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Politique Internationale

Nouveau Cinéma Français : Isabelle Adjani, Roger Hanin et la bande à Clavier marquent la saison

Par L'Economiste | Edition N°:149 Le 13/10/1994 | Partager

Le circuit "Nouveau Cinéma Français" se poursuit. Pour la rentrée, quelque huit films, alliant le rire et l'émotion, sont programmés.

Le Nouveau Cinéma Français poursuit à la rentrée "l'offensive de charme" lancée au printemps dernier. Les films de ce cycle, organisé par le Service Culturel, Scientifique et de Coopération de l'Ambassade de France au Maroc, seront projetés à Casablanca, Fès, Meknès, Rabat, Salé, Settat, Tanger et Tétouan.

Grâce à la diffusion d'une sélection de films inédits au Maroc, il renoue des liens avec un public qui "l'avait quelque peu délaissé". Après "Grosse fatigue" de Michel Blanc, "Le Zèbre" de Jean Poir et, "Toxic Affair" de Philomène Esposito, "La Vengeance d'une blonde" de Jeannot Szwarc, d'autres réalisations joignant le suspense à la dérision seront présentées sous le label étoilé.

Ainsi, le 19 octobre prochain, et en présence de l'acteur Roger Hanin, le film "Grand Pardon II" marquera le début de la saison, suivi le 9 novembre par le film-événement du dernier Festival de Cannes, "La Reine Margot" de Patrice Chéreau avec Isabelle Adjani.

Une carte de fidélité valable pour l'ensemble du cycle est proposée au public assidu. Cette carte offre une septième séance gratuite, ainsi qu'une participation au tirage au sort final pour un séjour au Festival de Cannes 1995. Le programme, s'étalant d'octobre à décembre prochain, comprend quelque huit films.

La télé rend fou

Le mois d'octobre verra la projection de:

-"Grand Pardon II",
-"Cuisines et dépendances": un film de Philippe Muyl, avec Zabou, Jean-Pierre Bacri.

Jacques et Martine ont invité quelques amis dont une personnalité célébrée par tous les médias, ancien ami qu'ils n'ont pas vu depuis dix ans. Autour d'eux, plusieurs autres personnages aux motivations diverses complètent ce huis-clos. Une cuisine sert de décor et de révélateur... Les dialogues de ce film sont savoureux et la mise en scène rythmée, le tout servi par des interprètes plus vrais que nature. La pièce dont est tiré le film a été jouée près de 350 fois. Elle a accueilli 115.000 spectateurs et obtenu quatre Molières (I'équivalent du César pour le théâtre).

-"La vengeance d'une blonde": un film de Jeannot Szwarc, avec Christian Clavier, Marie-Anne Chazel, Clémentine Célarié. La télé rend fou. Regardez-les s'inviter les uns et les autres, jouer les gentils, velouter le regard, flatter le petit peuple. C'est probablement ce genre de pensée qui s'empare de la comédienne Marie-Anne Chazel qui écrivit une histoire. Comique évidemment. Tous les acteurs règlent leurs comptes à tous les mégalos et bidonneurs du petit écran. Enivré, grisé par la célébrité et courtisé de toutes parts, un animateur délaisse alors son épouse, qui n'entend pas se laisser ignorer...

Ce film est une satire sur l'univers des médias, et les aléas d'une soudaine notoriété, interprétée avec gaieté par le couple détonant des " Visiteurs".

En novembre, le public pourra découvrir:

-"Le Zèbre": un film de Jean Poir et, avec Thierry Lhermitte et Caroline Cellier. Fou d'amour pour son épouse, le sage notaire de province et anti-conformiste refuse la sagesse du quotidien. Il s'emploie par tous les moyens à ranimer les feux de la passion. Dans son adaptation fidèle du roman d'Alexandre Jardin, Jean Poir et joue avec tendresse et drôlerie sur le thème de l'amour éternel.

-"La vengeance d'une blonde"

-"La Reine Margot": un film événement du dernier Festival de Cannes, de Patrice Chéreau, avec Isabelle Adjani et Vincent Perez.

