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L'urgence d'une stratégie logicielle

Par L'Economiste | Edition N°:66 Le 11/02/1993 | Partager

L'hétérogénéité exige surtout une parfaite cohérence
La question centrale d'une stratégie logicielle est "comment développer de nouvelles applications en intégrant des technologies traitement coopératif, dialogue entre applications interfaces homme/machine, intelligence artificielle qui en sont à des degrés différents de maturité, tout cela en tenant compte d'un historique souvent pesant?"
Une amorce de solution est une approche minimale permettant d'intégrer progressivement les technologies émergentes: "il faut pratiquer une programmation structurée en séparant les logiques de traitement, d'accès aux données et d'accès à l'utilisateur".
"Cherchant à formaliser la démarche, nous suggérons une méthode qui se compose en trois temps: définition d'une infrastructure logicielle", sélection de standards auxquels les éléments de l'infrastructure logicielle devront se conformer, et enfin, mise en place d'une politique d'acquisition et de développement des logiciels compatibles avec l'infrastructure et les standards. Une entreprise peut construire son information autour de plusieurs infrastructures logicielles, mais leur nombre doit être minimisé. La mise en place d'une nouvelle infrastructure n'est viable que si elle supporte des applications isolées ou si elle peut communiquer aisément avec ses homologues. La micro-informatique s'intégrera, tout naturellement, au système d'information en suivant ce modèle. Rejoignant cette vision de l'hétérogénéité, nous estimons que rien n'empêche une entreprise de gérer sa comptabilité sur Bull et ses stocks sur IBM. Il lui faut par contre être cohérente lorsqu'elle possède dix usines dont les sites reproduisent les mêmes applications. A moins qu'il ne s'agisse de systèmes transactionels devant communiquer en temps réel, il n'est pas nécessaire de se polariser sur le système d'exploitation, car on sait échanger aisément des fichiers entre environnements différents. La comptabilité entre différentes infrastructures et la cohésion des composants à l'intérieur d'une même infrastructure sont assurées par l'adoption de standards: ISO pour les réseaux (auxquels collent de plus en plus les réseaux propriétaires) et SQL pour la communication entre bases de données. Le volet interface homme/ machine semble moins stable. La standarisation aurait pourtant déjà eu lieu: "Présentation Manager", "Macintosh", "Motif" ou "Open view" sont très proches les uns des autres. En matière de standards, le volet système d'exploitation est bien sûr constitué par Unix qui est en voie de stabilisation. Sa génération ne représente pas forcément l'iéal: d'abord parce qu'elle n'est pas réaliste, compte tenu du poids de l'existant, ensuite parce que les interfaces graphiques, SQL, et les réseaux, suffiront à résoudre tous les problèmes d'hétérogénéité. Il faut trouver un juste milieu entre une centralisation des définitions des infrastructures et une décentralisation des décisions d'acquisition ou de développement des logiciels. Ces décisions doivent être prises avec les utilisateurs. Elles tournent le plus souvent autour d'un choix entre applications spécifiques et progiciels. Les fonctionnalités supplémentaires offertes par les logiciels sur mesure ne justifient pas le surcoût par rapport à des progiciels qui n'intègrent que les fonctions essentielles.

Hassane SELAI

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