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Politique

Sommet 5+5
UMA: Le Maroc favorable au «dialogue»

Par L'Economiste | Edition N°:1657 Le 08/12/2003 | Partager

. Pour le Royaume, l’édification de l’Union est liée au «règlement pacifique négocié» de la question du Sahara. A l’issue des travaux, la «déclaration de Tunis» adoptéeLe Sommet 5+5 a atteint son objectif qui est «de se mettre d’accord sur un certain nombre d’approches et de décisions pour renforcer la coopération Nord-Sud de la Méditerranée», a déclaré Mohamed Benaïssa, ministre des Affaires étrangères, à l’issue de ce grand rendez-vous, qui s’est tenu les 5 et 6 décembre à Tunis. Cette rencontre informelle, qui vise à favoriser un dialogue entre les pays des deux rives de la Méditerranée, a réuni dix chefs d’Etat autour de thèmes d’actualité: les pressions migratoires, le terrorisme, les droits de l’homme…C’était également une occasion pour aplanir les différends entre pays, favoriser une zone de paix et de coopération et relancer le débat sur la consolidation de l’UMA. Il en est de même pour la relance du projet de rapprochement euroméditerranéen, dessiné il y a huit ans sous le nom de Processus de Barcelone. Car l’Europe et le Maghreb ont aussi en commun des soucis, dont il a été question au Sommet, notamment la question de l’émigration clandestine. A l’issue des travaux, les pays ont adopté la “déclaration de Tunis”. Elle porte entre autres sur la condamnation du terrorisme, le renforcement de la coopération sécuritaire et le respect de l’intégrité territoriale des Etats. Dans son ensemble, cette rencontre a été porteuse d’espoirs et d’enjeux tant à l’échelle régionale et méditerranéenne que sur le plan Maghreb-Europe et mondial. Car elle a permis de débattre de l’action régionale concertée et des dialogue et partenariat euroméditerranéens. L’un des aspects essentiels de cette grand-messe aura été l’appel à l’intégration maghrébine et la relance de l’UMA. Côté Maghreb, concrètement, de gros espoirs étaient fondés dans la contribution du Sommet au règlement des questions sécuritaires au niveau des frontières entre le Maroc et l’Algérie. En fait, de nombreuses situations complexes restent à résoudre. A l’ouverture du Sommet, le Président français avait lancé un appel solennel aux pays maghrébins pour qu’ils lèvent les obstacles à leur rapprochement. Sur ce point, SM le Roi Mohammed VI a souligné, lors de son discours, que pour «gagner le pari de l’édification de l’UMA, il est impératif de dépasser les obstacles qui se dressent devant cet objectif à travers un règlement pacifique négocié, consensuel et définitif du conflit artificiel créé autour de l’intégrité territoriale du Maroc». Dans une déclaration à la presse, Mohamed Benaïssa a réitéré qu’aucune solution au conflit du Sahara ne peut se concevoir sans un dialogue entre l’Algérie et le Maroc. Pour le ministre, ce conflit est en réalité «d’ordre géopolitique avec un pays frère et voisin qui partage avec nous le même passé et le même avenir». Selon Benaïssa, lors du Sommet qui avait réuni SM le Roi et le président Bouteflika à New York le 23 septembre dernier, il a été convenu de créer une cellule de réflexion sur les questions sécuritaires entre les deux pays. «Nous sommes d’accord pour entreprendre un certain nombre d’actions et je crois que les responsables des deux pays vont se réunir bientôt pour entamer un processus dans le domaine de la sécurité de la région».Au sujet du dossier du Sahara, le Président Jacques Chirac a estimé qu’«aucune solution ne peut être imposée de l’extérieur». Selon lui, le règlement du contentieux est souhaitable et exige une solution consensuelle basée sur le débat et la concertation entre les deux parties. Quant à la question maghrébine, Benaïssa a déclaré que cette intégration n’est pas «du sur-mesure qui se fait du jour au lendemain. Il faut préparer les conditions nécessaires à sa réalisation et à sa réussite». Synthèse L’Economiste

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