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Marrakech: Ménage dans le secteur hôtelier

Par L'Economiste | Edition N°:1731 Le 23/03/2004 | Partager

. Les professionnels de la ville s'allient contre toute forme de dumping. Les prix planchers seront calculés sur la base du coût de la chambreL'AIH (association de l'industrie hôtelière) de Marrakech devra désormais établir un canevas des prix minimums accordés aux agences de voyages. Ceci sera en fonction des catégories des établissements hôteliers. Ces professionnels veulent veiller au respect de ce «cahier des charges». Une commission interne de l'association, appuyée dans sa démarche par le Conseil régional du tourisme, devra définir des tarifs minima. En effet, elle fixera des prix en dessous desquels la vente est impossible. L'objectif est de lutter contre toute forme de dumping, notamment suite aux braderies constatées récemment. Pointés du doigt, certains établissements hôteliers de catégorie 5 étoiles qui, en concédant des chambres aux TO low cost, ont bradé leurs tarifs jusqu'à atteindre 150 DH la nuitée. La bagarre tarifaire concerne aussi bien les segments 5 étoiles que les autres catégories. Sur le terrain, la Commission interne devra calculer donc les prix planchers sur la base de la règle du millionième, c'est-à-dire le coût de la chambre. Ainsi, une chambre qui aura coûté 200.000 DH, devra être commercialisée à 200 DH la nuitée. Une fois ce canevas défini et accepté par les membres de l'AIH, une autre commission se chargera des contrôles impromptus. Il est question de sanctions pour les hôtels qui ne répondent pas aux normes, mais encore faut-il qu'un texte légal précise les conditions de vente.«En cassant les prix, c'est le service qui en pâtit», estime un hôtelier. «Il est inimaginable qu'un établissement haut de gamme garde la même qualité de service en vendant ses chambres à 150 DH», ajoute-t-il. Cependant, dans une économie du marché, difficile de mettre des gardes-fous sans appui légal. En fait, les crises qu'a connues récemment le tourisme, et particulièrement le secteur hôtelier à Marrakech à l'instar des autres villes du Maroc, ont poussé les hôteliers à baisser les prix, pour faire face aux arrivées en forte chute. «Mais, il n'est pas question de faire de Marrakech un deuxième Tanger ou encore Agadir avec les conséquences que l'on connaît», indiquent des professionnels.


Pratiques anticoncurrentielles

Depuis quelques mois, le dumping dans les milieux hôteliers fait des mécontents. Le thème était à l'ordre du jour lors d'une réunion, le 20 mars, entre les hôteliers de la ville ocre à laquelle ont participé les représentants des autorités de tutelle locales et de la wilaya. Ces dernières ont déjà mis en garde les professionnels (cf. www. leconomiste.com) contre les bas prix accordés aux agences de voyages de certains établissements de la catégorie 5 étoiles. «Ce sont des pratiques anticoncurrentielles qui portent préjudice à l'image de marque de la destination Marrakech et suscitent des réactions négatives dans le milieu professionnel du tourisme», indique-t-on auprès de la wilaya. Cette prise de conscience aussi bien des hôteliers que des autorités de tutelle est partie pour être un cas d'école. La Fédération nationale du tourisme prévoit d'encourager les groupements hôteliers dans les autres villes à suivre l'exemple de Marrakech. De notre correspondante,Badra BERRISSOULE

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