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Economie

Marrakech: Aide financière du FNUAP pour une nouvelle maternité

Par L'Economiste | Edition N°:1830 Le 11/08/2004 | Partager

. Ce service sera opérationnel en septembre prochain à l'hôpital Ibnou Tofaïl . Quatre blocs opératoires ont été rénovés. L'hôpital entreprend des partenariats avec des bailleurs de fonds«Vous tombez mal, car nous sommes en pleins travaux pour la nouvelle maternité de l'hôpital qui devra ouvrir ses portes en septembre prochain», fait remarquer le directeur de l'hôpital. En effet, un budget de 750.000 DH a été consacré à la rénovation de ce service qui accueille 12.000 femmes par an. Une rénovation financée au tiers par le FNUAP (Fonds des Nations unies pour la population) et pour le reste par l'hôpital Ibnou Tofaïl. C'est la tendance. Devant des budgets limités des établissements de santé publics, les hôpitaux publics dans la cité ocre s'ouvrent à des financements à travers des bailleurs de fonds. C'est ainsi que sur les deux étages de la maternité de l'hôpital, sont en cours de construction, une nouvelle salle d'accouchement avec 8 boxes séparés et climatisés et également une salle de réanimation. «Parce que la maternité Ibnou Tofaïl est celle qui accueille les cas les plus compliqués, nous avons cherché à rapprocher les services de réanimation de ceux d'accouchement avec un seul plateau technique», indique Mohamed Said Belkadi, DG de l'hôpital. La capacité litière ne sera pas changée, à l'exception des 20 lits dédiés actuellement aux femmes en cours d'accouchement et qui y seront inclus. Autre nouveauté, un espace dédié au service prénatal. En effet, pour la réanimation des nouveau-nés, une petite salle adjacente à celle des accouchements équipée, avec même des couveuses sur place, est prévue dans les plans du service. «A travers ces nouvelles structures et matériel, nous espérons que le personnel sera plus performant. Dans tous les cas, il n'aura plus de prétexte pour ne pas bien faire son travail», souligne le DG de l'hôpital. Il est vrai qu'une amélioration des conditions de travail influe sur les prestations, encore faut-il que le comportement individuel suive. Ce n'est pas le premier partenariat que cet hôpital entreprend avec des bailleurs de fonds pour réaménager un service. Au niveau de la chirurgie, et grâce à une coopération avec une association locale de bienfaisance, quatre blocs opératoires ont été entièrement rénovés pour un financement de 600.000 DH. Ce qui a fait réduire les délais d'attente à 10 jours pour les interventions chirurgicales, et a fait admettre 1.000 personnes de plus annuellement. C'est ce genre d'amélioration que recherche l'hôpital à travers la rénovation du service de maternité.


Mères célibataires

Pour les femmes célibataires souvent non accompagnées, il n'y a pas d'assistante sociale pour les accompagner dans ce service d'accouchement. Ces mamans en détresse, rejetées par leur propre famille, sont livrées à elles-mêmes. Elles ne sont pas non plus à l'abri des réseaux de ventes de bébés. La société civile n'est pas présente dans cette maternité, censée être une des plus grandes au Maroc. A Casablanca, une ONG comme Insaf a fait pourtant des merveilles. Elle a à son actif l'insertion des mères célibataires à condition qu'elles n'abandonnent pas leurs enfants. Si le commerce des bébés a diminué, il continue à moindres proportions de faire des ravages, que ce soit à Marrakech ou ailleurs. Des bébés rejetés par la maman et la famille sont repris par des réseau mafieux à des prix variant entre 1.000 et 1.500 DH (Cf leconomiste.com). Certes, la nouvelle moudawana accorde des droits aux mères célibataires, mais beaucoup d'entre elles pourtant, face aux lourdes conséquences sociales, préfèrent l'abandon des enfants. B. B.

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