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    Marrakech renoue avec ses touristes

    Par L'Economiste | Edition N°:253 Le 07/11/1996 | Partager


    Le tourisme de la ville ocre a repris en ce début de novembre. Ce regain d'activité, estimé à 30% par rapport à la même période de l'année dernière, s'explique par l'arrivée massive de Sud-Africains. L'espoir est visible jusque dans les coins de rues.

    Les Marrakchis ont retrouvé la joie de vivre, le plaisir des blagues. Cette bonne humeur, visible sur les terrasses de cafés et à chaque coin de rue, s'explique essentiellement par le retour inespéré de vagues de touristes. Des opérateurs du secteur confirment cette tendance et avancent une reprise de l'ordre de 30% par rapport à la même période de l'année dernière. L'ambiance en ville ne dément pas les pronostics avancés par les professionnels. Les calèches, parfois en file indienne, sillonnent les artères de la ville. Elles transportent les touristes vers les sites et les places qui ont fait la renommée internationale de Marrakech. L'enthousiasme des cochers frise le zèle lorsqu'ils lancent des phrases au passage d'une connaissance ou d'un voisin, témoin infatigable des difficultés endurées par la population de Marrakech aux temps des «vaches maigres». L'époque où les étrangers avaient troqué Marrakech contre des destinations de moindre pointure semble lointaine. Progressivement, les effets néfastes de l'attentat de l'hôtel Atlas-Asni ont été consumés par le temps.
    Les professionnels espèrent que cette lueur d'espoir se transformera en une flamme illuminant tout Marrakech. La plupart des habitants de la ville vivent directement ou indirectement du tourisme. Cet espoir est nourri par l'arrivée d'une frange de touristes curieux de découvrir la ville. A en croire des professionnels de la place, les touristes en provenance de l'Afrique du Sud constituent la plus grande part du contingent présent actuellement à Marrakech. Ils sont en train d'imprimer à la ville ocre de nouvelles habitudes. «Ils consomment et achètent beaucoup de choses. En outre, ils sont curieux et veulent savoir tout de la culture et l'histoire de la ville», soutient un guide joyeux de rentrer tardivement tous les soirs chez lui la poche pleine.

    Activités dopées


    Les Autrichiens, présents en grand nombre, ont aussi dopé les activités de Marrakech en ce début de novembre. Ils viennent également en groupes. Ils sont suivis par les Allemands, explique la réceptionniste d'un hôtel de quatre étoiles.
    Les hôteliers sont comblés. «Dans notre établissement, seules 3 à 4 chambres restent vides. Les réservations se font de plus en plus à l'avance. Mais si des Africains du Sud réservent pour vingt personnes, il leur arrive de débarquer avec un groupe de 25 par exemple», indique une dame responsable à la réception de l'Hôtel Nassim.
    Ses propos sont corroborés par le brouhaha qui règne dans le hall des hôtels. Pour une interview, un journaliste français a dû quitter le hall et monter dans une chambre, chassé par le bruit des mouvements de va-et-vient des touristes à l'hôtel Atlas-Asni.
    Les sites touristiques ont également attiré des visiteurs. Les touristes, en grappe autour du guide, rayonnaient de bonheur devant le Palais Badiî, les Tombeaux des Saâdiens, El Bahia... Quelques touristes locaux parvenaient à se glisser au milieu des étrangers, bénéficiant ainsi des éclairages gratuits des guides qui dissimulaient mal le plaisir à conter l'histoire de ces monuments dans les moindres détails.
    Cette reprise du tourisme à Marrakech ne pouvait pas ne pas se traduire sur la place Jamaâ El Fna. Ce haut lieu de l'animation a repris de plus belle. Il reste le point de chute des touristes quand ils ont fait le tour des sites historiques. Les charmeurs de serpents, les vendeurs ambulants, les halkas, les tajines... attirent toujours les foules. Seul un point assombrit le tableau: le harcèlement des touristes est encore de rigueur.

    Mohamed CHAOUI

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