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Economie

Marché des capitaux
Bourse: Le grand retour des particuliers
Entretien avec Amine Benabdeslam, président du directoire de la SBVC

Par L'Economiste | Edition N°:2262 Le 25/04/2006 | Partager

. Depuis 1999, ils avaient déserté la place. Fortes prospections des investisseurs étrangers . Le marché à terme attend sa réglementation- L’Economiste: Comment se porte la société gestionnaire à fin 2005? - Amine Benabdeslam: Nos résultats ont positivement crû en 2005. Le produit d’exploitation est de l’ordre de 84 millions de DH, en nette progression par rapport à 2004. Le résultat net a gagné 55% à 30 millions de DH. Cette performance est le fruit de la progression des volumes qui ont boosté les commissions sur la négociation. Celles-ci représentent 95% du chiffre d’affaires de la Bourse. Sans oublier les introductions qui ont généré des commissions non négligeables. Bref, la croissance des résultats est directement liée à l’amélioration de la dynamique commerciale. - Comment interprétez-vous la croissance hors pair du marché. N’y a-t-il pas un risque de bulle qui peut exploser comme en 1999?- Notre analyse est sereine par rapport à la progression du marché. D’abord, parce que le contexte actuel n’est pas le même qu’en 98-99. Les fondamentaux du marché sont plus solides. De plus, cette croissance n’est pas artificielle. Elle est fortement soutenue par les résultats des sociétés cotées qui ont affiché une progression moyenne de 26%. Bien entendu, compte tenu de la forte progression du marché (40%), je n’exclus pas la probabilité d’une correction technique. Mais celle-ci n’affecterait en rien le comportement du marché. Bien malin celui qui peut annoncer la date précise de cette correction. Pour autant, tant que le marché n’est pas surévalué de manière outrancière et tant que les fondamentaux sont fiables, il n’y a pas de raisons majeures de craindre de fortes baisses. C’est l’investisseur qui décide du timing et de l’ampleur de la correction, si correction il doit y avoir. Certes, le marché est légèrement survalorisé avec un Price earning ratio aux alentours de 21, 22. Mais nous restons loin des bourses du Golfe, par exemple, où le PER s’élève à 35, voire 40. Nous sommes, en tout cas, rassurés dans la mesure où les investisseurs ont une image beaucoup plus positive de la Bourse de Casablanca. Ils sont revenus en masse au cours du premier trimestre 2006. Ils soutiennent le marché et lui confèrent plus de crédibilité. La proportion des investisseurs étrangers, notamment arabes, reste relativement infime et n’explique pas du tout cette ascension. Elle se traduit essentiellement par le retour du particulier après des années de méfiance. De plus, les OPCVM ont investi massivement en actions et les institutionnels se sont repositionnés sur le marché de manière plus dynamique. Par ailleurs, la croissance n’est pas concentrée sur des valeurs précises. Le marché traite quotidiennement plus de 35 valeurs sur le compartiment central. Les opérations de blocs sont relativement rares depuis le début de l’exercice. - Plusieurs entreprises ont exprimé leur volonté de s’introduire en Bourse, qu’en est-il de cette vague? - Les investisseurs manifestent une forte demande de papier, en particulier ces deux dernières années. Cela s’est matérialisé en 2003 et 2004 par des taux de souscription variant entre 7 et 24 fois l’offre sur les différentes introductions. En gros, nous avons à ce jour une dizaine d’entreprises qui affichent des prétentions sérieuses pour rejoindre le club des sociétés cotées. Plusieurs d’entre elles sont arrivées à des phases très avancées du processus d’introduction.- Quels sont les effets de la réintroduction de la taxe sur les plus-values de cession des valeurs mobilières sur le marché et de la levée imminente de l’exonération de l’IS pour les entreprises nouvellement introduites?- Le marché accepte de payer ce retour de la taxation 10% tant que les rendements sont satisfaisants. D’autant plus que cette taxe reste compétitive par rapport à d’autres modes de placement. Il faudrait donc restituer les choses dans leur contexte. Je ne pense pas que le versement de 10% des gains à l’Etat cause un problème à l’investisseur. Pour preuve, la taxe n’a pas handicapé les transactions au cours du premier trimestre contrairement aux appréhensions de certains opérateurs. Par ailleurs, nous sensibilisons la direction générale des Impôts pour reconduire l’exonération de l’IS à partir de 2007 avec une périodicité à définir. Cela dit, les incitations fiscales ne sont pas la seule motivation pour rejoindre la cote. Les entreprises cotables raisonnent surtout par rapport à la notoriété que leur rapporte la Bourse et la mise à niveau de leur gouvernance. - Où en est le lancement du marché à terme?- Il y a une très forte attente des investisseurs, dans la mesure où c’est un instrument de couverture extraordinaire contre le risque des taux. Nous commencerons certainement par un produit de taux avec comme gisement les bons du Trésor. Les opérateurs de la place sont d’ailleurs nos alliés pour faire aboutir le projet le plus rapidement possible. Reste à s’assurer que le lancement des produits dérivés au Maroc se fasse selon les standards internationaux. Sur le plan réglementaire, le chantier avance très bien et le système devrait être opérationnel d’ici le dernier trimestre 2006. La partie qui était du ressort de la société gestionnaire, à savoir la conception technique, la mise à niveau de la plateforme informatique, les règles de dénouement et de négociation, la mise en place de la compensation est définitivement achevée. Les projets de loi et de règlement général sont actuellement en phase de finalisation auprès du Conseil déontologique des valeurs mobilières et de la direction du Trésor.


Investisseurs étrangers

- Comment évolue la présence des investisseurs étrangers sur la place casablancaise?- Je ne dirai pas que les opérateurs étrangers sont passés en phase d’investissement sur la place casablancaise. Ils sont encore engagés dans une phase de recherche d’informations très active. Nous recevons régulièrement des délégations qui viennent essentiellement de Londres ou de New York. Ils interviennent pour leur propre compte ou bien sont mandatés par leurs clients. Des investisseurs font également le déplacement du Moyen-Orient. Nous n’avons pas d’instruments pour mesurer l’impact de ces prises de contact sur les investissements. Mais les sociétés de Bourse sont sollicitées au quotidien pour sonder les performances de la place. En tout cas, la Bourse de Casablanca a un potentiel important en comparaison avec les autres places de la zone Mena (Moyen-Orient et Afrique du Nord). Une chance à ne pas laisser passer.Propos recueillis par Nouaim SQALLI

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