×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

OMS: Les médicaments encore trop chers!

Par L'Economiste | Edition N°:2252 Le 10/04/2006 | Partager

. Le Maroc élabore sa politique pharmaceutique nationale. Les pays développés raflent le marché mondialCOMMENT concilier santé publique et intérêts de l’industrie pharmaceutique? C’est l’un des thèmes retenus par la Commission indépendante sur les droits de propriété intellectuelle, l’innovation et la santé publique (basée à Genève), qui vient de présenter son rapport annuel à l’OMS. Ce document renferme plus de 50 recommandations devant servir de feuille de route en vue d’assurer l’accès des pauvres dans les pays en développement aux technologies médicales essentielles et plus particulièrement, aux produits permettant de diagnostiquer, de prévenir et de traiter les maladies qui les affectent en priorité. Intitulé «Santé publique, innovation et droits de propriété intellectuelle», le rapport mentionne que plus de la moitié de la population dans les parties les plus pauvres de l’Afrique et de l’Asie n’ont pas régulièrement accès aux médicaments essentiels qui existent déjà. Selon le rapport, l’industrie pharmaceutique doit réduire le prix de ses médicaments vendus aux pays pauvres. D’autant plus que chaque année, des millions de gens meurent, faute de pouvoir acheter des traitements trop chers, déplore Ruth Dreifuss, présidente de la Commission sur la santé, l’innovation et les droits de propriété intellectuelle de l’OMS. Lors du lancement du rapport à Genève, le DG de l’OMS, Lee Jong-wook, a rappelé que des maladies évitables tuent chaque année 10 millions d’enfants dans le monde, faute de vaccin ou de traitement. A noter que ce débat était, des années durant, au centre d’une polémique entre les pays pauvres et riches. Le Maroc est concerné puisqu’il s’agit d’un combat pour le droit à la santé. Dans le cadre de sa politique du médicament, le ministère de la Santé a exonéré des droits et taxes de certains médicaments de traitement des maladies chroniques, encouragé le générique puis renforcé le rôle du Laboratoire National de Contrôle du Médicament en le dotant en moyens humains et financiers. Le ministère a adopté en outre la centralisation des commandes et des achats. Dans la perspective de l’atteinte des objectifs de développement du millénaire d’ici l’horizon 2015, il a été convenu de produire un document de politique pharmaceutique nationale et de définir une stratégie de sa mise en œuvre dans le cadre d’un programme national du médicament et de la pharmacie. Et ce, en concertation avec l’ensemble des acteurs publics et privés.Qu’en est-il des aspects économiques de l’innovation et de l’accès? Les pays développés raflent le tout à en croire le marché pharmaceutique mondial par régions (2004-2005). «Les pays en développement, où vivent plus de 80% de la population mondiale, ne représentent que 10% d’un marché de 650 milliards de dollars», avait indiqué le 3 avril Dreifuss, lors de la présentation du rapport à Genève. Elle a également signalé que l’Afrique représente seulement 1,1% du total du marché mondial des médicaments. Et les brevets? Le rapport précise que la décision de l’OMC (cf. www.leconomiste.com) de permettre aux pays pauvres touchés par de graves maladies infectieuses (malaria, tuberculose, sida) d’importer des médicaments génériques, n’a encore été utilisée par aucun pays importateur. Le document appelle les entreprises pharmaceutiques à «éviter de déposer des brevets» dans les pays à faible revenu et ces derniers à légiférer pour pouvoir recourir aux licences obligatoires, qui permettent à une société de copier un médicament sous brevet.


Recommandations

LE rapport (en cours d’examen) appelle notamment les Etats à supprimer «tous les droits de douane et taxes» sur les médicaments. Les pays développés et l’OMC devraient prendre des mesures pour assurer la mise en oeuvre des dispositions de l’article 66.2 de l’accord sur les ADPIC (accord sur les aspects sur les droits de propriété intellectuelle) et pour rendre effectif le transfert de technologie pour la production de produits pharmaceutiques conformément au paragraphe 7 de la Déclaration de Doha sur l’accord sur les ADPIC et la santé publique (www.who.int).Fatim-Zahra TOHRY

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc