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Par L'Economiste | Edition N°:2274 Le 12/05/2006 | Partager

Editorial: Les fraises et les autres

Dernièrement, des fraises marocaines auraient été interdites d’accès sur le marché allemand. Et cela, non pas en raison d’un visa irrégulier mais d’un taux élevé de substances jugées nuisibles à la santé. Les mêmes fraises, parfois même de qualité inférieure sont vendues au Maroc dans les marchés, les souks et les rues. Il en est de même pour d’autres produits tels que la menthe, un sujet maintes fois débattu. Aucun contrôle sanitaire ne s’effectue avant leur mise sur le marché. Une carence du dahir relatif à la répression des fraudes. Aujourd’hui, l’importance des échanges internationaux et le danger potentiel généré par l’ingestion des produits agricoles contaminés par des produits chimiques et/ou OGM, nous pousse à tirer la sonnette d’alarme sur l’application des dispositifs législatifs nationaux. Cela afin d’assurer la pérennité de nos échanges commerciaux nationaux et internationaux et préserver la santé du consommateur et des touristes.L’utilisation des pesticides dans une agriculture moderne s’avère nécessaire, voire indispensable. Reste que le mode d’emploi est à revoir par les agriculteurs. L’alternative à ce dangereux dilemme réside dans un encadrement très étroit des entreprises agricoles, vendeurs et conditionneurs par les ONG et les instances compétentes. En effet, les ONG sont une des parties prenantes des entreprises. Elles observent leurs pratiques et traduisent les attentes de la société civile sur leurs comportements. Certaines ONG les dénoncent, d’autres choisissent la voie du partenariat avec les entreprises qui veulent évoluer, sur un plan social ou environnemental.Dr Bouazza KHERRATIPrésident de l’[email protected]


Eco-Info

. Pesticides: La convention de RotterdamInitiée par la FAO et le PNUE, la convention de Rotterdam doit permettre aux 73 Etats signataires de réduire les risques liés à l’utilisation des pesticides par le biais d’un consentement préalable à leur importation. En vertu de cette procédure, les exportateurs de certains produits chimiques, inscrits sur une liste spécifique en fonction de leur nocivité, doivent obtenir le consentement préalable du pays importateur avant de procéder à l’expédition. Dès lors, tout produit chimique est soumis à cette procédure. Un «document d’orientation de décision» fait état des renseignements sur le produit et indique les décisions réglementaires qui ont été prises en vue de l’interdire ou de le réglementer strictement pour des raisons de santé ou de protection de l’environnement. Ce document d’orientation de décision est distribué à tous les pays importateurs. Ceux-ci ont neuf mois pour répondre et faire connaître leur décision concernant les futures importations de ce produit chimique. Cette réponse peut consister en une décision finale (d’autoriser l’importation du produit chimique, de ne pas en autoriser l’importation du produit, ou de permettre son importation sous certaines conditions bien précises) ou en une réponse provisoire. Les décisions prises par les pays importateurs doivent être neutres sur le plan commercial (c’est-à-dire qu’elles doivent s’appliquer de la même manière aux produits de fabrication nationale et aux importations). Les décisions des pays importateurs sont ensuite communiquées à l’ensemble des parties. Les pays exportateurs sont tenus par la convention de prendre des mesures  pour veiller à ce que les exportateurs relevant de leur juridiction respectent ces décisions. La convention inclut plusieurs pesticides très toxiques, notamment le monocrotophos et le parathion, ainsi que cinq formes supplémentaires d’amiante, dont le chrysotile, qui représente 90% de l’amiante vendu dans le commerce. Au total, 22 pesticides dangereux sont concernés.Rappelons qu’à l’heure actuelle, 70.000 produits chimiques différents sont disponibles sur le marché mondial, auxquels viennent s’ajouter chaque année 1.500 nouvelles substances. Par ailleurs, un grand nombre de pesticides interdits ou strictement réglementés dans les pays industrialisés continuent d’être commercialisés et utilisés librement dans les pays en développement.AMPOC-Ké[email protected]. Paraben et cancer du sein?elon une récente étude américaine, la présence du paraben dans les tissus cancéreux est probablement à l’origine de la maladie. Cette étude a incriminé l’utilisation abusive des déodorants et des antiperspirants. Mais elle est biaisée par le manque d’échantillons tissulaires «témoins», par l’absence de renseignements précis sur la prise antérieure de médicaments (pouvant contenir des parabens), etc.Le méthylparaben à faible action œstrogénique représentait environ 60% du total des parabens, les autres étant les ethyl-, n-propyl, n-butyl- et isobutyl-paraben. Cette étude mérite aussi d’être discutée du fait de ses limites. Des études complémentaires sur la toxicité des parabens sur la reproduction et le développement sont nécessaires afin  de vérifier leur innocuité en tant queconservateurs dans les produits cosmétiques, les aliments et les médicaments. Il faut aussi insister sur le rôle potentiel de l’accumulation néfaste dans les tissus graisseux de l’organisme et notamment du sein, de différentes substances à action oestrogénique. Il s’agit des:- œstrogènes physiologiques: concentration élevée entre la puberté et la ménopause, avec variation selon le cycle, - œstrogènes médicaux: pilule contraceptive, traitement substitutif de la ménopause, - phyto-œstrogènes: aliments comme les germes de soja, - organochlorés (DDT, diélidrine, lindane): pesticides et herbicides de l’environnement contaminant certains produits alimentaires, - biphényls polychlorés: résidus de l’industrie électrique contaminant certains produits alimentaires, - dioxines polychlorées: résidus des incinérateurs pouvant être inhalés ou pouvant contaminer certains produits alimentaires, - bisphénol A: résines époxy, plastiques polycarbonés, - phtalates: plastiques, - alkyl phénols (nonyphénol, etc.): détergents, - métallo-œstrogènes: cadmium dans la fumée de cigarette, ions métalliques dans l’eau et l’alimentation, - cosmétiques: certains parabens, sels d’aluminium, certains filtres solaires, triclosan, phyto-œstrogènes, Aloe vera (anthraquinones), crèmes augmentant la taille des seins (8-prénylnaringénine, miroestrol/déoxymyrestrol), [email protected]


Conseils: Comment acheter et conserver vos fraises

La peau de la fraise doit être brillante, rouge uniforme avec une queue bien verte. Les fruits mous, ternes ou moisis sont à écarter. Ils doivent être passés sous l’eau du robinet. Il ne faut pas les faire tremper dans des seaux et ne les équeutez qu’après le lavage. Les fraises sont très fragiles. Elles doivent être conservées deux jours au frais (1-5 °C) dans un récipient hermétique au réfrigérateur. Mais de préférable, il vaut mieux les consommer à l’état frais ou à défaut les faire sortir du réfrigérateur une heure avant consommation. Il est très recommandé de consommer la fraise. Elle contient des minéraux tels que magnésium 11 mg/100 g, potassium (265 mg/100 g) et phosphore (29 mg/100 g), et des vitamines notamment C (49 mg/100 g). Ses graines, les akènes, stimulent le transit intestinal.Reste qu’à côté de ses bienfaits, le fruit consommé peut provoquer une réaction allergique chez les personnes hypersensibles à l’histamine libérée dans l’organisme. Cela se traduit par des irritations de la peau ou de l’urticaire. A ce niveau, nous conseillons tout simplement l’abstinence.Mohammed OUHSSINEAMPOC-Ké[email protected]

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