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Politique

Mandari, fin d'un «escroc à la politique»

Par L'Economiste | Edition N°:1833 Le 16/08/2004 | Partager

. Il a été assassiné d'une balle dans la tête . Un escroc audacieux et récidiviste. Le Maroc «demande des renseignements»Comme il y a des escrocs à l'assurance, l'histoire retiendra peut-être de Hicham Mandari, qu'il était une sorte «d'escroc à la politique».Il a été retrouvé mort d'une balle dans la tête, dans la nuit du 3 au 4 août à l'intérieur d'une voiture dans un parking à Fuengirola, précise la même source. Sa mort n'a été rendue publique par la police espagnole que dix jours plus tard, vendredi dernier. Apparemment, c'est l'identification qui aurait pris du temps car le mort avait des faux papiers. L'annonce faite, le consul général du Maroc à Algésiras «est entré en contact avec les autorités espagnoles pour suivre l'enquête en cours sur les circonstances» de ce décès. Les premiers éléments de l'enquête privilégient un règlement de comptes entre cercles mafieux, en raison des affaires douteuses de Mandari. Mais même si les «services» marocains ne sont pour rien dans cette affaire, ce sont eux qui seront désignés par l'opinion publique marocaine comme les responsables. Hicham Mandari a joué de sa ressemblance avec Moulay Hicham, le remuant cousin du Souverain, pour se dire membre de la Famille royale et pour arguer de protections, notamment dans une affaire de chèques volés ou falsifiés. Cette affaire l'avait révélé au public marocain, parce que ces documents venaient, semble-t-il, du Palais. Mais ce n'est pas son principal coup d'éclat : il venait d'être inculpé récemment en France dans une affaire de trafic de faux dinars de Bahreïn portant sur quelque 350 millions d'euros (environ 3,5 milliards de DH). Hicham Mandari a été retrouvé en possession d'une partie de cette somme. A l'automne dernier, il a été interpellé, en septembre 2003, par la police française alors qu'il tentait, selon la justice, d'extorquer la bagatelle de 5 millions d'euros à Othman Benjelloun. Pendant toutes ces années, les autorités marocaines ont demandé officiellement à maintes reprises à leurs homologues français de l'extrader. Cela en fait pour le juger publiquement pour diffamation et escroquerie. La justice française le poursuivait pour escroquerie, faux et usage de faux, association de malfaiteurs et usurpation d'identité. Il avait été extradé des Etats-Unis vers la France en 2002, était, à part ses épisodes de garde à vue ou de détention provisoire, en liberté provisoire en attente de son procès. Tout dernièrement, à Bordeaux en mars dernier, il avait récidivé en affirmant à des gendarmes français, qu'il était un membre de la famille royale marocaine et qu'il se rendait à Malaga. Il avait alors été placé en détention avant d'être remis en liberté par décision d'un juge parisien. Depuis quelques années déjà, la presse internationale, notamment française, s'attendait à un épilogue du genre de celui du parking espagnol, d'autant plus qu'il avait déjà été victime à deux reprises, en novembre 2002 et en avril 2004, de tentatives d'assassinat par armes à feu.B.E.Y

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