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Economie

Revue de détail ONA
ONA-SNI, chambre à part

Par L'Economiste | Edition N°:2268 Le 04/05/2006 | Partager

. Les deux entités ont des vocations distinctes. Une offre plus lisible pour les investisseurs en BourseLA séparation entre ONA et SNI se poursuit. Un paradoxe pour ces deux groupes dont les participations croisées restent puissantes: l’ONA détient la majorité de la SNI, laquelle «est un actionnaire de référence de l’ONA» (33%). Le paradoxe vient de ce qu’un président précédent de l’ONA, Mourad Chérif, avait mis les deux groupes sur la voie d’une quasi-fusion, jamais réalisée. Rappelons que c’est lui qui avait repris le contrôle de la SNI face à Othman Benjelloun, avec qui l’ONA était associé lors de la privatisation de la SNI.Saâd Bendidi au contraire préfère marquer la différence entre les deux entités. En fait, c’est l’étude stratégique qui a souligné «les deux vocations très différentes des deux groupes», rappelle ce dernier.L’une, la SNI a vocation de holding financière, avec des participations qui peuvent parfaitement être minoritaires, tandis que «l’ONA est opérateur industriel». La SNI «prend des participations financières aux côtés de leaders internationaux» au Maroc et, ajoute le président Bendidi, «éventuellement dans la région». Il lâche cette information en s’assurant qu’elle sera bien notée: le premier conglomérat privé à des ambitions pour sortir des frontières du Maroc, dans le Maghreb. Attijariwafa bank (contrôlé par l’ONA) a déjà pris pied en Tunisie, la Banque du Sud. D’autres opérations se préparent (voir ci-contre).Pour en revenir à la différenciation entre SNI et ONA, dans le cas de l’ancienne holding publique, «c’est le partenaire qui propose la stratégie, à laquelle la SNI adhère ou pas». C’est, explique le président, ce qui justifie les rotations rapides des participations dans le portefeuille de la SNI». Pour celle-ci, c’est donc un retour aux sources, à ce qu’elle était quand elle était la holding de participations de l’Etat? «Oui, en quelque sorte», répond Bendidi. «En fait on se rend compte de l’utilité de la séparation des deux entités, du point de vue actionnariat et du point de vue de notre modèle économique, quand on voit que nous ne pouvons pas être à la fois l’opérateur, le stratège et être parfois minoritaires». Il vaut donc mieux, conclut-il, distinguer les deux modalités d’interventions, à travers deux véhicules distincts.Les conséquences organisationnelles sont un plus grand confort et une plus grande lisibilité. Le président donne l’exemple des reportings: ceux que demande la SNI ne sont évidemment pas les mêmes que ceux que veut l’ONA , en sa qualité d’opérateur industriel. Par exemple, explique Bendidi, un cadre de Lafarge aura probablement sa carrière plus orientée vers Lafarge que vers la SNI, mais un cadre de la Centrale Laitière ou de Cosumar aura plus probablement sa mobilité vers le groupe ONA et ses entités.De facto, les participations sont déjà reclassées, note Bendidi, ce qui n’exclut pas certains services communs, mais relativement limités, car «le référentiel n’est pas le même».Les investisseurs en Bourse auront un tableau clair des possibilités de placement, selon le mode opératoire qu’ils préfèrent et les pondérations qu’ils souhaitent effectuer, résume Bendidi. N. Sq.

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