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Affaires

Marrakech: Légère accalmie au souk des dattes

Par L'Economiste | Edition N°:2383 Le 16/10/2006 | Partager

. Baisse des prix pour cette dernière semaine de Ramadan. La récolte démarre fin octobre 9 heures. La place Tmer est déjà en effervescence. Ici, et comme son nom l’indique, on vend l’incontournable aliment du f’tour: la datte. L’activité a pris du volume depuis le début du mois. Cette place connaît deux périodes fastes, le mois sacré et à l’approche des fêtes religieuses (Achoura, Aïd Maoulid...) Il faut alors s’armer de beaucoup de patience pour y accéder, surtout lorsqu’un camion vient décharger la marchandise. Les prix ont connu cette année une hausse vertigineuse, dépassant les 60 DH/kg. Ainsi, la datte irakienne, qui se vendait l’an dernier à 5 DH/kg, affiche actuellement un prix de 9 à 13 DH/kg. Idem pour le bouskri, datte marocaine d’entrée de gamme. Ces hausses n’ont pas empêché les ménages marrakchis d’acheter cet aliment au prix fort. En temps normal, la consommation de datte est estimée à 3 kg par habitant au niveau national, un peu plus pour les régions du Sud, notamment durant le Ramadan. Ce ne sera certainement pas le cas cette année, bien que l’on note un «retour au calme» du côté des prix, après la flambée du début de Ramadan. Toutefois, la datte reste à un prix plus élevé que les années précédentes. Normal: la production nationale est en baisse de 21%, après 7 années de sécheresse et de bayoud (maladie à l’origine de la destruction de plus des deux tiers du patrimoine phoenicicole). De plus, Ramadan coïncide avec un mauvais timing : la récolte ne sera effectuée qu’après le mois sacré. D’où le déficit qui est à l’origine de l’augmentation des prix. Une hausse qui va se répercuter sur 5 ans. Habituellement, la datte importée sauvait la saison. Cette année, son volume a été également revu à la baisse. A cela s’ajoutent les spéculations des grossistes qui achètent à tour de bras et imposent le prix final. A noter qu’avec leurs confrères casablancais, les commerçants et négociants marrakchis absorbent l’essentiel de la production nationale de dattes. C’est en effet à partir de ces deux villes que les stocks sont constitués puis redistribués sur l’ensemble du marché national, en fonction de l’évolution de l’offre et de la demande. Il fut une époque où les habitants originaires des provinces du Sud étaient les maîtres des lieux. Ils représentaient plus de 70% des commerçants. Sur les marchés et places publiques, les dattes locales ne représentent plus que 20 % de la marchandise proposée. Durant sa période faste, la place Tmer de Marrakech accueillait plus de 20 camions de 6 tonnes en haute saison, en provenance des provinces du Sud. «Aujourd’hui, nous recevons à peine deux livraisons par jour», indique El Haj Ahmed, lamine (le doyen) du marché. Malgré tout, la place s’anime en ce Ramadan dès le début de la matinée. Il faut savoir que, si ce marché est censé vendre en gros, il accueille également une grande clientèle de consommateurs directs. Et chaque année, embouteillages, klaxons et brouhahas caractérisent l’activité. Les choses ne se calment que vers 17 heures. C’est d’ailleurs l’une des raisons qui ont poussé les autorités locales à songer à transférer le marché loin du centre-ville. A chaque Ramadan, ce marché de gros abrite près de 600 vendeurs détaillants, alors qu’en basse saison, ils ne sont qu’une vingtaine. Certains vendent moto, bicyclette et téléviseur pour acheter une charrette et des étals de fortune, le temps d’une saison.


Prix et variétés

A la mi-Ramadan, les prix des dattes locales ont été revues à la baisse. Notamment pour les variétés les plus demandées, comme le jhel qui affichait 8 DH/kg, s’alignant ainsi sur les tarifs de la datte irakienne. Le bosukri se vend aux alentours de 25 DH/kg. Les dattes de qualité intermédiaires affichent un prix oscillant entre 20 à 28 DH/kg, comme le khalts. Le prix du boufeggous oscille entre 30 et 50 DH/kg. Enfin, la datte haut de gamme, le mejhoul, est vendue à 120 DH.


La production arabe

LE nombre de dattiers existant dans le monde est estimé à plus de 100 millions de palmiers. Au niveau des régions du globe, plus de 80% du potentiel de production est détenu par le monde arabe. Le Maroc, avec 4,4 millions de pieds, occupe le 8e rang, alors que l’Irak avec ses 21,5 millions de palmiers, est en tête de liste. Les 100 millions de palmiers produisent annuellement 3,7 millions de tonnes de dattes, dont environ 70% dans les pays arabes. Plus de 40 % du tonnage global est assuré par l’Egypte (15,6%), l’Arabie saoudite (14,5%) et l’Irak (13,4 %). Le Maroc représente environ 3% de la production moyenne mondiale de dattes.De notre correspondante, Badra BERRISSOULE

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