-"Le Grand Pardon II"

-"Tango": de Patrice Le conte, avec Philippe Noiret, Richard Boringer et Miou Miou. Lassé d'être trompé, Vincent tue froidement son épouse. Aux assises, il est acquitté. De son côté, Paul cultive l'infidélité mais ne peut supporter que sa femme le quitte un jour. Il préférerait encore être un veuf éploré qu'un ex-mari pas tout à fait libre. Avec son oncle l'EIegant, juge au procès de Vincent, il va entraîner ce dernier à la recherche de Marie pour la supprimer. L'humour si cher à Patrice Leconte anime de bout en bout cette équipée insolite, ponctuée de rencontres et de dialogue incisifs.

Jeux troubles

Enfin, pour le mois de décembre, deux films sont programmés:

-"Profil Bas", de Claude Zidi. Patrick Bruel. Sandra Speichert et Jean Yanne jouent des coudes dans ce film d'action des temps modernes.

-"Les femmes n'oublient jamais": de Christopher Franck, avec Thierry Lhermitte, Maruchka Detmers et Nadia Fares. Julien mène une vie heureuse entre Anne, son épouse et leur jeune fils Charles. Pourtant, un soir, il se laisse attirer par une belle inconnue dans une aventure sans lendemain. Du moins le croit-il...Car la mystérieuse Angela va s'appliquer à troubler peu à peu son existence . Dans son dernier film, Christopher Franck mêle avec habileté un suspense constant et une juste peinture des caractères.

Profil Bas

Après les "Ripoux", retour en compagnie de Claude Zidi dans les coulisses de la police où se fabriquent flics pourris et magouilles en tous genres. Film d'action des temps modernes, dont la sortie a été programmée en 1994, "Profil bas" met en scène cette fois-ci un jeune flic désabusé, Julien Segal (Patrick Bruel) confronté à un supérieur corrompu et à un voyou bien protégé. Pour sauver sa vie et tirer son épingle d'un jeu aussi embrouillé, Julien devra retrouver la rage de se battre et monter une combine encore plus pourrie que celle dans laquelle on voulait le piéger.

Patrick Bruel est présenté comme un héros "en creux" au début du film, et un Fanfan la Tulipe et amant magnifique à la fin.

Plus polar que comédie, ce film joue de tous les ingrédients classiques avec des dialogues saignants, des cascades spectaculaires et des scènes dénudées où les jolies filles se succèdent. Juste ce qu'il faut pour construire une histoire banale et une heure et demie de divertissement.

Sandra Speichert est celle qui fait craquer Bruel. D'autant qu'on la voit plus souvent nue qu'habillée. Dommage que son rôle, parfois cliché, ne lui laisse pas exploiter davantage une nature qui affleure à tout moment. Elle a un talent et une anatomie qui feront parler d'elle. Didier Bezace, interprète le rôle du commissaire corrompu, mais la découverte du film, c'est Arnaud Giovaninetti. Celui-ci incarne un jeune brigand qui défie Bruel dans le plus fol affrontement du film. Pourtant, le scénario n'est pas d'une rare originalité, même s'il s'appuie sur des anecdotes piquées dans les moeurs des flics. Le filmage de l'ensemble n'est pas non plus d'une innovation frappante, mais le réalisateur s'impose la contrainte de ne pas ennuyer le spectateur: dialogues, actions rapides (mais parfois excessives), visions chaudes (parfois complaisantes) sur les quelques dames de l'histoire...

Il faut attendre le dernier tiers de l'histoire pour retrouver, plus radicale que jamais, la vraie nature désespérée de Claude Zidi et sa vision négative des institutions. Dans I'avant dernière scène, parmi les flammes d'un incinérateur à ordures, tout est dit: ce monde est pourri, l'organisation policière, du haut en bas, n'est qu'immondices. Mais rien ne sert de la changer: c'est sa nature. Poursuivant sa constante entreprise de démolition des coulisses policières, la mise en scène de Claude Zidi est ferme et rythmée et ne laisse pas de place aux indécisions et aux temps morts.

M.O

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