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Economie

Mines: Sortir des couvertures malencontreuses

Par L'Economiste | Edition N°:2268 Le 04/05/2006 | Partager

«Nous avons eu affaire à deux difficultés: les ressources et les couvertures». La baisse de régime entre le moment où des exploitations se terminaient et celui où de nouvelles ressources entraient en exploitation est maintenant surmontée, indique Saâd Bendidi. «Côté couverture, c’était vraiment sérieux car les cours du marché étaient plus hauts que nos engagements de vente: nous achetions plus cher ce que nous nous étions engagés à livrer moins cher». «Nul besoin de vous faire un dessin!» ajoute Bendidi, qui explique qu’en arrivant à l’ONA et ayant à faire la clôture de l’exercice 2004, il a provisionné la totalité du passif latent. «C’était la première mesure, la vérité des comptes; deuxième mesure: la mission de deux banques d’affaires pour évaluer la situation». Les deux banques d’affaires avaient trois missions: les provisions prenaient-elles bien en compte tous les risques? Comment restructurer notre portefeuille pour enlever les produits contenant trop de risques? Rendre compatibles la restructuration avec la norme IFRS. En décaissement, la facture a été d’une centaine de millions de DH, dit le président, mais «la vraie facture ne sera connue que lorsque toutes les opérations seront soldées».Rappelons que cette affaire avait fait des gorges chaudes sur la place de Casablanca, car des personnalités très en vue dans les affaires marocaines avaient été concernées.En avril 2004, Rachid Benyakhlef, qui avait été quelques mois auparavant distingué par un prix du Meilleur manager décerné par une revue française, démissionne de son poste de directeur de Managem, holding regroupant les mines de l’ONA. Par la suite, il rejoindra le groupe Lafarge à l’étranger. Abdelaziz Abaro, directeur général du groupe et ancien patron du pôle minier, avait alors repris la direction de ce pôle. Quelques jours plus tard, le groupe, dont l’entreprise est cotée en Bourse, explique qu’il s’agit de prises de risques hasardeuses dans les couvertures à termes sur les produits miniers qui ont justifié ce qu’il appelait «des divergences d’opinions» avec Benyakhlef. En fait, si les cours mondiaux avaient baissé, Managem aurait touché un fabuleux jackpot. Ils ont monté. Il y avait bien peu de chances que les choses en aillent autrement avec l’arrivée de la Chine et la montée en puissance de l’Inde dans l’arène commerciale mondiale. Il n’empêche que la rumeur publique dans les milieux d’affaires ne s’était pas satisfaite de cette explication et avait beaucoup commenté l’affaire.Pour sa part, Bendidi est le deuxième président, après Bassin Jai Hokimi (qui avait brutalement succédé à Mourad Chérif en avril 2002), à affronter l’incendie des couvertures malencontreuses.N. S.

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