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    Economie

    Efficacité du commerce mondial : La CNUCED insiste sur le rôle des PME-PMI

    Par L'Economiste | Edition N°:155 Le 24/11/1994 | Partager

    L'amélioration des échanges commerciaux passe notamment par l'information et la technologie. Un symposium(1) organisé aux Etats-Unis par la CNUCED a examiné les nouvelles voies d'une plus grande efficacité au niveau du commercial mondial.

    Les coûts des échanges internationaux pourraient être réduits de 100 milliards de Dollars (1US$=8,70DH) d'ici à l'horizon 2000. C'est ce qui ressort en tout cas du Symposium International des Nations Unies sur l'efficacité du commerce (UNISTE), récemment tenu dans l'Etat de l'Ohio (USA). Les participants sont en effet unanimes à dire que les obstacles rencontrés lors des échanges avec l'extérieur engendrent d'importants manques à gagner. Si ces obstacles sont levés, cela contribuera à baisser de manière significative les coûts et à accroître la participation de nombreux pays, notamment en développement, au commerce mondial.

    De nombreux pays en développement ont fourni d'importants efforts, parfois très coûteux, note un document de l'UNISTE, pour ouvrir leur économie au commerce international et aux investissements étrangers. Alors que quelques-uns d'entre eux ont su saisir les opportunités offertes par l'internationalisation du commerce, plusieurs autres, notamment ceux d'Afrique, sont à la marge des principaux flux d'échanges.

    Technologie et information

    La technologie et l'information sont les deux principaux instruments de la globalisation du commerce, estiment les participants. Ils expliquent en effet que la concurrence est de plus en plus liée aux capacités technologiques d'un pays ou d'une entreprise. L'UNISTE insiste ici sur le rôle central des PME, "principal instrument pour la création d'emplois, le transfert technologique et la propagation du savoir-faire". C'est d'ailleurs parmi les PME-PMI, affirment les intervenants, qu'il existe le plus important ratio de création d'emplois à l'export. Ils rejoignent ainsi l'avis de M. John Kay, professeur d'économie à la London Business School, qui prône le retour au "Small is beautiful". Dans un colloque organisé en juin dernier par la Chambre de Commerce Internationale sur le thème "stratégies d'entreprises dans le monde de demain", il a en effet déclaré que les grandes entreprises étaient appelées à maigrir et que l'avenir était aux petites structures. Toutefois, nombre d'aspects du commerce moderne font défaut aux PME, les empêchant ainsi d'intégrer davantage le commerce mondial. "Il n'y a pas de recette pour une plus grande participation à ce commerce", néanmoins, il est indiqué que bien des domaines doivent nécessairement être pris en compte pour améliorer l'accès aux marchés étrangers. Il s'agit du coût des échanges, de l'accès à l'information et des alliances ou partenariats. En fait, l'UNISTE a identifié six domaines-clés dans lesquels les opérateurs économiques peuvent agir pour améliorer la manière dont le commerce est mené: douane, transport, banques et assurances, informations d'affaires, télécommunications et usages ou pratiques commerciaux.

    De manière générale, les débats ont soulevé le problème de la paperasserie qui pèse lourdement sur le coût final d'un produit. Une étude menée par la Commission européenne a établi que cette paperasserie constituait entre 3,5 et 7% de la valeur totale d'un produit. Ces deux chiffres peuvent monter jusqu'à 10 et 15% s'il est tenu compte des erreurs. En dépit des efforts déployés pour réduire les formalités, simplifier les procédures et standardiser les documents, les coûts restent importants. Les résultats d'une étude suédoise sont éloquents: malgré une importante rationalisation et simplification des procédures, les coûts ont continué à représenter 4% de la valeur des marchandises, que ce soit à l'import ou à l'export.

    En réduisant donc les formalités, en simplifiant les procédures et en remplaçant la paperasserie par des moyens plus modernes (télécommunications, bases de données), une économie de 25 % peut être réalisée sur les coûts engendrés par la production et la transmission en temps dû des informations.

    Pour une amélioration du commerce mondial, l'UNISTE a en outre rappelé le rôle à jouer par les gouvernements. Ceux-ci doivent créer l'environnement propice pour éviter que les entreprises soient exclues du flux des affaires internationales. Ils doivent ainsi assurer une infrastructure adéquate (services financiers appropriés, transports, télécommunications, accélération de l'expédition en douane...) mais aussi "bien fixer les règles vu jeu" en déterminant le degré d'ouverture souhaité de leur économie.

    H.E.

    (1) Le Symposium International des Nations Unies sur l'efficacité du Commerce (UNISTE en anglais) s'est tenu du 17 au 21 octobre 1994 aux Etats-Unis. Les travaux de ce symposium ont été ouverts par M. Boutros Boutros-Ghali, le secrétaire général de l'ONU. Quelque 2.000 personnes devaient y participer.

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