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Affaires

Pourquoi un fabricant de composants électroniques choisit le Maroc

Par L'Economiste | Edition N°:1442 Le 22/01/2003 | Partager

. De l'assemblage pur et simple, il décide de construire une usine de production à la Technopole de Casablanca. Le Maroc présente, certes, de nombreux atouts, mais des contraintes doivent encore être corrigéesLe Maroc continue à attirer les multinationales à la recherche notamment des bas coûts de main-d'oeuvre. C'est le cas de la société française EGIDE, spécialisée dans la fabrication de composants électroniques. Cette multinationale dispose depuis 1998 d'un partenaire indépendant implanté à Casablanca, dont l'activité est l'assemblage de composants électroniques. Il s'agit de la société CIEA (Casablanca International Electronic Assembly) . Quelques mois plus tard, ce groupe revoit ses projets sur le Maroc en construisant une usine à la Technopole de Nouaceur. Baptisée EGIMA, cette dernière est opérationnelle depuis juin 2002.A partir de cette date, l'unité casablancaise devient le quatrième site industriel du groupe à travers le monde (un principal en France dans le Vaucluse et deux autres aux Etats-Unis et l'Angleterre).Outre une main-d'oeuvre à bon marché, le choix du Maroc a été aussi motivé par les coûts de production, explique Didier Martin, directeur commercial d'EGIDE. D'où la décision de construire une usine.Coût de l'investissement comprenant la construction et les équipements: près de 4,3 millions d'euros (environ 44 millions de DH).Concernant le terrain, EGIDE a signé un contrat-bail d'une durée de 40 ans. “Nous sommes seulement propriétaires des murs et des équipements”, ajoute Martin.Aujourd'hui, tous les produits fabriqués sont destinés à l'export, principalement au marché français. Si pour ces investisseurs, le Maroc présente des atouts non négligeables, des contraintes existent encore. Il s'agit notamment “des coûts annexes de production trop élevés de l'eau, de l'électricité et surtout des gaz industriels qui sont beaucoup plus chers au Maroc qu'en France”. S'ajoutent, selon Martin, les coûts complémentaires et la complexité liée au système douanier.“Il faudrait trouver des règles douanières beaucoup plus souples pour encourager les investisseurs”. Le site, construit à la Technopole et qui vient en complément des activités d'assemblage et de contrôle, dispose d'une chaîne de traitement de surface permettant de réaliser des dépôts de protection nickel dorure des boîtiers. De plus, ajoute Martin, EGIMA a installé une station de traitement des rejets liquides et gazeux qui respectent les normes environnementales internationales en vigueur.Dès le premier coup d'oeil, le visiteur est frappé par l'aspect ultramoderne des équipements. Une véritable usine high-tech. Des employés, surtout des femmes, s'activent avec dextérité en manipulant des composants électroniques. Selon Didier Martin, “la microtechnologie requiert une main-d'oeuvre fine et qualifiée. Au Maroc, il existe des assembleuses de très haute qualité. Elles sont parfois plus performantes qu'en France”. D'où le nombre important de femmes qui travaillent au sein de l'unité.Cette dernière emploie au total un effectif d'une quinzaine de personnes, composé de deux ingénieurs français délocalisés et surtout d'employés recrutés sur place (une chimiste, des techniciens de maintenance, ainsi que de la main-d'oeuvre d'assemblage). Aujourd'hui, l'usine installée à la technopole de Nouaceur ne fonctionne pas à plein régime. A l'origine, la crise que traverse le groupe à l'international due à l'éclatement de la bulle des NTIC. L'année 2001 a été pour le groupe une période noire au cours de laquelle il a souffert de l'arrêt de nombreuses commandes. En 2000, le chiffre d'affaires, tous sites confondus, s'est élevé à 127 millions d'euros. En 2002, il n'était plus que de 24 millions d'euros.Malgré ce contexte, le groupe ne compte pas baisser les bras et se montre confiant dans le développement de ses différents sites.


Bouleversements

La société française EGIDE est spécialisée dans la production et la distribution des boîtiers électroniques. Ceux-ci sont notamment utilisés dans l'industrie spatiale, l'aéronautique civile et militaire, ou encore l'industrie des télécommunications. Créée en 1986, EGIDE a démarré avec la production des “composants d'encapsulation” pour les besoins de l'industrie militaire française. Au cours de ces dernières années, les télécommunications ont constitué le moteur d'expansion de la firme. Cotée en Bourse en 1999, elle s'est affirmée en devenant le principal fournisseur des leaders de très hauts débits à travers le monde. Depuis 1995, l'activité du groupe s'est orientée vers les télécommunications. En décembre 2000, EGIDE a fait l'acquisition de la société américaine Electronic Packaging Products (EPP), spécialisée dans la fabrication de boîtiers pour l'électronique et l'opto-électronique. Cette acquisition lui a permis de développer de façon significative sa présence en Amérique du Nord. Le démarrage de la nouvelle unité au Maroc permettra à EGIDE de développer de nouveaux marchés.Hicham BENJAMAA

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