×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Menaces sur la structure de la famille marocaine

Par L'Economiste | Edition N°:509 Le 18/05/1999 | Partager

· 20% des familles sont prises en charge par des femmes analphabètes

· Le nombre de familles dans des situations précaires dépasse un million

La solidarité qui se répandait autrefois entre les membre de la famille n'est plus de mise aujourd'hui et particulièrement en milieu urbain. Par ailleurs, le modèle de la famille étendue disparaît au profit de la généralisation du modèle de famille nucléaire (conjoints et enfants). Le phénomène semble en revanche prendre une autre ampleur. Du moins si l'on en juge d'après la journée qui a été organisée samedi 15 mai à Rabat par le Secrétariat d'Etat chargé de la Protection Sociale, de la Famille et de l'Enfance. Le Ministère qui célèbre par la même occasion la journée mondiale de la famille a dressé un bilan inquiétant. M. Saïd Saâdi, secrétaire d'Etat chargé de la Protection Sociale, de la Famille et de l'Enfance, a ainsi rappelé que dans 20% des cas ce sont les femmes qui subviennent aux besoins de la famille. Ceci révèle qu'une famille sur cinq est menacée d'instabilité. La majorité de ces femmes sont généralement analphabètes. Ce qui n'est pas non plus pour arranger les choses. En fait, le constat sur l'évolution que connaît la structure de la famille au Maroc n'a rien de nouveau. Le CERED relevant du Ministère de la Population avait déjà tiré la sonnette d'alarme dans son étude "Population et développement au Maroc" pour l'année 1998. "La famille subit les à-coups de l'absence d'une politique sociale adéquate aggravée par l'inefficacité des outils en place", avait noté le CERED. Le nombre de familles dans des situations précaires dépasse un million. A cela s'ajoute la pauvreté qui touche près de 2 millions de personnes que l'on peut identifier à une situation de quasi-pauvreté.

Le soutien à la famille suppose au préalable la possibilité d'accéder à un logement décent. Là aussi, la situation préoccupe: 13% de la population urbaine habite dans des bidonvilles et près de 20.000 logements insalubres sont annuellement produits. Plus grave: la politique de promotion du logement social, à savoir les 200.000 logements, lutte contre l'habitat insalubre, et le développement de l'habitat rural n'est pas la panacée. "Elle n'est pas de nature à répondre aux besoins d'une large frange de la population insolvable". En fait, la politique du logement doit être accompagnée d'une politique de redistribution et d'accroissement des revenus dans le cadre d'un schéma national d'aménagement territorial concerté.
Pour ce qui est des équipements de base, l'accès y reste limité surtout dans le périurbain et dans le milieu rural. Dans les campagnes, seulement 11% ont accès à l'eau potable et 11,7% sont raccordés au réseau d'assainissement.

Khadija MASMOUDI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc