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Economie

Projet du code de la pharmacie
Les officinaux font de la résistance

Par L'Economiste | Edition N°:1874 Le 13/10/2004 | Partager

. Selon eux, les imperfections du code risquent de conduire à la «mort lente»A croire qu’il fallait que plane la «menace» d’adoption du projet du code de la pharmacie, sans obtenir de consensus pour que les pharmaciens se réunissent. En effet, ils ont tous répondu présents au Forum national qui s’est tenu hier mardi 12 octobre, à l’hôtel Hilton de Rabat. Organisé par la Fédération nationale des syndicats des pharmaciens du Maroc, en collaboration avec le journal L’Evènement Médical, le Forum a débattu du projet du code du médicament et de la pharmacie «entre apports à la santé du citoyen et évolution de la profession du pharmacien». Pharmaciens, syndicalistes, anciens présidents de fédérations, parlementaires, juristes sont venus participer au débat. Objectif: mettre à nu les contradictions et imperfections. Cependant, une absence-phare était à «déplorer», celle du Conseil de l’ordre des pharmaciens. Mais une chose est sûre, la profession s’insurge contre le fait que toutes les dispositions n’aient pas été prises en considération dans ce nouveau projet de code. Et celles qui ont été amendées ne répondent en rien aux attentes des pharmaciens. Parfois même, elles «attestent d’une véritable injustice». C’est le cas, selon Dr Kamal Belhaj Soulami, président de la Fédération nationale des syndicats des pharmaciens du Maroc, de l’article 124 du code. Ainsi, en cas de décès du pharmacien, «la gérance de l’officine ne peut dépasser une année. Les ayants droit étudiants en pharmacie ne disposent que de 5 années pour terminer leurs études». A noter que les études en pharmacie s’étendent sur une durée de 7 ans. Conclusion, avec la disparition du pharmacien, c’est aussi son officine qui risque le même sort. Autre «aberration» du code selon Belhaj, l’article qui stipule que le pharmacien risque des sanctions «s’il délivre une ordonnance qui n’est pas lisiblement rédigée». «Or, c’est au médecin d’écrire de manière lisible», s’est insurgée une participante.Mais encore, dorénavant, il serait possible d’acheter le lait en poudre pour nourrissons dans des établissements autres que les officines. C’est en tout cas ce que laisse entendre l’article 30 qui stipule que ce n’est «qu’à titre accessoire», que les pharmacies peuvent vendre ces produits. Même chose pour les huiles essentielles. Leur vente n’est pas exclusive aux pharmacies. Or, s’interroge Dr Abdessalam El Assri, ancien président du Conseil de l’ordre des pharmaciens, «comment laisser, par exemple, l’huile essentielle d’anis en vente libre, sachant qu’elle est la base de production du Pastis, la fameuse boisson alcoolisée?» D’après le Dr El Assri, le code aurait mieux fait d’aller d’avantage vers l’essentiel. Il s’agit, entre autres, de la formation continue des pharmaciens. D’après lui, les innovations dans le secteur sont diverses, et le pharmacien doit être à même de subvenir aux besoins de son client, mais aussi de se préparer aux conventions et partenariats avec l’Europe. Les pharmaciens aujourd’hui bouillonnent devant un code qui risque d’avoir, en cas d’adoption définitive, l’effet d’un couperet. La profession compte, à travers la multiplication des rencontres, «clamer haut et fort» son désaccord. Mais ce débat, c’est à qui râlera le plus fort!


Dispenser ou ne pas dispenser?

Le code de la pharmacie, dans son article 29, définit la «dispensation de médicament». Or, selon les participants, il aurait plutôt fallu définir «l’acte pharmaceutique» qui englobe la dispensation ou non de médicaments. Un pharmacien peut ne pas dispenser un médicament s’il juge cela inopportun. Le code inhibe toute la dimension humaine dans la mission du pharmacien, et c’est là que le bât blesse.Houda BENBOUYA

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