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Nouveaux Masters: Les écoles demandent un sursis

Par L'Economiste | Edition N°:1517 Le 13/05/2003 | Partager

. La circulaire interdisant l'appel- lation est mal tombée. Les campagnes de promotion sont presque achevéesA partir de la rentrée universitaire prochaine, le Master, diplôme postgrade, deviendra une exclusivité d'Etat. C'est ce qu'a signalé, dans une récente circulaire, le ministre de tutelle, Khalid Alioua, à l'ensemble des opérateurs publics et privés. Ces derniers, pour être en conformité avec les objectifs d'harmonisation de la réforme, se sont vu interdire la dispense et la délivrance de ce type de diplôme. Les opérateurs manifestent leur adhésion au plan Alioua. L'instauration d'un système universitaire calqué sur le modèle européen uniformisé n'est pas critiquée. Il en est autrement du timing. De la même façon que son prédécesseur Najib Zerouali, Alioua a édité sa circulaire en pleine campagne de recrutement des écoles privées. Pis, le gros des budgets de communication est déjà consommé après la tenue du Forum de l'étudiant. Abdelali Benamour, président de la Conférence des Grandes Ecoles, une des associations représentatives du secteur, a déclaré à L'Economiste qu'«il n'était pas exagérément inquiet par rapport à la réforme«. Il a toutefois tenu à préciser qu'il considérait que la circulaire est tombée de manière tardive, ce qui réduit le champ de manoeuvre des écoles privées pour communiquer à leurs nouvelles recrues les changements qui interviendront. Benamour a déclaré aussi que son association a déjà saisi le ministère de tutelle pour lui exposer ses doléances. «Nous avons demandé au ministre un moratoire d'une année pour réussir notre transition vers le nouveau régime des études universitaires«.Celui-ci, rappelons-le, est structuré autour de trois niveaux de diplômation: 3 (licence); 5 (Master) et 8 années (doctorat) après le bac. Et d'autre part, la notion d'année universitaire cédera la place à celle de semestre où «une grande latitude est donnée aux professeurs pour gérer l'enseignement de leurs modules et déterminer les dates d'examen«, affirme-t-on au ministère de l'Enseignement supérieur.La licence sera ou bien professionnelle (LP) ou d'études fondamentales (LEF). Elle se préparera désormais sur 6 semestres, soit l'équivalent de trois années de l'ancien régime. Le deuxième cycle prévu par la réforme concerne les Masters et les Masters spécialisés. Ceux-ci se prépareront sur 4 semestres, dont les deux premiers sont sanctionnés par une Maîtrise. Enfin, les futurs docteurs devront cumuler au minimum 6 semestres après le Master.Par ailleurs, la bagarre des appellations entre le ministère et les opérateurs et les écoles privées ne date pas d'hier. La polémique sur les diplômes délocalisés en est une illustration. La tutelle a argué d'une exclusivité de l'Etat sur les titres de DESS et DEA pour interdire (sans jamais arriver à l'imposer) ce type de diplôme.


Accréditation

Les titres et diplômes, dont les appellations appartiennent à l'Etat (DEA, DESS, Master, ingénieur…), peuvent sur accréditation être délivrés par des écoles privées. Un décret en date du 9 février fixe les modalités d'accréditation. Cependant, cette procédure n'a jamais été activée par les opérateurs. En premier lieu parce qu'elle reviendrait à faire délivrer par le privé un diplôme d'une université marocaine. Or, toute la logique du privé (à deux exceptions près) est de «vendre« une qualité d'enseignement plus valorisante que ce que propose le système national. Adil HMAITY

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