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Oh, la vilaine caricature !

Par L'Economiste | Edition N°:2274 Le 12/05/2006 | Partager

L’Economiste a eu droit à un sit-in en règle jeudi 11 mai. Une centaine d’employés de la Cnops, se revendiquant de l’UMT(1), ont manifesté devant les bureaux du journal à Rabat. Au menu, slogans hostiles et surtout dénonciation d’une caricature publiée dans notre édition du 8 mai. Il fallait s’y attendre, l’affaire des caricatures du Prophète a fini par donner des idées, y compris les plus saugrenues. La caricature en question avait accompagné un entretien du directeur de la Caisse où ce dernier dévoilait notamment un plan de départs pour le personnel difficilement redéployable. Ce sera-là un des enjeux de la réforme en cours dans la perspective de l’AMO. Autrement dit, dégraisser pour mieux rebondir. Pas étonnant pour une caisse d’assurance, aux relents bureaucratiques persistants, et qui met parfois plus de six mois pour rembourser les dossiers maladie. Mais ça on le savait, bien entendu. Ce qu’on savait moins en revanche c’est qu’une caricature pouvait enflammer autant le débat. De toutes les manières, c’est à la conscience de chacun et au débat démocratique de faire la part des choses. On peut ne pas être d’accord, ne pas avoir le sens de l’humour, mais cela n’en fait pas un délit. Quant aux slogans et insultes, ils sont totalement inadmissibles.Encore une fois, ne pas céder sur la réaffirmation de ces principes de liberté d’expression ne nous dispense pas de comprendre pourquoi cette réaction coïncide comme par hasard avec les tentatives de réformes engagées par la direction. Bien évidemment, lorsque les syndicats s’en mêlent et que le directeur se croit obligé de revenir sur une partie de ses déclarations, cela donne à cette surenchère d’autres soubassements.Le sit-in semble donc une manière d’attaquer le management de la Caisse sur la réforme. C’est ce qu’on pourrait appeler un cheval de Troie pour déstabiliser le directeur en aiguisant des antagonismes sur une soi-disant dignité du personnel bafouée par une caricature. Tel est l’un des principaux enjeux derrière cet embrasement.--------------------------------------------------------------------------------(1) Une opération à laquelle le QG du syndicat à Casablanca et à Rabat, contacté par L’Economiste, affirme ne pas avoir donné son aval.

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