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Politique Internationale

L'UMA du transport: Encore bien du chemin à faire

Par L'Economiste | Le 17/10/1991 | Partager

La formation de l'entité maghrébine dépend en grande partie de l'élaboration de réseaux cohérents de transport. Or, note M. Jillali Chafik, les réseaux de transport existant dans les cinq pays du Maghreb sont orientés vers les besoins nationaux, «sans être à même d'assurer une intégration physique régionale».
Pourtant, il existe tout un réseau d'organismes régionaux, capables d'apporter leur concours à la formation d'un système de transport efficace.
M. J. Chafik livre ici les conclusions de ses études sur les réseaux de transports maghrébins(1). Il souhaite que «les travaux menés dans le cadre de l'UMA pour le développement des transports fassent l'objet d'une stratégie globale, avec des objectifs à court, moyen et long terme», tant pour répondre à la croissance des besoins liés à l'intégration maghrébine qu'à celle des besoins inter-régionaux.

Le développement des transports dans les pays du Maghreb se fait à trois niveaux distincts:
-la Commission des infrastructures de base de l'UMA;
-le Conseil des Ministres Arabes des Transports;
-la Conférence des Ministres Africains des Transports, des Communications et de la Planification, organisme coordonnateur de la 1ère Décennie (1987-1989) et de la 2ème Décennie (1991-2000) des Nations Unies pour les transports et les communications en Afrique.

 

 

 

Réseau d'organismes internationaux

Le Conseil des Ministres Arabes a été institué par la Ligue Arabe. Son objectif est l'établissement d'une stratégie des transports au niveau de la Nation Arabe, visant à développer les différents modes du secteur, consolider la coopération entre les Etats, coordonner entre les unités de fabrication des équipements et des pièces de rechange liées au transport et encourager la recherche scientifique et technique dans ce domaine.
L'élaboration de cette stratégie a fait l'objet de plusieurs réunions du Bureau exécutif, chargé de préparer toutes les décisions à soumettre au Conseil et de suivre leur mise en oeuvre. C'est en Octobre 1989, lors de la 5ème session tenue à Bagdad, que le Conseil a approuvé la stratégie fixant les objectifs à atteindre à court, moyen et long terme.
Six principaux objectifs ont donc été arrêtés:
- L'entretien et l'amélioration du niveau de service des infrastructures existantes et leur développement;
- La formation et le développement de la recherche scientifique et technique;
- La création d'une banque de données;
- L'allègement et la facilitation des procédures administratives et douanières entre les Etats membres;
- L'encouragement à la création de sociétés mixtes pour l'exploitation, l'entretien et la construction;
- L'adhésion aux conventions internationales et leur application ainsi que la coopération avec les organisations régionales.
Au niveau africain, les travaux de la Conférence des Ministres des Transports, des Communications et de la Planification sont axés sur l'intégration physique du Continent.
On note pour ce qui concerne la région du Maghreb, le développement des axes routiers Tripoli-Windhoek, Alger-Lagos, Tanger-Lagos et Rabat-Le Caire. On retient aussi la mise en place de la Commission chargée des transports pour l'Afrique du Nord au sein du Mulpoc de Tanger.
A ce titre, le Conseil Economique et Social des Nations Unies (ECOSOC), a adopté, lors de sa session ordinaire de Juillet 1991, une résolution qui «prie la CEA (Commission Economique pour l'Afrique) de poursuivre son assistance aux pays de l'Afrique du Nord dans le cadre du processus visant à appuyer l'UMA». Il est demandé à la CEA de»mettre en place au Mulpoc de Tanger des structures appropriées en vue de permettre à ce dernier de fournir un appui à la Commission de l'Afrique du Nord pour les transports et les communications».

 

 

 

Projets spécifiques

Enfin, la Commission Ministérielle des infrastructures de base, instituée par le Traité de l'UMA, a mis en place quatre conseils de Ministres: celui des Travaux publics, celui des Transports, celui des Postes et Télécommunications et celui de l'Habitat et de l'Urbanisme.
Les Conseils, à travers les commission, ont élaboré, chacun dans son domaine, des programmes comportant des projets spécifiques. On en retiendra sept.
1- L'autoroute de l'Unité Maghrébine, dont le tracé relie les principales villes: Nouakchott, Nouadhibou, Casablanca, Rabat, Oujda, Tlemcen, Alger, Annaba, Tunis, Sousse, Ras Ajdir et Tubruk. Le comité technique permanent constitué de représentants des Etats membres devra arrêter le tracé définitif, établir les normes de construction et d'exploitation, chiffrer le coût du projet et rechercher les financements.
2- Le réseau routier maghrébin: le comité technique devra également élaborer avant la fin 1991, une carte du réseau routier maghrébin comportant les différentes routes à caractère régional et inter-régional.
3- Les passages aux frontières: plusieurs points de passages aux frontières ont été ouverts le long des axes terrestres, sauf avec la Mauritanie, faute de liaisons adéquates. Aussi, les Etat maghrébins appuyeront-ils ce pays auprès des bailleurs de fonds, pour la construction en priorité d'une route bitumée le reliant aux autres pays de l'UMA.
4- Le train maghrébin: un groupe de travail a été également constitué et est chargé de la réalisation du tronçon libyen entre Sfax et Tubruk, d'un projet de train à grande vitesse à l'horizon 2000 et de l'évaluation des unités de production du matériel industriel ferroviaire.
5- Accord sur le transport terrestre de marchandises et de passagers: cet accord a été paraphé lors du sommet d'Alger en Juillet 1990.
Il a été recommandé l'élaboration de statuts pour la création de sociétés mixtes pour l' exploitation du transport de passagers et de marchandises.
Il a été également convenu de coordonner entre les lois et règlements en matière de transport terrestre, y compris par la création d'un permis de conduire maghrébin, la préparation d'un code de la route et la mise en place d'un programme pour la prévention contre les accidents.
6- Transport maritimes: Les actions dans ce domaines portent sur la création d'une Compagnie maghrébine pour favoriser les liaisons avec les autres régions, sur l'élaboration d'un plan de coopération et de coordination et sur la promotion de l'industrie de construction et réparation navale.
7- Bureau d'études et sociétés de construction: les sociétés d'études et de construction des pays maghrébins seront considérées sur un même pied d'égalité que les bureaux d'études de chaque pays.

