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Affaires

Kempinski revoit ses ambitions à la hausse

Par L'Economiste | Edition N°:1517 Le 13/05/2003 | Partager

. La chaîne hôtelière allemande implante sa direction régionale Afrique à Marrakech. Un hôtel de 400 chambres ouvert bientôt à Agadir, et pour trois autres, des négociations sont en coursDeux ans après son arrivée dans l'hôtellerie marocaine, le groupe Kempinski, chaîne internationale de gestion hôtelière, revoit à la hausse ses ambitions. La multinationale allemande, qui assure actuellement la gestion du complexe du Palais des Congrès de Marrakech, a décidé de baser son QG régional pour l'Afrique au Maroc, promu au rang de plate-forme de développement pour le reste du continent. En coordination avec Genève où se trouve le siège social du groupe, la politique de développement de Kempinski sur le continent sera pilotée à partir de Marrakech avec un encadrement marocain, insiste Willy R. Optekamp, directeur régional de Kempinski pour la zone Afrique. Le prochain hôtel sur le continent ouvrira à Bamako dans quatre mois alors que le Burkina Faso et le Tchad sont finalisés. Il ne reste plus que quelques détails pour arrêter la date d'ouverture des hôtels. Pour le Cameroun et le Sénégal, les tractations continuent avec les promoteurs. Tout cela ouvre à nos collaborateurs un espace de projection pour leur carrière professionnelle, confie le DG Afrique de Kempinski International. Au Maroc, considéré comme un poids lourd de l'industrie touristique en Afrique par l'état-major de la chaîne allemande, Kempinski avance petit à petit ses pions. Une deuxième unité cinq étoiles de 400 chambres sous son enseigne ouvrira bientôt à Agadir. Le promoteur de l'hôtel est un investisseur saoudien avec lequel le groupe avait engagé des discussions depuis plus d'un an. Les négociations sont par ailleurs avancées avec trois autres promoteurs à Casablanca, Fès et Rabat, révèle Willy R. Optekamp. En deux ans, et si les discussions en cours s'avèrent concluantes avec les promoteurs, Kempinski aura porté son portefeuille à cinq unités, un objectif minimal pour se frayer une visibilité commerciale sur la destination.Que cette chaîne internationale, dont la spécialité est d'exploiter les hôtels de luxe et les palaces dans les grandes métropoles décide de monter en charge sur le Maroc, est une excellente chose. A bien des égards, ce choix confirme que son management adhère à la stratégie de développement du secteur touristique tracée par la vision 2010. . La chaîne face aux méthodes des syndicats locauxMais tout cela pourrait être menacé par les méthodes musclées des syndicats. A Marrakech, Kempinski vient d'être confrontée à la première fronde sociale dans la seule unité hôtelière dont elle a aujourd'hui la gestion (le complexe du Palais des Congrès et l'hôtel Mansour Eddahbi). Ce n'est pas tant les revendications des salariés que rejette le responsable de Kempinski mais les méthodes utilisées par le syndicat. Pour appuyer un cahier de revendications présenté au management de l'hôtel au lendemain de l'expiration d'un accord de paix sociale conclu il y a deux ans, entre 300 et 400 employés se réclamant de la section de l'UMT ont fait irruption autour de la piscine à l'heure du déjeuner sous le regard ébahi des clients de l'hôtel, dont certains ont pris peur allant jusqu'à s'enfermer dans les chambres, selon le gestionnaire de l'établissement. Au même moment, des délégués dépêchés par des organisateurs du Congrès mondial de l'eau -une grosse manifestation de 3.000 personnes- et un constructeur automobile européen qui prévoit deux opérations d'incentive à Marrakech étaient présents. Le directeur de la zone Afrique de Kempinski, Willy R. Optekamp, d'origine allemande, habitué à la tradition syndicale germanique privilégiant le dialogue à la confrontation, est encore sous le choc: En dix-huit ans de carrière dans l'hôtellerie et le tourisme, confie-t-il, je n'ai jamais vécu pareille situation, confie-t-il. «Nous sommes prêts à discuter avec les représentants du personnel, en revanche, il est inadmissible d'intimider la clientèle et de mettre en danger l'outil de production», assure-t-il. A un moment où l'environnement international de l'industrie du tourisme est fragile, ce type d'agissement est une contre-publicité pour le Maroc, non seulement pour le tourisme, mais de manière générale, par rapport aux investisseurs étrangers, analyse Willy R. Optekamp, qui pourrait se poser des questions sur la législation sociale dans le pays. Alors que le complexe ne s'est pas encore remis financièrement des annulations d'incentives et de congrès (ce segment avait été durement touché par les effets du 11 septembre 2001 et la crise de l'Irak), Kempinski craint que les méthodes syndicales ne poussent les organisateurs de grosses opérations, dont le congrès mondial des infirmiers prévu le mois prochain (3.000 personnes), à se détourner vers d'autres pays. Le management qui se dit «ouvert à toute négociation» a porté plainte contre les meneurs du mouvement de sit-in. Il espère que la justice «mettra tout le monde devant ses responsabilités» et que les surenchères syndicales ne compromettront pas l'investissement et l'emploi. La confection textile en sait quelque chose. Abashi SHAMAMBA

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