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    Economie Internationale

    Pétrole: Les cours au plus haut

    Par L'Economiste | Edition N°:3502 Le 06/04/2011 | Partager
    Le Brent reste au-dessus de 120 dollars
    Resserrement de la politique monétaire chinoise

    Les cours du brut pourraient atteindre 200 dollars, voire 300 dollars, le baril si l'Arabie Saoudite venait à être touchée par une contestation de grande ampleur. C’est ce qu’a estimé l'ancien ministre saoudien du pétrole, cheikh Zaki Yamani.
    Hier mardi, le baril de Brent de la Mer du Nord pour livraison en mai ressortait à 120,34 dollars. Il avait atteint, lundi, 121,29 dollars, un niveau sans précédent depuis plus de deux ans et demi. Le baril de light sweet crude (WTI) pour la même échéance lâchait 71% à 107,76 dollars. Il était monté la veille jusqu'à 108,78 dollars, un record depuis septembre 2008.
    Les cours du baril, qui évoluaient déjà en repli depuis les échanges asiatiques, ont accéléré leur recul après l'annonce par la Banque centrale chinoise d'un relèvement des taux d'intérêt de référence de 25 points de base. Les opérateurs redoutaient que ce nouveau resserrement de la politique monétaire chinoise, destinée à juguler la forte inflation du pays, soit susceptible d'affecter la demande énergétique du géant asiatique, deuxième consommateur mondial de brut derrière les Etats-Unis.
    Les cours du brut restent solidement soutenus par la guerre civile en Libye, d'autant que les tensions restent vives dans l'ensemble de la région du Moyen-Orient. Les cours ont toutefois été pénalisés par certaines annonces sur le front de l'offre. Un tanker devait arriver, hier mardi, dans le port de Tobrouk pour le premier chargement de pétrole assuré par les rebelles après une période d'arrêt total des exportations, depuis l'intervention de la coalition internationale. La Libye produisait 1,6 million de barils par jour d'or noir avant la crise (moins de 2% de la consommation mondiale), qu'elle vendait en grande partie vers l'Europe. A noter que l’UE n'a pas d'objections concernant l'achat éventuel de pétrole aux rebelles libyens du moment que les revenus tirés de cette transaction ne profitent pas au régime du colonel Kadhafi.
    Par ailleurs, le gouvernement gabonais est parvenu à un accord avec les ouvriers du secteur pétrolier et la production de 220.000 barils par jour du pays devrait redémarrer rapidement. Entamée jeudi dernier, une grève dans le secteur pétrolier avait provoqué l'interruption de la quasi totalité de la production d'or noir du Gabon, mais ce mouvement a pris fin lundi soir, les grévistes ayant obtenu satisfaction.
    Les opérateurs surveillaient aussi la situation au Nigéria, où les élections législatives, présidentielles et locales ont été reportées en raison de multiples problèmes d'organisation.

    F. Z. T.

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