, fut mis en cause. La polémique autour de la C.I.M.R. dure depuis 1988.
Le commun des futurs retraités que nous sommes tous, n'en voit pas l'issue.
Le différend de la CIMR et des compagies d'Assurances, l'une défendant la répartition, les autres la capitalisation est entretenu à coups d'expertises, de rapports d'actuaires, échangés dans des commissions parfois mystérieuses, qui ont fini après des années à s'en remettre à un arbitrage.

 

 

 

Attendre et «dépérir»

Dans l'attente d'un arbitrage qui pourrait être rendu incessamment, nos fonds continuent de «dépérir», selon le terme utilisé par les invités d'«Enjeux».
M. Ouriaghli, Directeur général de la S.C.I.F., est invité en tant que chef d'entreprise qui sera un jour mis à la retraite.
Il est indigné par les taux dérisoires de revalorisation de la part salariale gérée par les compagnies en capitalisation : « Les salariés et les patrons sont solidaires pour demander un placement libre des cotisations, sur un marché rémunérateur. Les taux d'intérêt grimpent et nos cotisations restent hors de ces taux.» Allusion aux contraintes de placement imposées par l'Etat aux compagnies. Il qualifie ce manque à gagner de «vrai impôt d'avance». Il constate que «les entreprises organisées, qui déclarent leurs salariés, sont pénalisées par la sur-fiscalisation et ces mesures arbitraires en matière d'épargne-retraite. L'Etat pourrait, en compensation, alléger la pression fiscale sur les salaires et les pensions».
Autour du dessert, Amine Arafati veut rassurrer les convives. Pour la CIMR, le verdict de l'arbitrage devrait respecter «les contraintes de pérennité et de sauvegarde des droits acquis».
Peu convaincu, M. Benlemlih craint que les systèmes collectifs de retraite par répartition soient devenus trop gros pour être contrôlés. Il croit en l'avenir des systèmes plus accessibles, à l'image d'Addamane Chaâbi que commercialise la Banque Populaire. Ce produit aurait été placé auprès de 42.000 clients.
Il reste à savoir si les autres régimes de retraites concurrents tels que développés par les Compagnies d'Assurances, qui peuvent être «inquiètes» par l'arbitrage, ont eu autant de succès. Leur succès et leur avenir pourrait être le thème d'un autre déjeuner-débat, organisé par «Enjeux».

Khalid Belyazid
 

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