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Economie

Produits de la mer: Haro sur les circuits artisanaux

Par L'Economiste | Edition N°:659 Le 14/12/1999 | Partager



· Le projet "d'amélioration des conditions de transport et de commercialisation du poisson frais" a été lancé la semaine dernière à Mehdia
· L'opération cible les colporteurs et marchands de poissons
· Leurs véhicules sont équipés de caissons isothermiques et antibactériens


C'est à un véritable lifting du paysage de la distribution de poisson que viennent de se livrer les services du Ministère des Pêches Maritimes, en lançant le projet "d'amélioration des conditions de transport et de commercialisation du poisson frais". L'opération doit permettre aux marchands ou colporteurs de poisson d'acquérir des triporteurs, des tricycles ou des motocycles. Mais pas n'importe lesquels. Les véhicules sont équipés d'un caisson isothermique et antibactérien.
L'opération, qui cible les acteurs du circuit de la distribution de poisson, présente aussi des avantages pour les consommateurs. Ces derniers n'achètent pas forcément leur poisson dans des supermarchés, dans des halles au poisson ou sur les quais, mais aussi via le circuit informel, avec tout ce que cela comporte comme risque. Rappelons que la rupture de la chaîne de froid et l'insalubrité des instruments utilisés pour le colportage, comme les charrettes et les cageots, ont souvent été décriées par les consommateurs et les services d'hygiène.
"Le projet colle très bien au secteur. Il modernisera le paysage de la distribution de poisson et améliorera les conditions sanitaires des produits offerts au consommateur", déclare M. Ghanmi Tijani, secrétaire général du Ministère des Pêches Maritimes. Car jusqu'à présent, "ce produit noble était transporté dans des conditions vétustes".
Le projet est piloté par le Ministère des Pêches Maritimes, en collaboration avec le Ministère de l'Emploi et la Caisse Nationale du Crédit Agricole et la Banque Populaire. Les deux établissements interviennent au niveau des financements des jeunes promoteurs. Des listes d'inscription sont ouvertes auprès des délégations des Pêches Maritimes et de l'Office National des Pêches. Rien qu'à Mehdia, ville-pilote du projet, environ 85 demandes de crédit ont été déposées en quelques jours. Et les initiateurs du projet s'attendent à quelques milliers de demandes dès que l'opération sera étendue à l'ensemble du territoire.
En plus de garantir la qualité du produit offert au consommateur, le projet vise sur le long terme à augmenter les niveaux de consommation de poisson frais.
A souligner que parallèlement aux réseaux de distribution directe, des actions sont menées pour la diversification des pôles de distribution. Des halles aux poissons seront créées à Fès, Béni Mellal et Khouribga. A condition toutefois que collectivités locales et opérateurs privés s'associent au projet. A Marrakech, une station est en cours d'installation. Elle recevra le poisson de Safi, d'Agadir et de Casablanca pour le redistribuer sur toute la région du Moyen-Atlas.


Un investissement maximum de 50.000 DH


L'idée de départ du projet était de ramener le programme d'amélioration et de développement de la commercialisation du poisson à une dimension humaine. Il nous fallait cibler la base par un projet simple et réalisable immédiatement", commentera le directeur des Industries de la Pêche du Ministère des Pêches Maritimes, M. Fassi Fihri. L'investissement maximum prévu par demande est de 50.000 DH. Il sera financé à hauteur de 30%, sans intérêts, par l'Office National des Pêches. Pour la différence, et dans le cadre d'un accord de partenariat avec le Ministère de l'Emploi, le demandeur pourra recourir au crédit jeune promoteur. Le plafond est fixé à 70%, avec un taux d'intérêts de 7%.
Ce projet aura nécessité six mois. Pour l'étude de faisabilité, bouclée en quinze jours, les initiateurs ont d'abord lancé une enquête de terrain afin de répondre aux attentes des marchands de poisson. Celle-ci a été effectuée sur une semaine par des cadres du Ministère. Ensuite, le projet bancable a été monté avec des prévisions d'exploitation pour chacune des solutions proposées.

Nadia EL ASRI

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