 

 

 

Tentatives, qui ont le mérite d'exister

L'organisation du transport dans la région a fait l'objet de plusieurs tentatives au niveau africain et au niveau arabe.
Ces tentatives, si elles n'ont pas conduit au développement intégré du transport dans la région, ont eu le mérite de sensibiliser les Etats membres quant à l'importance des transports et leur interdépendance avec les autres secteurs économiques. Ces tentatives ont posé les jalons d'une coopération multilatérale.
L'évaluation du secteur des transport dans la région montre l'existence de deux ensembles, aux niveaux de développement différents. En Mauritanie, l'infrastructure de base est peu développée et est en perpétuelle dégradation . Dans les autres pays de l'UMA, bien que l'infrastructure de base permette de couvrir, dans certaines mesures, les besoins de transport engendrés par les activités économiques et sociales nationales, les réseaux de transport ont été conçus en forme de toiles d'araignées, centrées sur les pôles d'activités.
Ils ne sont pas à même d'assurer une intégration physique régionale et inter-régionale.
Le processus de collecte des données statistiques et la disponibilité des informations liées au transport manque de cohérence.
L'harmonisation des procédures administratives et douanières aux postes fronstières fait également défaut. De même, les Etats de la région n'ont pas défini une politique commune vis-à-vis des conventions internationales régissant le transport (TIR, CMR, Convention de Vienne sur la circulation et la signalisation routière, Convention sur la simplification et l'harmonisation des régimes douaniers, ...).
La Commission des infrastructures de base, bien que relativement jeune, a déployé des efforts importants dans la définition et la mise en oeuvre d'actions concrètes. Néanmoins, ces actions restent ponctuelles et ne cadrent pas avec une politique commune pour le développement du transport dans son intégralité.
Cette Commission devrait donc établir un stratégie globale avec des objectifs à court, moyen et long terme, visant particulièrement le développement des transports, pour un intégration régionale, mais aussi inter-régionale. En effet, les systèmes de transport dans les pays du Maghreb devraient satisfaire également la demande de transport international, eu égard à la place privilégiée que le Maghreb occupe entre l'Europe, l'Afrique et le Moyen Orient.

 

 

 

Quelques propositions

Cette stratégie devrait donc comporter, principalement, les éléments suivants:
- Infrastructures de base: actions sur l'entretien et la réalisation des maillons manquants, pour la mise en place d'un système de transport efficient et intégré, au niveau maghrébin et inter-régional;
- Construction et fabrication: harmonisation des normes de construction et d'exploitation, coordination dans le domaine industriel lié au transport et utilisation des compétences nationales;
- Exploitation: amélioration de l'efficacité du système de transport, avec la mise en place d'une banque de donnée fiables, l'harmonisation des procédures douanières et administratives, adhésion aux conventions internationales (et leur mise en application), exploitation des sociétés mixtes et établissement de tarifs adaptés;
- Formation et échanges d'expériences: coopération en matière de recherche et de formation, utilisation et développement des instituts existants;
-Financement des insfrastruc-tures: mobilisation de ressources grâce à des structures nationales de financement stables et permanentes pour l'étude, l'entretien et la réalisation ainsi que l'incitation à la participation du secteur privé.
Il nous paraît également opportun que les Etats maghrébins s'intéressent davantage aux travaux de la Commission de Transport pour l'Afrique du Nord, créée au sein du Mulpoc et qui vient d'être dotée par l'ONU des ressources financières nécessaires.
Cette Commission, si elle est exploitée convenablement, pourrait jouer un rôle important dans la collaboration avec le Centre d'Etudes de Transport pour la Méditerranée Occidentale (CETMO), pour l'établissement de statistiques fiables, pour l'inventaire des conventions internationales, pour la réalisation d'études spécifiques et, enfin, pour l'élaboration de recommandations de manière à mieux utiliser les infrastructures existantes et à assurer leur développement futur.

Par Jillali Chafik (*)

(*) Ingénieur, chargé de mission au Cabinet Royal et responsable des études du projet de Liaison fixe sur le Détroit de Gibralta

(1) «Le transport et ses perspectives de développement dans le Maghreb». Ces travaux devront être présentés lors du prochain Colloque de l'Association des Ingénieurs de l'Ecole Hassania des Travaux Publics, les 31 Octobre et 1er Novembre prochains. Ce colloque sera placé sous le Haut Patronage de S.M. Le Roi.
 

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