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Malgré la récession mondiale, Royal Air Maroc confirme son programme d'équipement

Par L'Economiste | Edition N°:63 Le 21/01/1993 | Partager

Portant sur 1 milliard de Dollars, le marché RAM-Boeing est confirmé, malgré la récession qui touche l'aéronautique mondiale.

Le Président Directeur Général de la RAM. M. Mohamed Mekouar, et le Président de Boeing Company, M. Philip Condit viennent de signer sous la présidence du ministre des Transports, M. Rachidi El Ghazouani, un avenant portant sur la livraison d'avions moyens courrier B.737, pour la période 1995-1999. Ceci pour donner suite à une commande relative à 20 avions, ferme pour 10 et en option pour les 10 autres, passée le 20 Décembre 1988. Le montant global de l'investissement s'élève à 525 millions de Dirhams. Ce nouvel accord consiste à convertir 6 des 10 avions en option, en commande ferme, et à prendre option sur deux autres additionnels. Ces 22 avions sont destinés à renforcer la flotte moyen courrier. Eximbank, organisme américain, a donné sa garantie pour le financement des deux avions livrables en 1993 et pour les 6 objets de l'avenant, livrables en 95 et 96. Cette garantie ne nécessite pas la caution de l'Etat marocain. Elle est donnée aux vues de la gestion et des résultats de la compagnies, qui peut ainsi accéder aux marchés financiers américains. Des banques commerciales ou des investisseurs institutionnels américains (en l'occurrence la plus grande mutuelle d'assurance-vie) financent alors des crédits ordinaires ou du leasing. Les taux obtenus varient entre 7,1 et 7,3%. La compagnie s'autofinance à hauteur de 15%.

La compagnie aérienne nationale confirme son engagement dans son programme d'équipement au moment où la quasi-totalité des compagnies aériennes se heurtent à des difficultés financières. L'ensemble des compagnie aériennes ont réalisé cette année une perte de 9 milliards de Dollars. Laquelle dépasse la somme des gains obtenus au cours de toutes leurs années d'existence. La compagnie Boeing, elle même, témoigne d'une mauvaise situation financière. Elle a taillé, au titre de 1992, 7% de ses effectifs et continuera, probablement, cette opération de dégraissage en 1993. Le président de Boeing ne manque pas de signaler que la chute affecte l'aéronautique civile et surtout militaire, victime du nouvel ordre international.

La RAM serait ainsi l'une des rares compagnies dans le monde à réaliser des bénéfices avec British Airways, Singapore Airways et quelques miraculés de la récession.

L'avenant signé révèle que la compagnie marocaine a confiance dans ses marchés. Si ces commandes sont beaucoup trop limitées pour redresser Boeing, elle pousse la firme de Seattle à plus de vigilance sur la fiabilité. Un avion qui s'arrête cause plus de perturbation dans une flotte de 30 appareils que dans une flotte de 300.

La compagnie marocaine exprime aussi sa confiance dans le constructeur en commandant des avions 737 supplémentaires. Lesquels constituent désormais le modèle le plus vendu dans le monde . Elle entend poursuivre son programme de modernisation et d'extension de sa flotte moyen courrier, qui comportera cette année 9 appareils de "nouvelle génération" B. 737. Royal Air Maroc a obtenu quelques réductions, se trouvant du fait de la crise généralisée en position de force, en tant qu'acheteur. Il s'agit de profiter des conditions actuelles pour être mieux outillé plus tard.

"C'est dans les périodes de crise qu'il faut investir, car elles sont les plus opportunes. La période est un élément essentiel de l'investissement”

Le président de Boeing reconnaîtra que les dirigeants de la RAM sont d'habiles négociateurs, intégrant toutes les données de l'environnement de l'opération. Par ailleurs, la RAM développe au sol ses moyens de support technique et d'entretien de la nouvelle flotte.

Elle construit un banc d'essai moteur à Nouasseur et acquiert un simulateur B-737 pour son centre de formation. La multiplication d'appareils de même type a permis l'amortissement dé ces investissements, la standardisation des procédures. La RAM compte, pat le bais de ces investissements, s'imposer davantage sur le marché mondial. Il est question pour le Maroc de devenir plus agressif sur son "marché naturel: l'Europe". En effet, l'ouverture du marché unique européen n'est pas une menace. Elle constitue une "opportunité historique", souligne le ministre des Transports. Le Maroc se considère comme un relais susceptible d'intensifier l'exploitation de ses avantages comparatifs. La RAM se doit d'entreprendre de grandes innovations dans un "monde en folie” en vue d'améliorer sa productivité. Elle commence par améliorer la qualité de ses produits fret et voyageurs, et entend procéder à des réductions tarifaires, à destination de l'Arabie Saoudite notamment et au sein même du Maroc.

Elle compte développer le marché de "Charter" et établir plus de confort dans les cabines.

Faïza KADIRI

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