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    Médical expo 92: Nouveaux pays fournisseurs pour les équipements médicaux

    Par L'Economiste | Edition N°:51 Le 29/10/1992 | Partager

    Les produits médicaux sont chers pour le public; ce que les professionnels récusent. Plusieurs d'entre eux souhaitent que la diversité des fournisseurs internationaux soit mieux développée.

    Médical Expo 92 est meilleur que celui de l'an dernier. Avec une affluence relativement moyenne, qui a cependant augmenté le Vendredi. Les professionnels attendent du salon qu'il soit un stimulus pour le secteur qui connaît un certain essoufflement.
    Les sociétés marocaines présentes l'année passée ont donc exposé au Médical Expo 92. A côté des matériels classiques importés, allemands, anglais, ou français, d'autres pays commencent progressivement à faire leur entrée: des espagnols, des américains, du matériel asiatique importé par l'intermédiaire de revendeurs... S'agissant du consommable, les Chinois ont plusieurs produits à des prix compétitifs. La Chine qui expose avec sept sociétés, marque une certaine volonté de s'imposer sur un marché où la concurrence est vive.
    La commercialisation du matériel et du produit médicaux se heurte, au Maroc, au moins à deux contraintes. D'abord le matériel coûte cher. Cela se répercute bien entendu sur les services de santé des hôpitaux, des cliniques et des cabinets de médecins. A titre d'exemple, on peut citer le matériel pour radiologie. Un cabinet de radiologie nécessite un investissement, uniquement en matériel, de plus de 4 millions de Dirhams. Les boîtes en Inox pour les instruments de chirurgie, et qui servent à la stérilisation, coûtent, selon les tailles, entre 1.000 et 3.000DH. La deuxième contrainte concerne les taux de douane élevés. Dans l'instrumentation, les droits et PFI cumulés reviennent à 55%. L'acier inox est taxé à presque 75%, toujours en taux cumulé, les lavabos à 82%. "La complexité du marché mondial est sans doute l'une des causes de la difficulté d'établir une nomenclature plus fine en fonction des secteurs. Nous souhaitons une baisse des taux de douane parce que cela permettra de stimuler le secteur, et surtout concurrencer les ventes d'occasion", déclare M. Bichr, Directeur de M.E.H.

    Des lavabos à commande électrique

    Dans le secteur médical, la typologie regroupe une multitude de secteurs dont les principaux sont: les respirateurs, le mobilier médical, l'acier inox, les incubateurs et couveuses, les Scialytiques (lampes froides des blocs opératoires), les lavabos (ils possèdent des commandes au pied), l'endoscopie (exploration interne du corps humain), les ligatures, et enfin tout ce qui a trait à l'électronique comme les scopes, les électrocardiogrammes, les capnographes...
    A côté des domaines classiques et qui concernent les soins, de nouveaux stands ont couvert d'autres domaines. D'abord, il y a l'informatique médicale avec Médincom, une jeune société nouvellement créée en Juillet, qui commercialise une série de logiciels pour les cabinets médicaux. Un nouveau venu, la société Altéa, a présenté un logiciel, du même nom, spécialisé dans la gestion des pharmacies. Troisième en France, la société espère doter les 1.900 pharmaciens marocains de son logiciel qui fonctionne sur des compatibles IBM. Le problème de connecter la saisie des boîtes de médicaments au moment de la vente à une caisse enregistreuse, ainsi que de mettre un système de codes barre (par exemple) doit d'abord être résolu.

    Vulgariser la médecine

    Enfin, le dernier point concerne la presse médicale. Une conférence-débat, animée par les professeurs Roux-Dessarts et El Andaloussi, a posé le problème de la communication écrite. Deux volets ont retenu l'attention: la communication entre les médecins et le grand public, et la communication entre les médecins eux-mêmes. Pour le second volet, la presse spécialisée, donc les "débateurs", s'est déclarée plutôt satisfaite. Le niveau des publications, une nouvelle revue maghrebine disponible sur minitel encouragent les médecins chercheurs à accroître leurs efforts. Le problème de traduction en arabe des parutions françaises, allemandes ou autres, dans le domaine de la pratique ou la recherche universitaire médicales. Le débat a montré une réelle volonté de se doter de structures permettant non seulement aux médecins de faire valoir leurs "innovations", mais également d'être sans cesse informés de ce qui se pratique dans le monde. Le premier volet a tenté de répondre à la question de savoir s'il fallait ou non laisser aux journalistes le soin de parler de santé. "La difficulté, tout au moins à l'heure actuelle, des médecins d'utiliser un langage vulgarisé et compréhensible reste posée", conclut l'un des conférenciers.

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