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Economie

Une clientèle essentiellement de passage

Par L'Economiste | Edition N°:659 Le 14/12/1999 | Partager



· La moyenne en nuitées dans le Nord est de l,45% alors qu'elle est de 8,46 dans le reste du pays
· L'activité souffre d'un manque de diversification


La politique touristique marocaine s'est principalement consacrée jusqu'à présent à encourager le tourisme dans les villes impériales, les côtes atlantique du Sud du pays et les centres touristiques de montagne de l'intérieur. Peu d'intérêt a été accordé au développement touristique du territoire nord et à sa façade méditerranéenne dont les attraits touristiques sont indiscutables, bien qu'ils soient limités par l'enclavement du propre territoire ainsi qu'à la forte stationnarité du tourisme balnéaire.
Le Nord accapare autour de 80% du trafic terrestre de voyageurs et environ 96% par voie maritime et seulement 12% par voie aérienne. La moyenne des nuitées dans le Nord(1) est de 1,45 alors qu'elle est de 8.46 dans le reste du pays, soit 21% des nuitées touristiques du Maroc. Ce trafic confère donc à la région une importance exceptionnelle au niveau du mouvement des voyageurs, bien que 45% d'eux ne sont que de passage. Les touristes, soit 55% de ces voyageurs, sont répartis par lieux touristiques du pays et ne passent, tout au plus qu'une nuit dans les hôtels du Nord et ce dans les centres touristiques de Tétouan et Al-Hoceima. Alors qu'il s'agit d'un tourisme de passage à Tanger, Nador, Chefchaouen et Oujda. En outre, le Nord représente sur le Maroc 20% des hôtels classés, et 32% des non classés alors qu'il dispose de 19% des lits classés, et de 39% des lits non classés. Le taux d'occupation hôtelière dans la région s'élève à 28%. Par province, le taux le plus élevé se situe à Tanger (37%), suivi de Tétouan (27%), de Chefchaouen (24%), de Nador (20%) d'Oujda (19%) et d'AI-Houceima (14%). Il est à rappeler que certaines installations à Al-Hoceima et Tétouan ferment les 3/4 de l'année.
Le tourisme dans les provinces du Nord est loin d'avoir l'impact économique qu'il pourrait avoir dans une région aux potentialités touristiques considérables. En effet, depuis 1984, le poids de ces provinces a baissé dans le parc hôtelier passant de 5% en 1984 à 19,7 en 1994, traduisant par là la baisse de l'investissement au profit des autres régions.
Ce recul est doublé d'une fréquentation insuffisante des infrastructures mises en place et le taux d'occupation hôtelière très bas reflète non un excès de la demande touristique mais plutôt une carence plus accentuée que dans le reste du pays.

Ilham BERRADA

(1) 11 s'agit des provinces de Larache, Tanger, Tétouan, Chefcha-ouen, Taounate, Al-Hoceima, Berkane, Taourirt et Nador et une partie de Sidi Kacem (Ouezzane), de Taza (Aknoul, Tainaste et certaines communes de Oued Amlil et Guercif) et la Préfecture d'Oujda Angad. Ces villes font partie du territoire du PAIDAR Med, programme d'action intégré pour le développement et l'aménagement de la région méditerranéenne marocaine. Les chiffres apportés dans l'article figurent dans le rapport de synthèse du programme de coopération maroco- espagnole.

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