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Politique

Maroc-Espagne: Le temps de la réconciliation?

Par L'Economiste | Edition N°:1657 Le 08/12/2003 | Partager

. Aznar arrive aujourd’hui au Maroc pour coprésider la commission mixte maroco-espagnole. Emigration, terrorisme, situation politique… l’ordre du jourSerait-ce une vraie éclaircie dans le ciel des relations maroco-espagnoles ou, encore une fois, le calme qui précède la tempête? L’arrivée de José Maria Aznar au Maroc aujourd’hui lundi 8 décembre pour coprésider avec son homologue marocain les travaux de la Haute-commission mixte (du 8 au 9 décembre) semble augurer d’un nouveau départ. L’inconstance des positions du chef du gouvernement espagnol vis-à-vis du Maroc laisse toutefois sceptique.La crise avait commencé avec la décision du Maroc de ne pas reconduire l’accord de pêche avec l’UE. Un accord dont bénéficiait essentiellement une flotte de pêche espagnole assez importante. Malgré tous les arguments avancés par le Maroc, notamment l’épuisement de ses ressources halieutiques, l’Espagne avait mal réagi. Le lobby de pêche espagnol était tel qu’Aznar avait menacé en effet le Maroc de “s’attendre à des représailles”. La tension a atteint son paroxysme en juin de l’année dernière avec la crise de l’îlot Leïla. Il fallait attendre la catastrophe du navire “Le Prestige” qui a mis à rude épreuve les pêcheries de la Galicie. En leur permettant de pêcher dans les eaux territoriales, le Souverain a réduit à néant toutes les animosités espagnoles à l’égard du Maroc. Ce geste de générosité a montré à l’opinion publique espagnole la bonne foi du Maroc et par là même a permis de réchauffer un peu les relations bilatérales. La dernière décision de SM le Roi de créer une direction pour l’émigration et la surveillance des frontières et un observatoire de la migration, en sus de la création d’une commission mixte permanente de coopération entre les ministères de l’Intérieur des deux pays le 8 novembre dernier, sont encore des actions tendant à mettre les relations bilatérales sur les bons rails. L’expérience a montré toutefois qu’une embellie dans les relations entre les deux voisins est souvent provisoire. Pourtant, les deux pays ont tout à gagner dans le renforcement de leur coopération. Mais la pérennité des relations doit se baser sur une assise plus solide. Le retrait de l’Espagne des présides occupés serait ce gage de bonne volonté de la part de l’Espagne. De même que les coups bas lancés de temps à autre par la diplomatie espagnole contre l’intégrité marocaine concernant le Sahara marocain sont loin d’instaurer ce climat de confiance nécessaire pour la prospérité des relations entre les deux pays. L’exemple des dernières déclarations du chef du gouvernement espagnol, José-Maria Aznar qui a dit lors d’une visite en Algérie que le “Plan Baker n’est pas encore mort” est édifiant. Des déclarations qui sont en contradiction par rapport à ce qu’il a dit quelques jours auparavant. Mais il semble que la diplomatie espagnole a ses propres raisons que la raison ne connaît pas. En tout cas, une nouvelle conception plus ouverte et plus conciliante des relations entre les deux rives devrait voir le jour.


Ordre du jour

La situation politique dans la région, l’émigration clandestine et la lutte contre le terrorisme figurent parmi les sujets qui seront examinés lors de la visite aujourd’hui et demain du Premier ministre espagnol. Aznar sera accompagné de 8 ministres dont Anna Palacio, chef de la diplomatie, José-Maria Michavilla, ministre de la Justice et Angel Acebes Paniagua, ministre de l’Intérieur. La délégation comprend également une soixantaine de hauts fonctionnaires. Aujourd’hui à 18h, Aznar aura un tête-à-tête avec Driss Jettou. Il sera après son invité pour un dîner officiel au Palais Al Bahia. Les réunions sectorielles démarreront aujourd’hui. Les accords seront signés demain mardi. Juste après, Aznar devra donner une conférence de presse à l’Hôtel Mamounia. Le programme officiel n’indique pas s’il sera reçu ou non par SM le Roi.Noureddine FASSI

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