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Pétrole: Pourquoi les prix flambent?

Par L'Economiste | Edition N°:2262 Le 25/04/2006 | Partager

. Les tensions géopolitiques, principale cause . Léger repli mais…BIEN que l’escalade des cours du pétrole se soit momentanément calmée, les prix continuaient hier lundi 24 avril de frôler leur record historique, soit la barre des 75 dollars. Et pour les analystes, cette hausse n’est pas prête de s’apaiser. Ils craignent même un baril à 100 dollars avant la fin de l’année. Une flambée qui inquiète l’économie mondiale. L’Opep, réunie lundi à Doha en marge du Forum international de l’énergie, est en quête du ton juste pour calmer cette fièvre pétrolifère, tandis que consommateurs et producteurs d’énergie continuent de dialoguer dans l’espoir de prévenir de futures crises. Les onze pays membres du cartel «feront ce qu’ils ont à faire» pour calmer le marché. Ils devraient notamment examiner une proposition koweïtienne de réactiver une mesure prise en septembre après l’ouragan Katrina aux Etats-Unis. Il s’agit de fournir au marché, s’il le demande, les 2 millions de barils par jour (mbj) supplémentaires qu’elle peut encore fournir. En d’autres termes, cela reviendrait à suspendre le plafond de production, actuellement fixé à 28 millions de barils par jour (hors Irak). Il n’est cependant pas certain qu’une telle mesure, si elle est acceptée, suffise à enrayer la spirale des cours qui, de l’avis général, n’ont rien à voir avec l’approvisionnement physique du marché, car celui-ci regorge de brut. Mais brut lourd, difficile à raffiner en raison de l’inadéquation des infrastructures pétrolières existantes. Du côté saoudien, les autorités martèlent que c’est le marché qui détermine le prix et qu’il ne s’agit pas d’un problème d’approvisionnement, alors que les Etats-Unis soutiennent le contraire. Ils encouragent fortement, pour ne pas dire exhortent, les pays producteurs à assurer un bon approvisionnement des marchés. Et de façon plus générale à assurer une plus grande sécurité sur les sites pétroliers dans le monde. En revanche, tous les responsables s’accordent à dire que bien qu’aucune pénurie n’ait été ressentie, les cours du brut sont à la fois trop élevés et trop volatils, et cette constante incertitude est nuisible aux producteurs comme aux consommateurs. Mais le consensus s’arrête là. L’Iran et les Etats-Unis, en plein bras de fer autour du dossier nucléaire iranien, se renvoient ainsi mutuellement la responsabilité des inquiétudes géopolitiques qui perturbent les marchés pétroliers et renchérissent les cours. Et pour le moyen et long termes, consommateurs et producteurs se réclament mutuellement davantage d’investissements et l’établissement d’une «feuille de route». Chaque camp exige davantage de sécurité, les premiers pour préserver leurs économies des ravages de cours trop élevés et les seconds pour s’assurer que les lourds investissements qu’ils devront consentir pour accroître leur production seront rentabilisés. Quoiqu’il en soit, les tensions créées par plusieurs années de sous-investissement risquent de perdurer plusieurs années, prévient le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie, Claude Mandil. Selon lui, le marché va continuer d’être caractérisé par l’incertitude sur cette période. La forte chute des stocks d’essence annoncée le 19 avril dernier aux Etats-Unis a donné un nouveau coup de fouet aux cours. Le marché montre en outre des signes de nervosité à l’approche de la saison des ouragans.


Les raisons de la colère

. La géopolitique Il s’agit du principal facteur de tension actuel et le marché réagit à chaque nouvelle en provenance des deux fronts principaux, l’Iran et le Nigeria, gros producteurs. Les opérateurs redoutent une interruption durable de l’approvisionnement en cas de sanctions internationales ou de blocage du détroit stratégique d’Ormuz dans le cas iranien. Au Nigeria, la situation très tendue a fait baisser les exportations pétrolières de plus de 20% depuis le début de l’année. A cela s’ajoutent les autres foyers de tension comme l’Irak et la permanence de la menace terroriste dans certains pays producteurs du Golfe. Venezuela, Tchad, Russie, sont également dans une situation jugée «inconfortable». . Le manque de capacités de production La plupart des pays producteurs pompent à plein régime et seule l’Arabie saoudite dispose réellement de capacités de production non utilisées, mais il s’agit de pétrole lourd, difficile à raffiner. Les difficultés rencontrées ces dernières années ont toutefois conduit à une prise de conscience tant des producteurs, qui accroissent peu à peu leurs investissements, que des consommateurs, qui ont renfloué leurs stocks. . Le manque de capacités de raffinage Les ravages des cyclones de l’été dernier aux USA ont achevé de démontrer les faiblesses de cette industrie. Aucune raffinerie n’a été construite en Europe ni aux Etats-Unis depuis 30 ans et celles qui existent ont souvent besoin d’être rénovées. Pire, beaucoup sont inadaptées au brut lourd, le seul que peuvent ajouter les pays producteurs à leur offre actuelle. Le manque de produits raffinés contribue à alimenter la hausse des cours du brut. Aux Etats-Unis, ce facteur est encore aggravé par l’entrée en vigueur de nouvelles normes environnementales: les pétroliers américains redoutent de manquer d’éthanol, nouvel additif de l’essence, alors que doit démarrer prochainement la saison des départs en vacances en voiture.Synthèse L’Economiste

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