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Economie

Maisons familiales rurales
L’école de la deuxième chance

Par L'Economiste | Edition N°:2406 Le 22/11/2006 | Partager

. L’idée est d’apprendre aux jeunes un métier agricole . La formation est étalée sur trois ansAPRÈS les adultes, le programme d’éducation non formelle s’étend aux jeunes en milieu rural. Ces jeunes déscolarisés auront une opportunité pour apprendre un métier agricole dans les Maisons familiales rurales (MFR). Basée sur la formation par alternance, la nouvelle démarche consiste à leur assurer une insertion socioprofessionnelle dans leur milieu. C’est dans ce cadre qu’une convention de partenariat a été signée entre le secrétariat d’Etat chargée de l’Alphabétisation et l’Union nationale des associations des Maisons familiales rurales (MFR) vendredi dernier.Ainsi, le département d’Anis Birou débloquera une subvention de 625.000 DH pour cette année. Cela pour permettre aux associations de prendre en charge une partie des dépenses de fonctionnement de ces écoles.Au Maroc, l’expérience MFR «Istidrak» est très récente. La première école a été créée en 1999 dans la région de Salé. Aujourd’hui, 10 écoles sont déjà opérationnelles, dans dix communes, au profit de 300 jeunes bénéficiant d’une prise en charge totale y compris l’hébergement. A l’horizon 2015, les associations visent la création de 38 établissements d’une capacité de 5.530 places. Dans ces écoles, le programme de formation est étalé sur trois ans. Une première année de mise à niveau qui consiste à les réconcilier avec l’école. La professionnalisation par l’apprentissage et la pratique fait l’objet du programme de la deuxième année. La dernière année sera consacrée uniquement à l’encadrement des jeunes dans le montage de leurs projets professionnels. «Pour cela, les projets retenus dépendent de la spécificité et des potentialités agricoles de chaque région», a précisé Mohamed Mostaghfir, président de l’Union des associations des MFR. Il rappelle les expériences déjà initiées dans le domaine de l’élevage: les vaches laitières dans le Souss et les chèvres dans Boujdaine (région de Larache). Pour lui, ces écoles doivent contribuer également à former une main-d’œuvre qualifiée permettant d’assurer la relève dans la campagne. 75% des fermiers ont un âge qui dépasse 55 ans. «Un ouvrier agricole qualifié est devenu aussi une nécessité pour la modernisation du secteur agricole afin de lui permettre de faire face aux défis de l’ouverture de l’économie», ajoute-t-il. Le développement de ces niches aura certainement des retombées positives sur l’ensemble de la population rurale. Rappelons que la première MFR a été créée en 1940 à Nancy. Aujourd’hui, il y en a 340 à travers toute la France.


Formation pratique

LES MFR est une initiative d’ONG qui vise à assurer une insertion socioprofessionnelle des jeunes ayant entre 13 et 16 ans. La formation dispensée dans ces écoles accorde de l’importance au volet professionnel par le biais de l’apprentissage. Ainsi, des stages pratiques dans les fermes permettent aux jeunes d’apprendre les différents métiers agricoles dont la région a besoin. L’avantage de ces écoles est de garantir une formation, en communauté, à ces jeunes qui restent proches de leurs familles.Nour Eddine EL AISSI

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