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Economie

Libéralisation: Les craintes des architectes

Par L'Economiste | Edition N°:2268 Le 04/05/2006 | Partager

. Elles concernent les services, l’ ouverture économique.... La profession cherche des voies d’issueLES architectes ont eu probablement tort de refuser, au début des années 90, la modernisation de la profession proposée par le ministère de l’Intérieur de l’époque. Driss Basri et ses équipes avaient suggéré la constitution de cabinets regroupant les divers corps de métiers intervenant dans la construction: ingénieurs, spécialistes de la sécurité immobilière, architectes… Les cabinets marocains n’auraient pratiquement rien à envier aux grands cabinets des pays anglo-saxons, ceux-là même qui raflent les plus gros marchés à travers la planète. Plus de dix ans après, les architectes marocains se demandent quelles seraient les mesures à prendre pour s’adapter à la réalité du marché, notamment dans les domaines des grands concours d’aménagement et d’architecture. Mardi 2 mai, un séminaire réunissait, à Casablanca, les représentants de la profession sur le thème de la libéralisation des services. Ce n’était pas la première fois que les architectes menaient une réflexion sur cette question. «Nous avons peut-être mis trop de temps à réagir malgré le fait que nous soyons conscients du danger depuis plusieurs années», confie un architecte. Est-il trop tard pour bien faire? Pas aussi sûr que ça. Car si la libéralisation des services est d’ores et déjà crainte, elle n’est pas encore totalement effective. Précisons d’abord que les architectes qui conçoivent essentiellement des ouvrages individuels ne sont pas concernés par l’ouverture économique. «Les clients de cette catégorie recherchent en général des architectes nationaux qui disposent d’une expérience locale», explique Benabdeljalil Abdelmoumen, ancien président du Conseil national de l’ordre des architectes. Les projets liés aux investissements publics ne devraient pas non plus être concernés. A contrario, les marchés des grands concours d’aménagement et d’architecture comme ceux de l’aménagement du Bouregreg et de la Marina de Casablanca échapperont forcément aux architectes nationaux. Non pas qu’ils ne disposent pas des compétences adéquates. Plusieurs architectes nationaux sont formés dans les mêmes écoles que leurs homologues étrangers. Mais les moyens et la volonté de s’organiser en cabinets structurés avec d’autres corps de métiers font largement défaut. «Il ne faut pas se leurrer, confie un architecte, l’efficacité et le meilleur rendement ne sont pas que des mythes». En d’autres termes, les clients rechercheront avant tout des architectes compétents, capables de réaliser les meilleurs travaux dans les meilleurs délais. Et peu importera la personne physique de l’architecte à laquelle on accorde une grande importance aujourd’hui. Du coup, les professionnels parlent de contrat-programme à même de permettre la mise à niveau des cabinets d’architectes, de plus grands moyens à mettre à leur disposition ainsi que de révolution des mentalités. L’heure est à la mise en concurrence directe avec les étrangers. Alors, il faudra dorénavant «penser global».


Pléthore d’architectes?

DÉTROMPONS-nous. Le nombre d’architectes au Maroc n’est pas aussi élevé qu’on aurait tendance à le croire. Ils sont à peine 2.000 architectes à être autorisés à exercer, soit un architecte pour 14.250 habitants. En Tunisie, on en dénombre 1.200. Le ratio est toutefois de un architecte pour 7.300 habitants et de un pour 1.634 en Espagne, par exemple. 40% des architectes exercent dans le secteur public ou semi-public et les collectivités locales. 59% occupent des fonctions en tant que maîtres d’œuvre pour leur propre compte. Quelques autres modes se répartissent entre l’exercice libéral salarié auprès de cabinets d’architectes, la réalisation des études d’urbanisme, de dossiers…A. D.

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