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Affaires

Marrakech: Statu quo dans l’affaire de l’enfant martyrisé

Par L'Economiste | Edition N°:2359 Le 12/09/2006 | Partager

. 13e report et prochaine audience le 15 septembre. L’opinion publique s’interroge Une fois de plus, l’affaire est renvoyée à une date ultérieure, et ce, pour non traduction du rapport médical en langue arabe. Aucune surprise, donc, le 9 septembre, lors de 13e audience concernant le dossier de l’enfant martyrisé par sa mère adoptive (cf. www.leconomiste.com). L’on s’attendait à ce que les choses bougent au vu de la gravité de l’histoire. Pourtant, pendant deux mois, magistrats, accusation et défense n’ont pas ménagé leurs efforts pour décider des reports de cette affaire, qui suscite, depuis sa révélation le 31 mai dernier, toujours autant d’émoi. Lors de la dernière séance, les avocats de la partie civile se sont tous retirés en raison du retard accusé par la cour. Il a fallu beaucoup de doigté de la part du doyen des avocats pour réconcilier les deux parties et décider d’un énième report afin de permettre la traduction de l’expertise médicale qui doit permettre de révéler les préjudices subis par l’enfant, âgé aujourd’hui de 6 ans. On avait découvert ce dernier vivant dans conditions inhumaines sur le toit une maison de la médina de Marrakech. Vendredi prochain, le 15 septembre, l’audience devra reprendre ses travaux, en espérant que toutes les demandes et doléances des avocats de la défense civile seront - à défaut d’êtres exaucées - examinées. 13 audiences, donc, pour statuer sur le cas d’un enfant que la mère adoptive a reconnu avoir maltraité «parce qu’il était turbulent». 13 audiences durant lesquelles la femme n’a eu l’occasion de s’expliquer sur cet acte criminel. En dehors des procès verbaux de la police qu’elle réfute aujourd’hui, rien ne le prouve. En attendant ses déclarations devant le Parquet, les interprétations vont bon train et les craintes qu’elle échappe à la justice pour une raison ou une autre sont exprimées par l’opinion publique. L’enfant a été entre-temps transféré à l’hôpital militaire de Rabat pour lui assurer un meilleur diagnostic et éventuellement l’acheminer vers d’autres services (étrangers ou marocains), et ce, pour de meilleurs soins en chirurgie plastique. Le diagnostic requiert une évaluation de l’enfant sur le long terme. Le rapport médical de Rabat et de Marrakech s’accorde à dire que l’enfant a été mal nourri et maltraité. Il présente d’importantes lésions sur le corps. Aujourd’hui, il s’agit, pour lui, de se reconstruire, et de retrouver une vie normale. Mais cela sera certainement difficile malgré la sollicitude de tous les médecins qui se penchent sur son cas.


Constat

Le rapport médical établi après examen du cas de l’enfant de Marrakech est accablant. Agé de 6 ans, il présente le physique d’un bambin de 3 ans. L’équipe de Rabat ne pronostique, pour l’instant, aucune séquelle. «Aucune estimation ne peut être formulée à ce stade et seule une évaluation périodique et à long terme nous permettra de le faire», conclut le rapport L’évaluation psychiatrique évoque les références agressives de l’enfant: il parle souvent d’un chat qui griffe le chien. Celui-ci mordrait et avalerait les méchants comme sa mère adoptive Zahra.De notre correspondante,Bada BERRISSOULE

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