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Economie

Bug: Les flottements du plan d'urgence

Par L'Economiste | Edition N°:659 Le 14/12/1999 | Partager



· Les premières coordinations entre organismes sont attendues pour le 15 décembre
· La tour d'observation ne sera opérationnel qu'à partir du 20 décembre
· Aucune visibilité sur les mesures prises pour les activités vitales

"La situation du passage des systèmes informatiques des organismes vitaux au prochain millénaire est maîtrisée. Il n'y aura pas de surprise". C'est l'avis optimiste soutenu par M. Laarbi Ajjoul, le secrétaire d'Etat à la Poste et aux Technologies de l'Information, lors de la présentation du plan d'urgence vendredi dernier à Rabat.
Une tonalité très optimiste par rapport aux résultats de l'étude réalisée par Cap'Info, Manal Management et Expert Team relative à l'élaboration d'un plan de continuité(1).
Il en ressort que la plupart des actions de coordination entre les 43 entreprises et administrations ne débutent qu'à partir du 15 décembre. "Un délai très court pour réussir un plan d'urgence. Le lancement du plan 40 jours avant la date butoir est en lui-même un signe de retard", estime un observateur.
Autre observation critique, "la majorité des PME/PMI ainsi qu'une partie de l'Administration publique ne sont pas encore prêtes pour ce passage", précise les rédacteurs de l'étude.
Pour le volet communication sur le bug, l'étude estime "qu'en l'absence d'informations officielles sur l'état des lieux au Maroc en matière de préparation à l'an 2000, les instances internationales risquent de classer le pays parmi les pays à risque". Une déclaration qui corrobore le classement généralement réservé au Maroc par plusieurs cabinets et gouvernements étrangers.
Le retard ne se limite pas seulement aux actions menées pour parer à tout dysfonctionnement qui résulterait du bug. Même "la tour d'observation An 2000", censée collecter les informations disponibles auprès des différentes administrations et organismes vitaux, ne dispose pas du matériel nécessaire. Ce n'est que la semaine dernière que le SEPTI venait de lancer un appel d'offres pour l'acquisition du matériel informatique qui servira à équiper cet observatoire. L'adjudicataire ne sera connu qu'à partir du 20 de ce mois.
Autre élément qui complique les préparatifs anti-bug, le degré du soutien du gouvernement qui reste moral plutôt que financier. Lors de la réunion du Conseil de Gouvernement du 9 décembre, aucune dotation budgétaire n'a pu être accordée pour cette phase. A rappeler que tout au long de ce processus anti-bug, le Comité n'a pu réalisé la cartographie, l'étude de plan d'urgence et la tour d'observation que grâce au financement du programme de "l'Info-dev" de la Banque Mondiale.


Mesures proposées

Pour parer au bug, une série de mesures de prudence ont été prises par certains organismes vitaux:
- Les guichets bancaires vont être fermés le 31 décembre.
- Maroc Telecom s'est engagé à sécuriser les numéros d'appel d'urgence pour garantir leur fiabilité et disponibilité. L'opérateur prévoit également le non-arrêt de ses services même en cas de non-paiement de factures et ce, pour les premiers jours du mois de janvier. Pour la gestion de la facturation, Maroc Telecom va avancer sa date pour ne pas coïncider avec le 31 décembre.
- Bank Al Maghrib va mettre à la disposition des opérateurs bancaires une liquidité suffisante pour répondre à la demande de paiement des fonctionnaires, des retraités, des boursiers et des militaires.
- La CNSS projette de payer toutes les prestations avant le 25 de ce mois, en plus de l'arrêt des opérations polycliniques les plus sensibles.
- Pour le jour J, le Ministère de la Santé a limité l'hospitalisation aux seuls cas d'urgence.

Rachid JANKARI

(1) Le coût de cette étude financée par la Banque Mondiale est de l'ordre de 497.000 Dollars.

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