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    Economie

    Minoterie industrielle : Un institut de formation pour aider à la restructuration

    Par L'Economiste | Edition N°:155 Le 24/11/1994 | Partager

    L'implication directe dans la formation est un des meilleurs moyens pour une profession de s'assurer des employés et des cadres opérationnels. L'APM (Association Professionnelle de la Minoterie) a adopté cette politique en créant un institut, IFIM (Institut de Formation de l'Industrie Meunière), dont la mission est de préparer un personnel spécialisé en meunerie. Cet institut a nécessité un investissement de 45 millions de Dirhams, financé à hauteur de 2 millions de Dollars par l'US Wheat, l'Association américaine des producteurs de blé, et pour le reste par l'APM.

    Selon M. Ghali Sebti, président de l'APM, "le secteur a toujours souffert du manque cruel de techniciens, chefs meuniers et meuniers indispensables à la bonne marche d'une entreprise de minoterie". Ainsi, les entreprises accusent le coup de ce déficit de personnel spécialisé avec pour conséquence directe la baisse des rendements, une usure anormale du matériel suite au défaut d'entretien et des problèmes d'ordre qualitatif au niveau de la production de farine. L'IFIM vient à point nommé, au moment de la mise à la concurrence du secteur céréalier, pour remédier à ces dysfonctionnements. A ce titre, M. Sebti a souligné, lors de l'inauguration, que "cet institut prend un sens nouveau avec la libéralisation attendue et souhaitée par les minotiers dans leur ensemble". Et d'ajouter :"notre souhait est qu'il aide le secteur tout entier dans sa restructuration". La mission confiée à l'IFIM est donc très large. Les minotiers s'inquiètent en effet de l'ouverture immédiate du secteur à la concurrence et redoutent des difficultés pour les moulins installés dans certaines zones. Le président de l'APM fait remarquer que "l'état des lieux du secteur de la meunerie encore sous tutelle de l'ONICL fait ressortir des différences inquiétantes se manifestant dans certaines régions par des suréquipements pouvant atteindre parfois 500%". Cette situation complexe nécessite, de l'avis de M. Sebti, une période de transition au cours de laquelle des mesures d'accompagnement devront être clairement établies.

    A.D.N.

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