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Implantologie dentaire
Un 3e cycle délocalisé au Maroc

Par L'Economiste | Edition N°:2161 Le 30/11/2005 | Partager

. C’est une première nationale. Un programme payant ouvert aux praticiensCHIRURGIENS, parodentistes et autres praticiens, plus d’excuse. Pour pratiquer l’implantologie orale, une formation spécialisée est actuellement disponible au Maroc. Il y a de quoi se réjouir, sachant que c’est une spécialité qui n’est pas très développée, même dans les universités dans le monde. D’autant plus que le besoin se fait de plus en plus sentir avec des patients qui investissent énormément dans le traitement de leurs problèmes dentaires. Ils «investissent» parce que de fait, les implants oraux sont encore très chers! «Je ne peux pas préciser le coût exact. Cela dépend des cas, mais en moyenne, c’est entre 15.000 et 20.000 DH la dent», précise Mohammed Saâd Zemmouri, spécialiste en parodontie, implantologie orale et dentisterie esthétique. Zemmouri est également l’initiateur du projet de formation de troisième cycle en implantologie au Maroc. C’est une certification à l’anglo-saxonne, soit un «postgraduate» délocalisé en implantologie. La Faculté de médecine dentaire de Rabat a été choisie pour abriter ce programme. Organisé en huit sessions mensuelles de deux jours, celui-ci entre dans le cadre d’une convention entre l’Université de Rabat et la société allemande d’implantologie orale, DGZI. Cette coopération universitaire internationale offre par conséquent une double certification, délivrée conjointement par la Faculté de médecine dentaire et la DGZI. Elle donne, par ailleurs, accès au master et au Phd (équivalent du doctorat) en implantologie orale, en collaboration avec l’Université de Fribourg, en Allemagne. La dimension internationale de la formation ne s’arrête pas là. Car les dentistes, chirurgiens maxillo-faciaux et stomatologistes voulant s’inscrire peuvent provenir de différents pays, qui sont pour l’instant au nombre de sept: Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Mauritanie, Espagne et Portugal. «Il est possible de l’ouvrir à davantage de pays par la suite», indique Zemmouri qui est également délégué de la DGZI pour la région de l’Afrique du Nord.Au Maroc, sur le terrain, les spécialistes qui exercent régulièrement des opérations d’implantologie ne courent pas les rues. Ils ne seraient qu’une trentaine. Et ce ne sont pas forcément des praticiens spécialisés en implantologie. La plupart sont des chirurgiens et des parodentistes. Et s’ils sont habilités à le faire, c’est que «l’implantologie est en fait une synthèse de plusieurs spécialités», explique Zemmouri. De leur côté, les praticiens semblent assez enthousiastes pour une telle formation. Pour preuve, déjà une quinzaine d’inscrits pour la première session qui débutera janvier prochain. Et il serait difficile d’avancer que ce sont les conditions d’inscription à la formation qui ont encouragé les futurs étudiants. A commencer par le coût des cours qui s’élève au total à 4.500 euros pour les membres de la DGZI et 5.600 pour les non-membres. «Les frais sont largement justifiés par la qualité de la formation», argumente Zemmouri; «les formateurs sont des professeurs de renommée mondiale et qui vont provenir de plusieurs universités à travers le monde.Une séance inaugurale sera organisée le 13 janvier prochain en préparation à la première session qui suivra les 14 et 15 du même mois. La séance inaugurale sera gratuite et ouverte à tous les praticiens. Histoire de donner un avant-goût sur tout ce qu’il y a à gagner avec cette formation et évidemment, pour les réticents, tout ce qu’il y a à perdre.


Technique révolutionnaire

La pratique de l’implantologie dentaire n’est pas très courante au Maroc. La principale cause en est le coût élevé des opérations. L’implant dentaire est pourtant une trouvaille scientifique dont les chercheurs peuvent se féliciter. Le procédé consiste à installer une racine artificielle dans les os de la mâchoire. Une fois la racine intégrée, une dent artificielle est installée sur sa base. La dent implantée remplace parfaitement la dent naturelle, fonctionnellement comme esthétiquement. Le taux de réussite des opérations est, quant à lui, très élevé. «De plus de 99% pour la mandibule et plus de 95% pour le maxillaire», assure Zemmouri. L’implant oral constitue ainsi une solution miracle (durable et sûre) contre les cas d’édentation partielle et totale. Certains de ces cas ne trouvent de solution que dans la pose d’implants comme les parodontites juvéniles ou les parodontites rapidement progressives (PRP). Il faut dire que les techniques d’implantologie se sont tellement développées malgré l’histoire courte du procédé (premier cas dans les années 60, grande évolution dans les années 80). C’est même une pratique qui est sur le point de se revendiquer spécialité à part entière. Pour Saâd Zemmouri, il est plus que temps que la discipline soit reconnue à part entière.Ichrak MOUBSIT

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