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Politique

Nominations royales
Les chantiers qui attendent Benmoussa

Par L'Economiste | Edition N°:2216 Le 17/02/2006 | Partager

. Redorer le blason du ministère de l’Intérieur. Mener à terme l’INDH. Participer à la politique économiqueQUI l’eut cru! Un polytechnicien à la tête du tout-puissant ministère de l’Intérieur. Cela n’a certainement rien de surprenant sous d’autres cieux. Au Maroc, c’est l’événement qu’une large frange de l’intelligentsia nationale salue. Sans doute parce que sa nomination sonne la probable fin du tout sécuritaire. Auprès des directions des partis politiques, c’est le même son de cloche. «On le connaît travailleur, attentif et surtout ouvert à toutes les idées et toutes les parties», dit de lui un membre de la direction d’un parti de gauche. Chakib Benmoussa, probablement le plus jeune ministre de l’Intérieur depuis l’indépendance -il est né en 1958- a, en effet, su convaincre en faisant ses preuves en tant que wali, secrétaire général du ministère de l’Intérieur depuis le 11 décembre 2002. «Il a, en tant que tel, pu donner une nouvelle image du ministère de l’Intérieur. Ce dernier n’est plus, comme par le passé, perçu comme le «grand méchant loup», dit un parlementaire.Mais, trêve de compliments, l’homme a du pain sur la planche au vu des chantiers qui l’attendent et qu’il a hérités, non seulement de son prédécesseur immédiat, El Mostafa Sahel, mais de tous ceux qui se sont succédé à la tête du ministère de l’Intérieur depuis l’indépendance. Son premier chantier est, dans cet ordre d’idées, de rétablir et reconquérir la confiance des citoyens. L’administration de l’Intérieur a «toujours fait peur et, de ce fait, une certaine appréhension à l’égard de ce département s’est installée chez toutes les couches de la population», explique un politologue. Ami de Benmoussa, il pense que «Chakib saura remettre les pendules à l’heure, celle de la nouvelle ère où le citoyen doit sentir et être convaincu, par exemple, que la police est là pour le protéger et aussi veiller à sa quiétude et assurer la protection de ses biens et non pour véhiculer la répression». Soit.Mais on oublie que Chakib Benmoussa est aussi versé dans le monde de l’économie et des affaires, qu’il a une vision somme toute fort intéressante, de la politique économique du Royaume. Libéraliste, il prêche une intégration à la mondialisation qu’il estime créatrice des «conditions d’une croissance économique soutenue et que ses bénéfices demeurent élevés et cela malgré les risques qu’elle comporte». Pour lui, le Maroc «a délibérément choisi de s’inscrire dans le cadre de la mondialisation économique et qu’il s’agit là d’une orientation stratégique irréversible». Intervenant, il y a moins de trois mois lors d’un colloque sur la mondialisation et les barrières non tarifaires, le nouveau ministre de l’Intérieur avait étonné par son franc-parler qui tranche nettement avec son flegme (www.leconomiste.com). Il avait alors qualifié la mondialisation de chance «parce qu’elle consolide l’ouverture des marchés traditionnels, ouvre de nouveaux marchés, favorise l’investissement et l’emploi et accélère la diffusion des connaissances et des technologies». A la même occasion, Benmoussa avait aussi affirmé, devant un important parterre d’hommes d’affaires que «ce choix stratégique (ndlr de la mondialisation) s’inscrit dans un cadre plus large et plus global de l’Etat». Il a ainsi fait référence aux «chantiers structurants mais interdépendants lancés» par l’Etat. A savoir le «chantier politique de mise à niveau par rapport aux valeurs universelles des droits de l’homme, de démocratie, de renforcement des fondements de l’Etat moderne». Mais aussi le chantier du développement humain à travers l’Initiative national de développement humain (INDH). A propos justement de l’INDH, des milieux proches de l’Intérieur assurent que Benmoussa en a été l’artisan, du moins dans son aspect technique. Il a, d’ailleurs, une opinion qui en résume parfaitement le but. L’INDH a «pour objectif, non seulement de corriger les dysfonctionnements qu’un système économique libéral génère, mais aussi d’aller plus loin en considérant l’investissement sur le capital humain et le développement de proximité comme un moteur complémentaire d’une croissance solide et durable». En devenant ministre, sa responsabilité concernant ce dossier monte de plusieurs crans. Liant ainsi le développement économique au développement humain, Chakib Benmoussa sera certainement appelé à faire impliquer davantage son département dans les choses de l’économie. Comment? On n’en sait encore rien. Mais on sait que le nouveau ministre de l’Intérieur avait déjà affirmé que «dans le choix assumé d’intégration dans la mondialisation, la première question qui se pose est comment mettre l’économie du Maroc sur un chemin rapide et irréversible de croissance durable et de compétitivité internationale de ses biens et services?». Une question qui, dit-il, interpelle les pouvoirs publics et le secteur privé sur plusieurs points. D’abord, sur les choix de politique économique (budget, monnaie, fiscalité, social…) qui pourraient placer le pays dans une position compétitive. Ensuite, ajoute Benmoussa, sur «l’attractivité du territoire en termes de disponibilité et de coût des services d’infrastructure et aussi sur le niveau de préparation de la réglementation et des recours. Enfin, sur la productivité des entreprises, l’étendue de la diffusion des nouvelles technologies et l’adaptation des ressources humaines. Chakib Benmoussa connaît donc ces chantiers puisqu’il les a déjà pratiqués. Disposera-t-il d’une marge de manœuvre conséquente pour faire aboutir les siens? Jamal Eddine HERRADI

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