×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

    Economie

    Engrais: baisse de la consommation à l'hectare , flambée des prix

    Par L'Economiste | Edition N°:20 Le 12/03/1992 | Partager

    LA stagnation de la consommation d'engrais conjuguée à l'extension de la surface cultivée, s'est traduite par une baisse de la consommation d'engrais à l'hectare. La part consommée en unités fertilisantes a, elle aussi baissé.
    De 50,9 UF par hectare, elle est passée à 44,3 UF par hectare en 1991. La flambée des prix des engrais, aggravée par la suppression progressive des subventions a conduit irréversiblement les agriculteurs à réduire leur consommation en fertilisants.
    Même quand ils consomment des engrais, les agriculteurs accordent la priorité aux produits les moins chers parce qu'ils sont moins dosés en fertilisants (azote, phosphate, potasse), oubliant ainsi que ces engrais sont aussi moins efficaces.
    En 1991, la surface cultivée s'élève à 7 millions d'ha.
    La consommation d'engrais affiche 309.838T. UF(1) pour la même année.
    Depuis 1985, la surface cultivée n'a cessé d'augmenter passant ainsi de 6,5 millions d'ha en 1988 à 6,7 millions d'ha en 1989 et à 6,9 millions d'ha en 1990.
    Théoriquement, la consommation d'engrais devait évoluer dans le même sens. Or, les chiffres fluctuent en valeur absolue, démontrant une certaine réticence à utiliser les engrais.
    En 1988, près de 321.118T. UF d'engrais ont été consommés. En 1989 la consommation est descendue à 315.278T. UF, pour afficher en 1990 près de 320.732T. UF et retomber à 309.838T. UF l'année suivante.

    Progression de 51% des importations


    Si le volume des teneurs en unités fertilisantes a baissé, la consommation brute globale d'engrais a connu une hausse. Ainsi de 547.000T en 1980, elle a affiché 741.00T en 1991. Cette augmentation est liée au type de produit et a son prix. A l'achat d'un produit les agriculteurs prennent rarement en considération la teneur en Unité Fertilisante.
    Ils optent souvent pour le prix le moins élevé. Ainsi les hausses successives, la réduction des subventions de l'Etat ont été fatales à la fertilisation des sols. La libéralisation du prix des engrais en Juillet 90 et la suppression de la subvention de l'Etat au moment où le marché mondial des engrais connaissait quelques perturbations ont eu raison de la sensibilisation des agriculteurs aux engrais.
    Rappelons que la consommation d'engrais d'importation a progressé de 51% alors qu'elle n'a été que de 25% pour les produits fabriqués ou composés localement.
    Environ 56% des engrais sont fabriqués au Maroc. Les importations de 44% ne concernent que les produits non disponibles sur le marché national.

    Les agriculteurs distinguent deux types d'engrais. Avant le semis, ils utilisent les «engrais de fond». Les «engrais de culture», sont généralement des engrais azotés, importés, dont l'utilisation est tributaire de la pluviométrie.
    La production locale, notamment en engrais phosphatés, est assurée par Maroc Chimie, Maroc Phosphore unités de fabrication de l'OCP. Elles produisent les engrais complexes (par formule chimique), comme le «14-28-14», l'ASP et le TSP.
    La Société Chérifienne d'Engrais assure les «engrais de mélange» et fait un engrais complexe le S.S.P. (Super Simple Phosphate). Promagril, les Etablissements Yacoubi fabriquent aussi des mélanges. Les engrais doivent être mélangés, engrais azotés, engrais potassés, phosphatés...
    L'azote et le potasse sont donc importés ainsi que l'urée engrais azotés et d'autres... Quant aux engrais phosphatés, pour les fabriquer localement on importe l'acide sulfurique. Environ 56% des engrais sont importés pour couvrir l'absence de certains produits.
    La R.F.A couvre 28%, suivie de la Pologne avec 13,5%, de la Bulgarie avec 12,6% de la Hongrie avec 10,3% et le même taux pour la Roumanie. France, Espagne, Yougoslavie arrivent ensuite avec 6,7%, 5,7% et 4,3%.

    Les cours mondiaux des engrais ont subi des hausses successives dues à la forte demande de l'Inde, au conflit Irak-Koweit, aux bouleversements sévissant dans les pays de l'Est... Entre 1980 à 1990, les prix de vente des engrais ont été révisés quatre fois, pour ensuite subir de nouveaux sauts en Juillet 1990 avec trois autres révisions pour la même campagne. La hausse progressive a été de 9,4% de 1986 à 1991. Pour la potasse, les prix ont augmenté de 14%, pour le phosphate de 7,7% et de 8,5% pour l'azote.
    Actuellement des changements sont attendus surtout au niveau du S.S.P. A l'origine, ce produit pulvérulent a été peu apprecié en raison de sa forme. Toutefois, l'arrivée sur le marché du S.S.P sous forme de granule et appuyé par un prix jugé plus modeste suscite un regain d'intérêt.
    Les produits les plus chers sont toujours les plus affectés. La teneur par quintal en éléments fertilisants étant écartée au profit du prix de vente. Le ralentissement de la consommation d'engrais a touché particulièrement le phosphate et le potassium. Quant à l'azote, sa consommation croît de façon modérée (1% par an).

    Nadia EL ASRI

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc