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    Matériel agricole: Le parc actuel est de 39000 tracteurs

    Par L'Economiste | Edition N°:20 Le 12/03/1992 | Partager

    Il ne couvre que 55% des besoins en dépit
    des subventions


    ACTUELLEMENT, le parc tracteur national compte 39.000 unités motrices. Les besoins en tracteurs pour l'obtention d'un rendement optimal des travaux alliant des labours en profondeur et rapides, sont estimés à 70.000 unités. Malgré une augmentation régulière des ventes, la tractorisation n'est pas généralisée. La faiblesse de la mécanisation, due au faible pouvoir d'achat des agriculteurs et au coût des tracteurs incite l'Etat à subventionner tout achat à hauteur de 25% pour les particuliers, et à hauteur de 30% pour les groupements. Sans compter l'exonération des droits de douane. En outre, le secteur du tracteur subit les aléas du facteur sécheresse.
    Les besoins nationaux en tracteurs sont couverts par les importations. Une expérience de montage, datant des années 60, avait été abandonnée en raison de la faiblesse des commandes.
    Actuellement, une dizaine de marques étrangères dont l'anglaise Massey-Ferguson, l'américaine Ford, la russe Belarusse, l'allemande Deutz desservent le marché. A elles seules, ces quatre marques se partagent 80% du marché. Ainsi, depuis 1988, 2.500 tracteurs sont vendus chaque année, mais le parc vieillit.
    A fin 1991, on compte 39.155 unités vendues. Parmi lesquelles 34% ont un âge supérieur à 10 ans et 30% ont moins de cinq ans. Au sein des zones ORMVA et des zones DPA, il y a des différences, puisque le parc des zones ORMVA est plus jeune (36% des tracteurs ont moins de 5 ans) que celui des zones DPA (26% des tracteurs ont moins de 5 ans). Près de 45% des ventes de tracteurs ont été affectées au renouvellement d'un parc existant.

    La demande en tracteurs concerne principalement les véhicules d'une puissance comprise entre 66 et 75CV. Elle place cette catégorie en tête des ventes avec 42,9% du volume des ventes.
    En deuxième position arrive la catégorie des véhicules de moins de 40CV, réalisant 21,6% des ventes globales. Ce type de tracteurs est talonné par les 76 à 85CV emportant 21,5% du marché. La gamme des 56 à 65CV absorbe 8,86% du marché. Ainsi, seulement 6% des tracteurs achetés ont une puissance supérieure à 80CV.
    Aussi, «la faiblesse du parc tracteur en nombre et en puissance conduit-elle à des travaux de qualité médiocre», dit-on dans les milieux spécialisés.
    Les agriculteurs ont souvent recours au cover crop, un outil de travail du sol en forme de disque. Celui-ci assure des travaux rapides et exige une faible force de traction. Les travaux qui en résultent sont «superficiels», alors que le tracteur constitue une aide non négligeable pour les travaux en «profondeur». Afin d'atteindre de meilleurs rendements, grâce aux labours profonds, aux opérations de semis rapides, des mesures incitatives ont été prises pour promouvoir l'utilisation de tracteurs à l'échelle nationale.

    L'encouragement de l'Etat à la tractorisation des exploitations s'est traduit par certaines mesures, dont l'exonération des droits de douane pour toute importation et l'octroi de subventions. Parallèlement, l'Etat s'est désengagé de façon progressive des prestations de service. Son parc mis à la disposition des C.T et des ORMVA a régressé pour ne représenter en 1990 que 2,6% du parc total.
    Actuellement, le parc tracteur privé domine avec 87,5%, suivi du potentiel des coopératives avec 3,3% et de l'Etat avec 2,6%. Pour inciter la consommation de ce produit, l'Etat accorde aux agriculteurs des subventions pour l'acquisition de tracteurs de puissance inférieure à 40CV, de 25%. Ces subventions concernent les transactions d'usage individuel ou d'usage collectif.
    Pour les catégories supérieures à 40CV, une subvention de 30% est réservée aux achats effectués par les regroupements.
    Les agriculteurs de petites et moyennes entreprises restés en marge de la mécanisation ont donc pu avoir accès à l'équipement de leur exploitation en tracteur, notamment celui de moins de 40CV. Par ailleurs, la location d'équipements est répandue.
    Pour 64% des exploitations, le «petit tracteur» représente la première acquisition d'une cellule motrice. Près de 54% des acquéreurs de ce type de véhicules possèdent une surface inférieure ou égale à 20ha.
    La commercialisation des tracteurs de faible puissance (inférieure à 40CV), plus de 900 unités motrices, a été réalisée grâce au don japonais de 49 millions de DH, versé en 1987 au Fonds pour le Développement Agricole et géré par le Ministère de l'Agriculture et de la Réforme Agraire.

    Nadia EL ASRI

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