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    Economie

    Marché des capitaux : Le déficit de réglementation décourage les investisseurs

    Par L'Economiste | Edition N°:152 Le 03/11/1994 | Partager

    Le financement demeure un des problèmes prioritaires pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord. Les marchés des capitaux de la région montrent des limites quant à l'attraction des ressources financières locales et étrangères. Une restructuration est souhaitée pour répondre aux besoins de la croissance.

    Les pays du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord n'ont pas encore un marché de capitaux en mesure de prendre en charge leurs importants besoins de financements en infrastructures. Trop de banques spécialisées, des bourses peu liquides, une réglementation défaillante, telles sont quelques-unes des tares de ce secteur. Vu son rôle vital pour le soutien au développement de la région, il ne doit cependant pas être à la traîne. Il nécessite une profonde restructuration de manière à attirer les capitaux étrangers. C'est ce qui ressort de la session sur le marché des capitaux organisée le 31 octobre dernier.

    Les experts présents à cette réunion sont quasiment unanimes quant aux mesures à prendre pour revitaliser le secteur financier. La mise en place d'un marché secondaire ouvert se révèle comme une des principales priorités. La majorité des intervenants le considèrent comme un compartiment essentiel du marché des capitaux. Sur le marché secondaire sont négociés les titres de créances (certificats de dépôt, bons du trésor, billets de trésorerie. bons des institutions et sociétés financières) émis par différents opérateurs dont les banques, le Trésor et les entreprises. L'absence de ces instruments de placement ou de dettes à court terme est considérée par les experts financiers comme une entrave à l'attraction des capitaux étrangers. Ils permettent en effet à un investisseur d'aller du court au long terme sans sortir d'un marché.

    De l'avis des intervenants, le développement du marché des capitaux repose aussi sur la stabilité politique et la sécurité des investissements. Ce second volet est lié à deux préoccupations principales.

    La première porte sur la transparence. Il est souligné dans ce domaine que les investisseurs ont besoin d'une information financière complète et fiable. Ce qui suppose la mise en place d'un système comptable adapté.

    La seconde a trait à la réglementation. De l'avis des experts, cet aspect est déficient dans la plupart des pays de la région. De l'avis de M. Fawzi Al-Sultan, président du Fonds International pour le Développement Agricole basé à Rome, les marchés souffrent effectivement d'une véritable absence de réglementation. Il ajoute que l'intervention des Etats est aussi de nature à créer de multiples difficultés aux investisseurs privés. M.AI-Sultan estime à cet effet "qu'un environnement libéral est en mesure d 'attirer les fonds étrangers dans la région, mais la priorité devrait être accordée à l'épargne locale". Suivant la logique libérale, les participants estiment que tous les pays doivent ouvrir leur marché à tous les investisseurs. En ce sens, M. Nemir Kirdar, président-directeur général de Investcorp à Bahreïn, à précise qu'il est "impératif de mettre en place un système financier très large capable de répondre aux aspirations de la région "

    Dans cette perspective, M. Ron Lubash, président-directeur général de Lehman Brothers, rappelle que les barrières politiques doivent être enlevées, le transfert des capitaux libéré et les procédures administratives allégées. De plus, l'accès facile à l'information doit être garanti. Cependant, de l'avis de quelques délégués, la restructuration doit être menée de façon graduelle pour ne pas perturber l'existant. Selon M. George

    Mallinckrodt, président de Schrodrers de Grande-Bretagne, les ressources financières existent dans la région, un avis partagé notamment par plusieurs hommes politiques qui militent pour le retour des avoirs dans la région.

    Par ailleurs, il est noté que le développement du secteur bancaire local est fondamental. "Il a besoin d'être redynamisé", souligne M. Kirdar, qui déplore la prolifération des banques spécialisées dans la région.

    Interrogé sur les capitaux erratiques, M. William Ryrie, président-directeur général de Barrings, insiste sur le fait qu'il n'existe pas de recette magique à ce problème. Il s'agit tout simplement d'avoir une économie solide en mesure de retenir les capitaux ou de prendre des mesures adéquates pour les attirer. Pour cause, les investisseurs sont toujours à la recherche d'une bonne rentabilité.

    Evoquant la question de la Banque de Développement, M. Lubash met en garde contre les erreurs de la BERD (Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement) Il suggère une organisation modeste non dominée par les politiques. C'est en quelque sorte une référence directe aux divergences aiguës survenues lors de la Présidence de Jacques Attali.

    A.D.N.

    Accord de partenariat maroco-israélien pour l'exploitation des schistes bitumineux

    L'ONE (Office National d'Electricité) remet en actualité l'exploitation des schistes bitumineux de la région de Tarfaya.

    En effet, une délégation marocaine qui a visité l'usine de démonstration de Pama en Israël a pu constater que l'utilisation de chaudières à lit fluidisé pour la combustion de schistes bitumineux à une échelle industrielle (12 Mw de puissance) donne de bonnes performances de fiabilité et de process.

    Déjà, en 1978, I'ONE s'était intéressé aux projets d'utilisation des schistes bitumineux en auto-combustion pour alimenter les centrales à vapeur. Mais la technologie de l'époque (chaudières à combustible pulvérisé), les coûts d'investissements et les coûts de production avaient conduit à la non-rentabilité d'un projet de centrale thermique.

    Aujourd'hui, I'ONE lance une nouvelle étude de faisabilité pour l'utilisation des schistes bitumineux de la région de Tarfaya. Cette étude sera conduite en partenariat avec l'entreprise israélienne Pama. Les essais de consommation de ces schistes seront réalisés dans l'unité de démonstration de Rotem en Israël afin d'analyser leur comportement à l'échelle industrielle.

    L'ONE a déjà acquis le permis de recherche de l'ONAREP. L'exploitation minière sera réalisée par une société minière privée, pour l'étude du projet et la préparation mécanique des schistes bitumineux. Les financements pour la construction de la centrale seront recherchés du côté des pays arabes. Le coût estimatif est de 1,5 million de DH pour la centrale.

    Il n'est pas encore défini si la centrale sera exploitée par des privés ou par l'ONE. Mais déjà l'Office tentera de trouver des solutions pour élever la puissance de la centrale de 12 à 75 MW.

    Cette centrale sera accompagnée de deux lignes de distribution électriques de Tantan à El Ayoun. Une ligne sera étendue sur 120km et sera à moyenne tension. Une deuxième ligne sur 1 70km à haute tension raccordera la centrale au réseau national.

    L.T.

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