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    Marrakech: Un quartier squatté par des marchands ambulants

    Par L'Economiste | Edition N°:2639 Le 26/10/2007 | Partager

    . Il s’agit de Diour Massakine, dans la zone Daoudiate. Pour l’heure, les autorités locales temporisent La situation est intenable et les conditions de vie dans ce quartier pauvre de Marrakech sont à la limite de l’entendement. En effet, les 3.000 foyers de Diour El Massakine (littéralement le quartier des pauvres), dans la zone des Daoudiate, vivent un calvaire quotidien. Aux premières lueurs du jour, les rues, déjà débordées, sont envahies par des hordes de marchands ambulants qui viennent y écouler leurs piteuses marchandises. Sans l’aval des autorités. De nombreuses plaintes ont été déposées auprès des services concernés par les habitants. En vain. Pourtant, il y a de quoi mettre en rage. Après le départ des marchands, à la tombée du jour, les rues sont jonchées de détritus. Et ceux-ci s’amoncellent au fil des jours sans que personne ne songe à les ramasser. Rats, insectes et microbes y trouvent leur bonheur. Selon un habitant du quartier, les autorités sont au courant. Cependant, elles préfèrent «temporiser». «Elles promettent l’ouverture d’un nouveau marché, mais on sait que cela ne se fera pas», déclare un marchand ambulant. «En attendant, on doit bien vivre», rétorque un vendeur de vaisselles. En fait, tout le monde se renvoie la balle, personne n’osant prendre de décision ferme. Par ailleurs, certains accusent les autorités de complicité. «On dit que les ambulants paient un droit. Naturellement, tout se passe au noir», souligne cet habitant, cadre dans une entreprise. Pour la petite histoire, ce marché existe depuis plus de 3 ans. Et des promesses de le transférer ailleurs ont  été souvent avancées, mais jamais tenues. Auprès du caïdat, on fait preuve de langue de bois. Selon Saïd Ennadifi, le caïd de l’arrondissement de Daoudiate, «les autorités sont conscientes de la situation du quartier El Massakine». C’est un véritable point noir qui existe depuis trois ans. «Le problème ne sera réglé qu’une fois les marchands ambulants  casés dans un marché structuré», déclare le caïd. Apparemment, l’administration aurait proposé une alternative à ces vendeurs. C’est-à-dire le transfert  vers l’ancien terrain de foot de Daoudiate qui sera transformé en marché pour l’occasion. Ce dernier peut abriter quelque 340 vendeurs ambulants. Mais la solution n’a pas l’air de plaire aux concernés. Pour eux, leur activité risquerait d’en pâtir. De notre correspondante,Hanane HASSI

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