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    Economie

    Plan Maroc vert: L’approche d’Akhannouch

    Par L'Economiste | Edition N°:2785 Le 27/05/2008 | Partager

    . L’agrégation pour parer au morcellement. 40.000 ha du foncier collectif à mobiliser «Il n’y pas de recette miracle ou de stratégie à inventer pour faire de l’agriculture marocaine une activité productive, compétitive et donc rentable», précise de prime abord le ministre de l’Agriculture. Il suffit d’examiner les expériences réussies pour en déceler les secrets. Copag tout comme l’Association de producteurs d’ovins et caprins ont fortement réussi à accroître les revenus de leurs adhérents tout en fournissant le marché en produits de qualité. A l’exportation, le Maroc dispose aussi de champions nationaux reconnus mondialement. Et le ministre de citer les agrumes, les primeurs et autres maraîchages du Souss qui sont massivement exportées en Europe. Par ailleurs, les fraises produites dans le nord ont connu un développement spectaculaire s’exportant non seulement vers les marchés traditionnels mais aussi sur des débouchés aussi exigeants que le marché britannique. Or, l’ensemble de ces réussites repose sur deux facteurs communs qu’on retrouve au demeurant dans les success stories internationales. Le premier tient à l’organisation des producteurs, à plus ou moins large échelle, et leur regroupement autour d’un «agrégateur», opérateur performant et structuré à même de fédérer la filière selon une empreinte régionale ou locale assez forte. Le second levier n’est autre que l’investissement qui doit être conçu tant en termes financier que managérial. «C’est décisif», souligne Aziz Akhannouch. Voici pour le constat. Comment alors faire déployer ces deux facteurs? La mobilisation des terres collectives est avancée comme principal levier. Et on table sur 40.000 ha/an pour un investissement privé de l’ordre de 10 milliards de DH. Seulement, si des ingrédients peuvent être aisément trouvés pour les capitaux, il en va autrement du foncier collectif, font remarquer des professionnels. L’entreprise de dessaisir des ayants droit de la gestion de terres qu’ils occupent depuis de nombreuses générations ne serait chose aisée. Du moins, dans un premier temps. De plus, le secteur agricole met en équation divers départements ministériels qu’il faut convaincre pour rallier leur adhésion. Qu’importe, rétorque Akhannouch. Il s’agit d’abord d’un projet de règne. Ensuite, il n’y a pas de situation pour laquelle il n’existe pas de mécanismes. Toujours est-il que le plan Maroc vert sera piloté par une agence nationale où toutes les composantes seront représentées. Plus encore, cet organisme aura pour mission de jouer le rôle de facilitateur entre les différentes parties prenantes: administration, investisseurs et ayants droit sur les terres collectives. Mais ce qui conforte le plus la vision d’Akhannouch, est ce réservoir de la demande en investissement insatisfaite qui résulte des deux tranches de l’opération bail du domaine privé de l’Etat. Les 80.000 ha cédés au privé ont répondu à 20% de cette demande. A. G.

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