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Economie

Projections économiques
Ralentissement après la «folie 2006»?

Par L'Economiste | Edition N°:2359 Le 12/09/2006 | Partager

. Calme sur la consommation des ménages en 2007. Reste l’hypothèque pétrolière. Relance des exportationsSi la production agricole est moyenne l’année prochaine, les revenus des ménages augmenteraient plus lentement que cette année. Principale composante de la demande finale, la consommation des ménages résidents n’augmenterait, par conséquent, que de 5,8% au lieu de 12,7% prévu pour l’année en cours. Quant à la consommation des administrations publiques, le HCP estime sa hausse à 4% en 2007 au lieu des 3 points prévus à fin 2006. Du coup, le rythme de croissance de la consommation finale nationale serait presque 2 fois moins rapide que l’année en cours: 5,3% au lieu de 10,1%.Pour sa part, l’investissement brut continuerait sur sa lancée, en dépit d’un léger fléchissement: 9,7% au lieu de 9,9% à fin 2006. En effet, l’évolution de la formation brute du capital fixe (FBCF), principale composante de l’investissement - constitué de la FBCF et de la variation des stocks - dépendrait, d’une part, de l’effet qu’aurait la performance économique de 2006, et, d’autre part, des actions et mesures de politique économique entreprises par les décideurs sur les comportements d’investissement. Aussi, cette évolution serait largement confortée par l’effort d’investissement dans le secteur du bâtiment et travaux publics et celui de l’industrie, à travers la progression soutenue de l’acquisition du matériel et outillage, dans le cadre notamment des chantiers lancés dans le domaine de construction et d’aménagement de nouvelles zones touristiques. Toutefois, et compte tenu de l’hypothèse d’une campagne agricole moyenne (60 millions de quintaux 2006-2007 contre 86 millions en 2005-2006), la variation des stocks serait négative. D’une manière globale, l’investissement brut représenterait 26% du PIB au lieu de 25,7% en 2006 avec un taux de croissance avoisinant les 6,7%. . Que fera le pétrole?Autre levier très important de la croissance du PIB, le commerce extérieur. La baisse du rythme de croissance de la demande mondiale adressée au Maroc accuserait une décélération des exportations de biens et services (y compris les recettes de voyage). Leur hausse nominale est estimée à 10,9% au lieu de 13,3% en 2006. Par ailleurs, les importations enregistreraient une croissance de 10,5% au lieu de 11,8% à la fin de l’année en cours. Cette situation s’explique par la hausse modérée des cours du pétrole au niveau du marché mondial, ce qui engendrerait une quasi-stagnation de la facture pétrolière. En volume, les importations continueraient de s’inscrire en hausse de 8,8% sous l’effet du démantèlement tarifaire, engendrant, d’emblée, une augmentation de la pénétration des produits étrangers, et plus particulièrement les biens d’équipement. Quant aux exportations, et suite à l’hypothèse d’une consolidation de la performance de l’activité touristique en 2007, leur croissance serait de près de 7,4%. La demande des touristes devrait se maintenir sur sa lancée de ces dernières années et dégagerait, par conséquent, une augmentation réelle de près de 13,2%. Globalement, les échanges extérieurs seraient rythmés par les perspectives du commerce mondial, l’évolution des cours du pétrole et éventuellement par le maintien de la dépréciation du dollar américain par rapport à l’euro. D’un autre côté, les différents accords signés par le Maroc (Accord d’association avec l’UE, accord d’Agadir, les accords de libre-échange avec les Etats Unies) devraient contribuer à l’amélioration du rythme de croissance des exportations à moyen terme, et permettre d’atténuer le déficit commercial. Si l’on veut résumer, on peut dire que les agrégats de la demande finale contribueraient positivement à la croissance économique en 2007. La FBCF (1,9 point) et la demande finale des non-résidents (1,1 point) consolideraient leurs contributions estimées pour l’année en cours, alors que la consommation finale nationale (2,1 points) et les exportations de biens et services seraient marquées par un recul de leurs participations à l’accroissement du PIB (1,4 point au lieu de 1,7 en 2006). Le revenu national brut disponible -composé du PIB nominal et des revenus nets en provenance du reste du monde– enregistrerait une augmentation de l’ordre de 5,2% au lieu 9,9% de l’année en cours. Ce repli est dû essentiellement au ralentissement de la croissance du PIB nominal qui passerait, selon les estimations du HCP, de 10,3% à 5,5% en 2007, toujours dans l’hypothèse d’une année agricole moyenne induisant une baisse de la valeur ajoutée du primaire. Les revenus nets en provenance du reste monde, et grâce aux prévisions de l’accroissement des transferts des MRE, augmenteraient d’environ 9,4%, soit à peu près le même rythme qu’en 2006. Saïd MABROUK

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