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Monétique: Des cartes à puce dès 2006

Par L'Economiste | Edition N°:2161 Le 30/11/2005 | Partager

. Une campagne de sensibilisation sur les cartes bancaires. Visa installe un bureau régional à Casablanca. MasterCard devra suivre en 2006APRÈS les chèques, la campagne nationale pour une meilleure utilisation de la carte bancaire a démarré, mardi 29 novembre, à Rabat. Initiée par Bank Al-Maghrib, le Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM) et le Centre monétique interbancaire (CMI), cette opération se prolonge jusqu’au 21 février 2006. Elle sera étendue aux autres villes de Tanger à Laâyoune, en passant par Oujda, Fès, Marrakech, Agadir et Casablanca. L’objectif est double. Il s’agit de faire des cartes bancaires un moyen de paiement et de prévenir contre les risques de fraude. Cette initiative s’explique également par le développement de la monétique au Maroc. En septembre 2005, le pays a franchi la barre de 2,5 millions de cartes bancaires, contre à peine 500.000 en 2000. Au niveau des paiements, cette activité a enregistré un volume de 4,4 milliards DH les neuf premiers mois de 2005, en hausse de 25% par rapport à la même période en 2004.Lors de la séance inaugurale de cette initiative, Abdellatif Jouahri, gouverneur de Bank Al-Maghrib, a expliqué que la carte bancaire est une «manière de réduire l’emprise de la monnaie fiduciaire dans les règlements», située autour de 30%. Il a cependant déploré le cantonnement de l’usage des cartes bancaires au retrait de fonds. Un constat confirmé par Nadia Benabdellah, D.G du CMI. Pour elle, le paiement a représenté à peine 7% de l’usage des cartes par les porteurs marocains, loin de la moyenne régionale de 15%. Pour parer cette situation, Jouahri a appelé les banques à informer leurs clients sur les autres fonctionnalités de paiement et de crédit. Le Gouverneur de Bank Al-Maghrib a cependant rappelé le nécessaire respect par les établissements financiers «de leur devoir de conseil et information de la clientèle». Dans ce sens, un guide pratique d’utilisation de la carte bancaire a été élaboré et sera largement diffusé à l’occasion des campagnes régionales. Le renforcement du partenariat avec certains commerces a également été suggéré. Pour Benabdellah, un paiement de plus par an et par porteur rapprocherait le Maroc de ses voisins régionaux. Pour y arriver, plusieurs efforts sont menés. Le nombre de guichets automatiques (GAB) a atteint 2000, en hausse de 15% par rapport à 2004 et avec la mise en place de l’interopérabilité des paiements au niveau des automates bancaires et chez les commerçants. De 8.000 en 2004, le nombre de terminaux de paiement électronique (TPE) dans les différents commerces est passé à 10.000. Ce parc a également été modernisé afin de s’adapter à la norme EMV (Europay, Mastercard, Visa), avec l’introduction de la carte à puce, permettant des paiements plus sécurisés. «Actuellement, nous avons dépassé 50% pour les transactions de paiement traités par les terminaux EMV et notre objectif est d’atteindre 80% à fin 2005 et 100% à fin juin 2006», a déclaré le D.G du CMI. Une migration totale vers les cartes à puce se fera d’ailleurs à l’horizon 2006. D’autres initiatives sont menées en parallèle, comme celle de Crédit du Maroc qui a récemment lancé des cartes de paiement prépayées. Pour Othman Benjelloun, président du GPBM, les systèmes de paiement comptent «tant au niveau de la notation internationale des banques d’un pays que pour le développement des services bancaires et de la bancarisation qui demeure faible en ne dépassant pas 20%». Pour lui, beaucoup reste encore à faire. A commencer par la prévention contre la fraude et le développement de systèmes de paiement sécurisés sur Internet pour les besoins du commerce électronique. «L’encadrement réglementaire de ces paiements à travers des lois spécifiques sur la signature électronique et sur la protection de la vie privée constitue aussi un élément déterminant», a-t-il souligné. Des aspects sur lesquels Bank Al-Maghrib travaille d’arrache-pied. La banque centrale a mis en place un système de règlement brut en temps réel (RTGS) qui devra être opérationnel courant 2006. L’objectif est notamment de sécuriser les paiements des gros montants. A l’initiative de Bank Al-Maghrib, un comité national a également été institué. Composé des représentants des ministères de la Justice, du Tourisme, de la DGSN, du GPBM et du CMI, il est chargé de développer le dispositif normatif et de mettre à niveau les moyens techniques, en vue de mieux sécuriser la carte bancaire et de prévenir la fraude. La création d’un Conseil national des systèmes et des moyens de paiement est prévue dans ce sens. En attendant, la notoriété du Maroc en matière de monétique s’installe. En témoigne la décision de Visa d’établir, le 8 décembre prochain, son bureau régional pour l’Afrique francophone à Casablanca. MasterCard suivra en 2006.Tarik QATTAB

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